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G comme Gastronomie

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Crédit photo @restaurant.le.pily Cherbourg-en-Cotentin

Bonjour les Amis,

Le début du mois est arrivé à grands pas et m’a déjà doublée. Avec cette lettre G j’ai envie de vous parler d’alimentation aujourd’hui. Une alimentation fine, pas celle dont on se goinfre goulûment dans les grands « gueuletons ».

Non, je vous parlerai de gastronomie. Cet art culinaire si délicat tant revendiqué dans notre beau pays. Cet art de faire bonne chère, c’est-à-dire bon accueil autour d’un bon plat. Plutôt gourmande avisée ou fin gourmet, et curieuse sur le plan gustatif, la gastronomie est importante pour moi. Cependant, ne nous méprenons pas, elle ne concerne pas uniquement les mets très élaborés, la gastronomie se trouve également dans les produits simples et courants. Le gastronome saura s’appliquer à déguster un plat et ressentir des sensations dès sa mise en bouche. Voulez-vous que je vous raconte mes ressentis à l’idée de savourer et surtout partager un plat que j’imagine déjà délicieux ? Imaginez la scène au restaurant*…

Je suis assise, devant une jolie table élégamment dressée. Je suis curieuse de le découvrir, le voir, l’humer. Comment sera-t-il mis en scène ? Pourvu qu’il me surprenne et me ravisse. Pourvu qu’il me laisse un délicieux souvenir dont je me souviendrais encore le soir en me couchant. J’attends tranquillement qu’il arrive en sirotant un verre. Il sait se faire désirer. Puis tout à coup au loin, il arrive. Je le devine, je le sens, il est à moi. -Pour vous madame, bon appétit. -Merci beaucoup.

Il est là devant moi, il sent déjà divinement bon. J’ai hâte de le goûter. Mon mets. Il repose avec grâce au centre d’une assiette très fine. Le contenant est presque aussi important que le contenu. La présentation revêt également une importance toute particulière. Elle est digne d’un artiste, chaque ingrédient est mis en valeur. Même les couleurs sont très subtilement associées. Je me lance. Je déguste. Mon palais jubile. Je ne regrette rien. C’est un vrai plaisir. D’autant plus intense qu’il est éphémère, d’où la nécessité de se délecter de chaque bouchée avec délicatesse, douceur et patience. Se laisser aller. Quand les arômes exaltent, les papilles s’affolent.  C’est succulent. Pour peu que le tout soit associé à un grand cru au bouquet capiteux, le repas devient un véritable enchantement culinaire. Il faut être épicurien pour éprouver ces sensations. Je dois l’être… Mais pour cela, rien n’est meilleur que d’être accompagné pour un tel repas. La gastronomie implique le partage et apporte une certaine forme de complicité avec l’autre. A bon entendeur ! 

* J’ai imaginé la scène dans un restaurant étoilé de Cherbourg-en-Cotentin, Le Pily. Dirigé par un jeune couple très sympathique Lydie et Pierre Marion. Ce restaurant étoilé depuis quelques années, ne travaille que des produits frais de saison et propose une carte limitée et changeante chaque mois. Chaque fois, c’est une nouvelle découverte qui sublime le palais. A découvrir !

Bon appétit chers Amis

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F comme Frisson

 

frisson

Bonsoir les Amis,

La lettre F sera aujourd’hui dédiée au Frisson. Petit frisson ou grand frisson. Celui que j’ai ressenti en pensant à ce texte a fini de me convaincre que ce serait le bon mot.

Le frisson est une réaction corporelle incontrôlable qui peut avoir plusieurs causes. J’en ai recensé trois dont j’ai envie de vous parler :

Le froid. La frayeur. Le plaisir.

Celui déclenché par le froid, chacun d’entre nous l’a forcément déjà ressenti. Il est désagréable. Ce frisson s’installe souvent insidieusement dans la nuque, puis le dos, quant aux bras, ils voient leurs poils se hérisser comme si ces derniers voulaient s’échapper de ce corps transi. Ce frisson en devient presque douloureux et surtout il n’agit jamais seul. Nombreux et intenses, ces frissons donnent envie au corps de se recroqueviller en boule. Comme un hérisson que l’on toucherait.

Ceux causés par la frayeur sont extrêmement violents. Ils secouent le corps tout entier. L’ébranlent du sommet de la tête au bout des orteils. Ils donnent une sensation de sang glacé circulant dans les veines. Ils engendrent des tremblements nerveux et irrépressibles. Ils paralysent les membres et le cerveau. Ils anéantissent totalement quiconque les éprouve. Ils sont terribles et traumatisant.

Celui procuré par le plaisir parcourt généralement la colonne vertébrale pour remonter jusqu’au haut du crâne. J’en parle au singulier car il est singulier. Particulier. Unique. Il est voluptueux et apporte l’allégresse. Discret, il est vif, bref et éphémère. Il peut apparaître dans toutes sortes de situations selon les sensibilités de chacun. La musique peut déclencher cet effet. Un instrument, une note. Un riff de guitare de Dire Straits. Un solo de saxo. Une voix, une parole.  Kurt Cobain fredonnant trop près du micro The man who sold the world, Barbara chantant L’aigle noir. L’euphorie de la foule dans un concert qui balaie tout, nous emporte et nous enlève. Un mot, un texte, une plume, une lecture. Une image, une représentation, une photo, un film. Une oeuvre d’art peut toucher sans explication et faire frissonner. Une sensation forte. Un tour de manège. Ou encore un exploit sportif, que sais-je ?

Le meilleur est celui provoqué par un regard. Un sourire. Un cœur qui bat fort. L’amour. N’est-il pas le plus délicieux ce frisson qui nous saisit à la vue de l’être aimé ? Devant son sourire radieux quand il nous dévore de ses yeux pétillants et amoureux. A l’écoute de son rire ou ses mots tendres. Dans la chaleur de ses bras qui nous enlacent. Au contact de sa peau.

Je ne pourrai énumérer ici toutes les raisons de frissonner car il doit en exister autant que d’être humains.

Si ces mots, ces pensées, ont réussi à vous faire frissonner mon objectif est atteint. J’aurais réussi à vous toucher, vous émouvoir ou éveiller en vous des sensations. Pourvu qu’elles ne soient pas trop effrayantes !

Bonne soirée chers Amis.

 

 

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E comme Emotion

 

EMOTIONS OEIL BLEU

Bonjour les Amis,

Et si on parlait émotions aujourd’hui. Elles peuvent être nombreuses, de tout ordre et se manifester de différentes manières selon leurs origines.

Tandis que je suis en train de vous écrire avec un casque sur les oreilles pour m’isoler des bruits qui m’entourent, pour entrer dans ma bulle, la musique que j’écoute m’emporte. Mes doigts courent sur le clavier. Je n’entends même pas le cliquetis des touches. Je suis installée devant une fenêtre avec vue sur la mer. Il est très tôt. Il fait encore nuit. La musique s’empare de moi, la voix du chanteur aussi, et un sentiment de plénitude m’emplit et m’enveloppe. Je réfléchis aux émotions que je souhaite évoquer avec vous.

Les sources d’émotions peuvent être variées, plus ou moins fortes et avoir des conséquences diverses.

Une personne, une voix, une intonation, un regard, un sourire,  ou une situation particulière peuvent nous émouvoir tant de manière positive que négative. Ces éléments peuvent provoquer de la joie, du plaisir, de la confiance, de l’empathie ou alors de l’étonnement, de la colère, du chagrin, de la vigilance, même du dégoût.

Et aussi surprenant que ce soit, les émotions liées à une situation ou une personne peuvent être opposées et pour autant se manifester de la même manière. Alors comment notre cerveau reconnait-il donc une émotion positive ou négative ?

Par exemple si je prends la peur et l’état amoureux, les symptômes physiques ressentis peuvent être identiques. N’avez-vous jamais éprouvé un peur intense ou un amour fort pour quelqu’un. Si je vous écris par exemple :

« Elle entend ses pas dans le couloir. Des pas légers comme si il voulait la surprendre. Son cœur commence à battre la chamade. Ses jambes tremblantes faiblissent sous le poids de son corps. Des frissons l’emprisonnent. »

Cette description brève peut autant décrire l’une ou l’autre des émotions que sont peur et amour. Seul le cerveau est capable d’analyser de quelle émotion il s’agit.

Les émotions sont les marques d’un état d’esprit lié à un environnement. Souvent exprimées par une gorge nouée, des larmes dissimulées sous les paupière, un nez piquant, des battements de cœur intense, des tremblements, de la sueur, un cerveau paralysé, un cri de joie, de peur ou de rage, une forme de violence, une voix transformée, un rire…

L’essentiel est d’exprimer ses émotions. Alors pas de n’importe quelle manière, elles peuvent aussi être contrôlées et libérées au moment opportun. Toute émotion refoulée finit toujours par se cristalliser quelque part dans votre corps. Et dans les cas extrêmes entraîner des maladies. Les manifestations du corps étant le reflet de nos émotions.

Et cessons de vouloir les refouler, les cacher, d’avoir honte de les exprimer. Pourquoi ressentir de la gêne face aux larmes qui surgissent devant le premier pas de votre enfant ? Face à l’admiration que vous ressentez devant une oeuvre d’art ? Face à la gorge nouée en apprenant une mauvaise nouvelle ? Face au rire qui menace d’éclater dans une situation impromptue ? Face aux frissons qui traversent votre colonne vertébrale lors d’un concert ? Face au ressenti à la lecture d’un beau texte ? Arrêtons de laisser tomber les lunettes de soleil sur le nez, de lever les yeux le plus haut possible, de tousser. Laissons couler nos larmes quand le barrage des paupières lâche, offrons un sourire éclatant quand nous sommes heureux et crions quand nous sommes en colère. Libérons nos émotions, ça fait un bien fou ! Vivre ses émotions c’est savoir Être.

Entre temps les heures passent et je vois le jour se lever. Le ciel s’éclaircit. Le rivage se dessine sous mes yeux. Je distingue alors l’écume blanche des vagues qui s’écrase sur le sable avec puissance. Je suis bien. Et surtout j’ai conscience de me sentir bien. Un sentiment d’accomplissement. Est-ce une forme d’émotion ? je dirais plutôt oui. En voilà déjà une d’exprimée ! A vous de jouer.

Bonne journée chers Amis.

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D comme détermination

determinationBonsoir les Amis,

La lettre D m’a demandé un délai supplémentaire pour déclencher en moi l’inspiration. Voilà pourquoi j’ai dépassé la date du 15 du deuxième mois de l’année comme je l’avais dit. Dommage. Je ne parvenais pas à décider quel mot choisir commençant par cette délicate lettre D. J’ai réfléchi, cherché, douté, délibéré, discuté, dialogué, même ouvert mon dictionnaire dont je me détache rarement.

Ne pas trouver ce fameux mot me décevait, me déconcertait, me déprimait presque. J’étais prise au dépourvu par ce manque d’idées. Un vrai désert ! Dieu que c’était difficile… Cet état me dépassait complètement. Je me sentais dépitée, c’était très désagréable alors que ça ne dépendait que de moi. Je me sentais en désaccord avec ce désir de rendre cette chronique et vous m’en voyez désolée. Tant de mots se déclinaient devant moi ! un vrai désordre. J’aurais pu tous les déposer sur une feuille pour en faire un dessin diffus or ce n’était pas la destinée que j’avais décidé pour ces derniers. C’était délicat comme décision.

J’ai déliré parfois même avec délice. Puis soudain, en toute discrétion le doute s’est dissipé, il a pris ses distances pour disparaître totalement.

Et je l’ai découvert distinctement. Ce mot. Je me suis enfin décidé pour l’un d’entre eux qui se détachait du lot. Il se distinguait parmi tous les autres. Je l’ai déposé sur mon cahier, l’ai touché délicatement du bout du doigt pour vérifier son degré de légitimité, sa dimension. C’est comme si il se dressait parmi les dix autres dont je devinais le doux désir de devenir les dominants. Le dénouement est proche.

Je le déclare donc sans détour, ce sera : Détermination

J’en ai fait preuve sur ce délicat dossier, et j’espère que ce mot ne vous déplaît pas !

 

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C comme Corps

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Bonsoir les Amis,

Nous y voilà déjà. Voici arrivé très rapidement ce premier février et cette promesse faite de vous livrer la lettre C. J’ai longuement cherché puis hésité, et ce matin en voiture, en partant travailler, j’ai trouvé. J’ai eu ce flash. Ce sera « Corps » ! me suis-je écrié. Comme ça, sans raison particulière, sans savoir comment cette inspiration est apparue. Au détour d’une route nationale à quatre voies, au milieu de marais qui sont devenus des lacs en cette saison pluvieuse. Je n’étais pas la conductrice, j’ai donc eu tout le loisir de prendre rapidement quelques notes de mots clés que je devais vite emprisonner avant qu’ils ne s’évaporent dans l’habitacle puis dans l’air froid et humide de l’hiver. Ces mots ont pris une forme noire sur l’écran blanc de mon téléphone. En voiture, c’est plus aisé que le traditionnel stylo et carnet qui pourtant ne me quittent jamais.

Il est maintenant dix-neuf heures. Je suis donc prête, quelques mots en tête, cette dernière affublée d’un casque qui me diffuse une douce musique dans les oreilles tandis que je vous écris. Et si nous commencions à parler ensemble de ce corps ? Je ne sais pas encore comment l’aborder, mais je me lance, nous trouverons bien ensemble. Lui et moi. Vous et moi. Lui et vous.

J’ai choisi d’aborder ce mot dans son sens premier. La partie matérielle et physique d’un être animé. Ce corps qui est aussi le premier nid de tout être vivant. Celui qui prend de l’ampleur et du volume pour laisser en lui grandir la vie. Celui qui se déforme et duquel sort ensuite tout être humain dont le cœur bat. C’est la magie de la naissance.

Ce corps est une enveloppe corporelle. Celle de l’âme et de l’esprit. Trois éléments qui sont intimement liés et indissociables pour vivre en paix, en toute sérénité. Ce corps qu’il faut savoir écouter, ménager, même si parfois il crie. Surtout s’il crie. Ou s’il dit stop. Ce corps qui n’est que le reflet de notre état physique et psychologique, il faut savoir en prendre soin. Le chouchouter. Et surtout le respecter. Un corps n’appartient qu’à celui qui l’incarne, et à personne d’autre. Seuls vous qui l’habitez chers Amis, pouvez décider ce que vous voulez en faire. Lui donner telle ou telle destinée. Et l’offrir à qui vous le souhaitez.

Certains veulent à tout prix le modifier de façon extrême pour donner une nouvelle image d’eux-mêmes. Certes, il peut être embelli, sculpté, dessiné, choyé, modelé, bronzé, affiné, gonflé, musclé… Que sais-je ? Mais jamais dénaturé me semble-t-il. Ce corps doit être entretenu, en revanche c’est irrémédiable qu’il vieillira, changera, se relâchera, se transformera, se dégradera un jour ou l’autre. Et alors ? Est-ce si important au fond ? Même s’il devient moins souple, moins gracieux, l’essentiel n’est-il pas déjà de se sentir bien dedans ?

C’est quand même l’endroit dans lequel nous vivrons tous le plus longtemps…

Bonne fin de soirée les Amis.

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B comme bibliothèque

Bonsoir les Amis,

Nous sommes le 15 et voilà comme promis la lettre B.

J’ai choisi le mot Bibliothèque pour exprimer la seconde lettre de l’alphabet.

Depuis toujours la bibliothèque est un élément qui fait partie de ma vie.

Toute petite déjà lorsque je faisais des cabanes avec mon petit frère, je dressais une table avec une dînette, mais je déposais aussi quelques livres pour donner l’illusion d’une bibliothèque. J’ai commencé jeune car je me souviens des collections Bibliothèque rose, puis Bibliothèque verte, avant de passer aux lectures d’adolescente.

La grande fierté de mon enfance fut le jour où mon maître d’école, en primaire, me confia le poste responsable de la bibliothèque ! Je devais avoir neuf ou dix ans. Mon rôle consistait à passer commande de livres pour constituer la bibliothèque de la classe. Sous contrôle de l’instituteur bien entendu. Ensuite je tenais le cahier de prêt de livres aux élèves. A partir de cette période, j’ai décidé de devenir bibliothécaire. Métier que je n’ai finalement jamais exercé, mais c’est un univers dans lequel j’évolue toujours.

À la maison, il y a toujours eu une bibliothèque, que se soit celle du salon avec des livres d’adultes ou dans ma chambre avec mes propres ouvrages d’enfant. Romans et bandes dessinées se côtoyaient allègrement sur les étagères.

Aujourd’hui encore, cet élément est présent dans mon environnement. Ce n’est d’ailleurs plus un meuble mais une pièce complète que j’ai consacrée chez moi aux livres. Ils font partie de mon quotidien, de ma vie. J’aime les voir, les toucher, les respirer. J’aime l’odeur si particulière des vieux livres poussiéreux. Cette odeur à la fois fois piquante et douçâtre. Elle me rappelle mon enfance, et en particulier ma mère qui m’a transmis le goût de la lecture.

Chaque fois que je voyage j’essaie de visiter la bibliothèque de l’endroit où je me trouve. Il en existe de fabuleuses. La première idée qui me vient à l’esprit quand j’entre dans un de ces lieux culturels, est d’imaginer le nombre incalculable d’histoires contenues en ces murs. Certaines drôles, d’autres tragiques, réelles ou fictives. Combien de pages jaunies par le temps ? Je ne parviens pas à deviner le nombre impressionnant de personnages présents en ces feuillets.

Imaginez que tout à coup, ils prennent tous vie en même temps, qu’ils prennent forme humaine et s’échappent de leurs prisons de papier. Des centaines ou milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se découvriraient, se rencontreraient dans cette bibliothèque. Toutes nationalités, tous âges, toutes couleurs, toutes croyances, toutes appartenances et toutes ethnies. Que se raconteraient-ils ? Seraient-ils plus ouverts d’esprit que nous tous réunis, lecteurs à nos heures ? Le lieu serait trop exigu. Ils seraient alors obligés de sortir, de nous voir, nous, les vivants bien réels. Nous respirerions le même air. Verrions le même ciel. Pourrions-nous vraiment tous les reconnaître ? Ils entreraient donc dans nos vies. Parfois à notre insu. Certaines rencontres pourraient être formidables, d’autres sans doute beaucoup moins. Selon que nous rencontrerions Boule et Bill ou la Barbe bleue… Notre destinée ne serait plus la même.

Ils auraient en tout cas une particularité par rapport à la plupart d’entre nous.

Celle d’être né dans une bibliothèque…

Quel fabuleux destin !

Bonne fin de soirée chers Amis.

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A comme Année (nouvelle)

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Bonsoir les Amis,

Et voilà, ces fêtes que chacun prépare avec beaucoup de soin et longtemps à l’avance, sont déjà terminées. Tant mieux me diront peut-être certains d’entre vous ? Ras le bol des dîners à rallonge, gras, lourds et interminables ? La nouvelle année a montré le bout de son nez, la fatigue des réveillons s’estompe et voilà maintenant que l’heure des fameuses résolutions, entre nous soit dit, très souvent stupides et ridicules, a sonné !

N’avez-vous jamais regardé la télévision le 1er janvier ? Les journalistes ont si peu de contenus intéressants à nous proposer qu’ils réquisitionnent le malheureux stagiaire de leur rédaction et l’envoient pratiquer le micro-trottoir. Ce dernier, persuadé qu’il faut absolument passer par le terrain et toutes les tâches ingrates pour devenir le Delahousse du service public ou encore la star des chaînes d’infos en continu, s’y soumet et certainement sans même broncher. Et là, devant des téléspectateurs dépités, madame Michu ou monsieur Tout-le-monde que personne ne connaît et dont chacun se moque éperdument, annonce fièrement ses résolutions dans le micro. À l’occasion de la nouvelle année (comme si c’était la première !) il ou elle va « se mettre au sport« , « moins fumer parce que ce n’est pas bon pour la santé » (scoop ! On ne le savait pas avant), « prendre le temps de s’écouter » (pour certains, ils ne feront donc plus rien d’autre), « travailler moins » ou encore, « mieux gérer son budget » et surtout « mieux s’alimenter« … Ce sont sans aucun doute d’excellentes initiatives, néanmoins qui intéressent-elles ?

Ces nouvelles années qui débutent ont toujours un goût de déjà vu, souvent une odeur de déjà tenté mais jamais réussi, indéniablement un relent d’imagination plutôt néant. En revanche rassurez-vous, ce n’est pas la fin du monde si le premier janvier au réveil, la tête encore un peu abrutie par une soirée trop festive ou l’estomac endommagé par un énième repas trop lourd, vous ne savez pas comment changer votre vie. En fait, elle vous convient peut-être tout à fait sans avoir besoin d’y apporter quelconque variante ! Ne tombez donc pas dans ce piège de suiveurs qui incite à tout faire exploser ce premier jour de l’année. Faites comme bon vous semble.

Je ne me permettrai qu’un seul conseil :

Préservez votre Âme. Elle est unique, elle est précieuse, elle est votre identité, elle est vôtre, elle est Vous.

Je préfère donc le A de Âme…

Bonne fin de soirée chers Amis.

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Nouveauté 2018 : l’alphabet revisité en 52 semaines

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Bonsoir les Amis,

J’ai une idée à vous soumettre. L’année compte 52 semaines. L’alphabet 26 lettres. Et si je vous parlais d’un mot commençant par A pour terminer par Z du 1er janvier au 31 décembre 2018 ? Le rythme serait d’un mot/un texte, les 1er et 15 de chaque mois. Vous me suivez ? L’idée étant de vous proposer des petits textes très courts sous forme de rendez-vous bimensuels. Une parenthèse qui sera soit humoristique, touchante, caustique, descriptive ou qui prendra tout autre forme selon les mots choisis ou mon inspiration du jour.

A suivre donc dès ce soir dans une prochaine chronique avec la lettre A… Exceptionnellement nous débuterons le 2 janvier.

Bonne lecture chers Amis.