billet d'humeur

4000 visiteurs…

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Bonsoir les Amis !

Un grand merci à tous. Vous êtes 4000 à m’avoir rendu visite sur le blog. Ça ne fait que conforter l’idée que j’ai de continuer à vous écrire régulièrement. Écrire me plaît et mes écrits semblent vous plaire aussi. Donc aucune raison de se priver ! Amusons-nous ensemble et pour longtemps encore j’espère. Ce ne sont pas les idées ni les sujets qui me manquent. Il y en a tellement qui se bousculent en moi que je dois régulièrement prendre le temps de les trier, les affiner avant de vous les présenter. Ou les garder pour d’autres projets d’écriture en train de mûrir actuellement…

Une furieuse envie d’écrire s’empare de moi ce soir, d’aligner quelques mots. Les partager avec vous chers Amis, avec toi lecteur.

Ne me juge pas. Ne me regarde pas. Lis moi seulement. Merci

Belle soirée à tous.

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Serge Joncour remporte le prix Landerneau des lecteurs

Bonsoir les Amis,

Me voilà de retour de la remise du prix Landerneau des lecteurs qui a eu lieu ce soir Vous le connaissez ? Il s’agit du prix littéraire organisé par les Espaces Culturels E.Leclerc. Il a été remis par Michel-Edouard Leclerc en personne à Serge Joncour pour Chien-Loup publié chez Flammarion.

Étaient en lice les ouvrages suivants :

-Chien-loup de Serge Joncour chez Flammarion

-Trois fois le tour du monde de Sophie Divry chez Notabila

-Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives chez L’arbalète Gallimard

-Le paradoxe d’Anderson de Pascal Manoukian au Seuil

Les 16 lecteurs qui ont eu la chance d’être sélectionnés pour être membres du jury auprès d’une petite dizaine de libraires, étaient très heureux d’être présents ce soir. Ce fut une belle réception avec de belles rencontres à la clé, comme chaque fois.

Lors de son discours très humain, Serge Joncour a déclaré :

« La littérature sert à se faire rencontrer des êtres. »

À bientôt pour mon avis sur ce titre.

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La mer m’invite

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Bonjour les Amis,

La mer est calme et lisse. Son teint est d’un bleu pâle à cette heure si matinale. Je vois sa couleur changer doucement et se foncer légèrement à la lueur du jour naissant. J’entends juste le petit clapotis cristallin de l’eau sur le sable fin. Il n’y a pas de vent aujourd’hui, donc pas de grondement sourd non plus. Aucune écume. Assise sur un rocher, la mer essaie juste de me lécher les pieds. Elle m’invite à la rejoindre, m’incite à partager son calme. A plonger en elle et son silence. Je résiste encore. J’ai besoin de temps. Le temps de me laisser charmer par son appel. Quand je céderai elle me bercera et mon corps entier flottera. Elle me portera. Je serai légère et vide. Je serai bien.

Belle journée à tous chers Amis.

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La tresse : un phénomène littéraire adapté à la jeunesse

Bonsoir les Amis,

Souvenez-vous de ce fabuleux roman chorale paru il y a un an : La tresse écrit par Laetitia Colombani. Ses six-cent mille exemplaires vendus depuis et ses vingt-neuf traductions ont convaincu les éditions Grasset d’adapter ce roman en album pour la jeunesse. Quelle excellente initiative ! J’avais vraiment adoré cet ouvrage qui traitait de discrimination, courage, et combat pour l’indépendance des femmes. Faire découvrir ces thématiques aux plus jeunes est une belle manière de leur ouvrir l’esprit.

Clémence Pollet s’est attachée avec talent à déposer des couleurs sur ce roman déjà lumineux. Centrée sur la partie indienne du roman, La Tresse ou le voyage de Lalita paraîtra le 14 novembre.

Pour rappel voici le lien de ma chronique publiée l’an dernier sur ce roman :

https://laparenthesedeceline.com/2017/07/08/la-tresse/

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Un réveil brutal et orageux

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Son coeur fait un petit saut dans sa poitrine en entendant retentir un grondement sourd. Le bruit s’immisce dans sa tête. Elle se force à garder les yeux fermés et remonte mollement le drap sur ses épaules dénudées. Il glisse délicatement sur sa peau tandis qu’elle se roule en boule sur le côté droit. Elle a une conscience fugace de son rêve. Un rêve étrange et absurde comme bien souvent. Elle essaie malgré tout de s’y raccrocher mais il a filé. En revanche le bruit était bien réel. Quelqu’un aurait-il pénétré dans la maison ? Elle se retourne vivement sur le dos et tend le bras sur le côté gauche du lit. Rien. Personne. Il ne reste qu’une sensation chaleur sur le tissu. Il s’est levé. Elle ouvre grands ses yeux vers le plafond. Une légère inquiétude s’empare d’elle avant qu’elle ne comprenne ce qu’il se passe. Elle s’assoit en un instant sur le lit, frotte ses paupières et attrape son téléphone pour vérifier l’heure. 6h10. Elle entend maintenant un violent craquement déchirer l’air. Elle bondit et pose immédiatement ses pieds nus sur le carrelage froid, traverse la chambre à la hâte, dévale quelques marches et s’immobilise dans le séjour.

Il est là, face à la baie vitrée qu’il a entrouverte. Elle le voit de dos. Il ne l’a pas entendue arriver. Trop absorbé par ce qu’il voit par la fenêtre. Elle s’approche doucement. Sans bruit. Il ne réalise pas qu’elle est près de lui. Après quelques secondes côte à côte, il se retourne enfin et la voit. Lui sourit. Avec sa bouche. Avec ses yeux.

-Bonjour, dit-il chaleureusement en lui passant un bras autour de la taille.

-Bonjour, répond-elle en se blottissant contre lui.

-Tu as vu ça ? C’est impressionnant !

-Oui, le bruit m’a réveillée.

Au dehors, le jour se lève à peine et des arcs électriques blancs éblouissants cisaillent le ciel. Leurs yeux se ferment par réflexe en les observant. Ces éclairs sont instantanément suivis d’un bruit de tonnerre assourdissant pendant que le vent danse dans les feuilles des arbres et s’enroule autour des branches. Alors, une pluie torrentielle s’abat tout à coup au sol comme si les nuages explosaient en pleurs et en vol. Elle martèle bruyamment le toit et ruisselle le long des murs et des fenêtres comme des larmes. Son passage exhale tous les arômes du jardin et embaume la terrasse. Un parfum de terre mouillée légèrement épicée, l’effluve des lauriers roses et celui du bougainvillier. La vue, l’ouïe et l’odorat de l’homme et de la femme sont titillés. Le spectacle quant à lui est sublime, même si presque effrayant de violence. Au même moment, une exquise fraîcheur s’installe. Elle adoucit tout. Regarder un orage peut éveiller des sensations tellement contradictoires que cela en est très surprenant !

A bientôt chers Amis !

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Elle les voit bouger et sourire…

img_6531Dans le jardin, au loin, elle les voit bouger et sourire. Complices. Elle ne les entend pas. Son casque sur les oreilles l’en empêche. Aucune importance. Ils sont debout. Jambes croisées et main sur la hanche pour l’un. Pieds bien ancrés dans le sol et mains dans les poches pour l’autre. Les deux mêmes. La musique s’immisce en elle. La berce, la booste. L’emplit, l’envole. Elle est isolée mais pas seule. Là, avec eux et sans eux.

Le soleil s’est invité entre les branches des arbres et se pose avec moiteur sur son épaule dénudée. Elle les voit se déplacer sans bruit. Comme si elle regardait un film sans son alors que la musique continue de l’emporter. Ils volent au-dessus du sol. Autour d’elle. Au loin d’elle. Ses tympans sont saturés. La batterie résonne dans sa poitrine. Ils s’agitent en douceur tandis que le saxo hérisse ses cheveux.

Leurs rires silencieux s’étouffent et disparaissent dans l’air chaud. La guitare la fait frissonner. Ils s’approchent alors d’elle. Une voix chaude fredonne dans ses oreilles et ses doigts dansent sur le clavier au rythme de la musique. Ils sont les seuls à la diriger. A diriger les mots qu’elle laisse se déployer, glisser. S’entrechoquer, se juxtaposer. Elle ne regarde qu’eux. Elle ne voit pas ce qu’elle écrit. C’est étrange et réjouissant à la fois. Galvanisant.

Ses doigts deviennent son chef d’orchestre.

Elle aime pénétrer dans cette bulle. La fermer hermétiquement. Y tourner à l’intérieur. Danser. Voler. En apesanteur. Sans sensation d’étouffement. Être enfin à sa place.

Père et fils n’ont aucune conscience de ce qu’elle vit en les regardant sans les voir, en les écoutant sans les entendre. Ils continuent de sourire. Et elle aussi.

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1 an déjà…

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Bonjour les Amis,

Un petit clin d’œil rapide juste pour vous dire qu’une année, précisément aujourd’hui, s’est écoulée depuis que j’écris pour vous sur ce blog, que vous êtes plus de 3000 à me lire et qu’ensemble nous cohabitons littérairement plutôt bien ! Continuons ainsi si vous le voulez toujours.

À très vite pour de nouvelles chroniques qui j’espère, vous accompagneront agréablement tout au long de l’été.

Bonnes vacances à tous

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Des femmes mises à mal en littérature

Bonjour les Amis,

Dès la mi-août, la rentrée littéraire commencera à poindre le bout de son nez. Cette année  fera émerger pas moins de 570 titres parmi lesquels quelques perles à ne pas manquer que j’ai déjà eu la chance et le plaisir de découvrir.

Aujourd’hui je ne vais donc pas vous présenter un livre avec précision mais plutôt vous annoncer la sortie de trois romans. Deux d’entre eux sont des premiers romans écrits par des auteurs à suivre.

Pêche, par Emma Glass chez Flammarion, sortie prévue le 22 août (premier roman)

Trancher, par Amélie Cordonnier chez Flammarion, sortie prévue le 29 août (premier roman)

Douce, par Silvia Rozelier chez Le Passage, sortie prévue le 30 août

J’ai choisi de vous citer ces trois titres dans lesquels les femmes sont vraiment mises à mal. Rien de très gai allez-vous me dire ? En revanche si cette thématique est si souvent abordée, ne serait-ce pas en corrélation avec le monde qui nous entoure ? Celui d’aujourd’hui comme celui d’hier car vous le constaterez en lisant ces livres, aucun des faits décrits  n’est particulièrement contemporain. Ce qui est plus inquiétant voire effrayant est plutôt le fait qu’ils perdurent et traversent les siècles. J’évoque ici l’emprise effroyable qu’exercent certains hommes sur les femmes. Qu’elle soit totalitaire, psychologique ou de toute autre forme malsaine.

Pour commencer on retrouve l’amour dans chacun de ces textes. L’amour d’un couple. Un amour immense et puissant. Jusque là tout va bien me direz-vous. Or tout dépend comment est vécu cet amour. Dans Pêche, il n’est pas suffisamment fort pour libérer la parole de l’héroïne ni pour la sauver. Dans Trancher, c’est ce même amour mais ravagé par les mots qui empêche la femme de s’éloigner de celui qui est nocif pour elle. Quant à Douce, c’est le surnom que donne un homme à la femme qu’il dit aimer, or elle est emprisonnée dans cet amour empreint de trahison et mensonges en tous genres. Ensuite, au-delà des formes d’amour particulières présentes dans ces trois ouvrages, le point commun notable qui accentue toutes les difficultés rencontrées par ces femmes est l’absence de communication. Ne pas pouvoir ou ne pas vouloir communiquer avec l’autre mène au désastre.

Ces trois ouvrages traitent de sujets aussi délicats que cruciaux que sont le viol, la soumission, l’humiliation, la jalousie, la trahison et le mensonge qui mènent à l’anéantissement et l’oubli de celle ou celui qui les subit.

Le hasard n’est sans doute pas étranger au fait que j’ai décidé d’évoquer ces titres cette semaine qui suit l’entrée au Panthéon d’une très grande Dame. Simone Veil, qui s’est tant battue pour le droit des femmes dans le monde. D’une certaine manière ces thématiques abordées dans leur globalité sont également sources à la revendication du droits des femmes et leur respect.

Bien entendu, je vous enverrai une chronique détaillée de chaque livre à l’occasion de leurs sorties. D’ici là, patience !

 Entre temps je continuerai de vous faire part de lectures peut-être plus propices à la détente et la légèreté qu’incitent les vacances et le soleil.

A très vite chers Amis

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Lue six mille fois…

6000

Bonjour les Amis,

Je suis ravie de vous apprendre aujourd’hui que depuis l’ouverture de cette Parenthèse, il y a à peine un an, vous m’avez lue plus de 6000 fois. Je prends d’autant plus plaisir à alimenter ce blog que votre intérêt et votre fidélité ne font que croître. J’aime partager avec vous mes ressentis sur divers sujets, qu’ils soient issus de mes lectures ou de mon imaginaire. J’aime laisser mon imagination se poser sous mes doigts et la voir s’incruster sur l’écran puis devant vos yeux. J’ose imaginer qu’elle s’immisce en vous aussi vite qu’elle s’échappe de moi. J’écris toujours en musique, elle m’aide à lâcher prise et à presque tout vous donner. Presque car j’en garde quand même un peu pour moi… Et qui sait ? Peut-être un jour pourrez-vous tout lire ?

En attendant, je vous adresse donc mes Amis, au moins 6000 mercis !

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Et sur mon compte Instagram @celinerbrt

Belle fin de week-end à tous et  très vite.