inspiration

Nothing Else Matters

Bonjour les Amis,

C’est aujourd’hui une ballade du groupe de Métal américain Metallica qui m’inspire et me donne envie de partager avec vous les émotions que je ressens en l’écoutant. Elle commence par un solo de guitare acoustique absolument fabuleux qui fait vibrer.

Nothing Else Matters parue en 1991 dans le célèbre Black Album du groupe. Contrairement aux autres chansons du groupe, cette ballade est plutôt calme et lente, elle a permis l’accès au Métal à un public plus large.

En voici la traduction :

« Si proche peu importe la distance
Ça ne pourrait guère être plus près du cœur
Croyons éternellement en ce que nous sommes
Et rien d’autre n’a d’importance

Je ne m’étais jamais ouvert de cette façon
La vie est nôtre, nous la vivons comme bon nous semble
Tous ces mots que je ne fais pas que dire
Et rien d’autre n’a d’importance

La confiance que je cherche et trouve en toi
Chaque jour est quelque chose de nouveau pour nous
Nous ouvrant l’esprit à un point de vue différent
Et rien d’autre n’a d’importance

Je ne me suis jamais préoccupé de ce qu’ils font
Je ne me suis jamais préoccupé de ce qu’ils savent

Mais je sais

Mais je sais

Je ne me suis jamais préoccupé de ce qu’ils disent
Je ne me suis jamais préoccupé des jeux auxquels ils jouent

Et je sais

Si proche peu importe la distance
Ça ne pourrait guère être plus près du cœur

Non rien d’autre n’a d’importance »

Ces paroles me parlent et résonnent en moi. Le chanteur James Hetfield prétend que l’indépendance est la chose la plus importante dans la vie. Je partage cette réflexion. L’indépendance de penser, d’agir, de fonctionner. Ne pas se laisser influencer par les autres et rester en phase avec ce qu’on est et ce qu’on ressent à chaque instant. Il est nécessaire de rester centré avec ses idées et donc avec soi-même. C’est extrêmement difficile à mettre en application au quotidien du fait qu’il faut pour commencer, en avoir conscience, et ensuite oser assumer ce point de vue. Cependant je pense que c’est le seul moyen d’accéder au bonheur et de se donner l’opportunité d’être heureux. Le reste viendra ensuite. En se sentant heureux on dégage une énergie incommensurable. On reçoit alors en retour tout ce qu’on donne. La sincérité des relations et des sentiments devient donc naturelle et évidente. Pure et non tronquée par des pensées négatives et des valeurs de jugement. Ces paroles louent également la force de l’amour et de la confiance qu’elle procure. Le regard peut alors s’ouvrir vers de nouveaux horizons. Chaque jour nous pouvons ressentir quelque chose de nouveau si on écoute son cœur. Nous ouvrons ainsi le champ des possibles.

En conclusion, croyons en qui nous sommes, vivons notre propre vie sans se préoccuper du jugement des autres, et ouvrons nous dès que faire ce peut à de nouveaux horizons.

Le reste n’a pas d’importance : Nothing Else Matters.

Bonne écoute les Amis, et à bon entendeur…

inspiration

Une nuit de décembre à Paris

IMG_1585 (1)

Bonsoir chers Amis,

Toutes ces lumières, tous ces éclats, toutes ces brillances font pétiller nos yeux. Même fermés ils ne sont plus étanches. Les paupières sont trop fines pour résister à ces scintillements. Nous redevenons enfants. A quelques jours de Noël, la nuit à Paris devient presque le jour. Les rues sont illuminées, les bâtiments habillés de strass. Tout clignote. Tout vibre. Tout bat. Tout vit. On dirait un cœur battant hors d’un corps. On ne se lasse pas d’observer ces étincelles colorées, d’admirer ces étoiles vivantes. Elles jettent leurs reflets dans les flaques sur la chaussée. Alors sur le sol, on peut voir le ciel. Les deux se mélangent, se retournent et s’inversent. On marche sur la tête, les pieds dans les étoiles. Parfois même des faisceaux partent de la terre vers le ciel ou le contraire, comme un trait d’union permanent entre les deux. Pour ne jamais oublier que l’un ne peut exister sans l’autre.

inspiration

République, Paris

republique

Je suis dans un taxi parisien. Propre. Avec un chauffeur, indien me semble-t-il. Aimable. Peu loquace. Habillé classe. Classe mais laid. Son costume couleur rosâtre légèrement chiné est… étonnant. Je crois que c’est le bon terme. En tout cas je n’en trouve pas d’autre. Il n’en n’existe pas d’autre pour cette tenue. Intérieurement je souris. Extérieurement peut-être aussi, légèrement. Dehors il fait beau. Doux. Comme une jolie fin d’été. Nous quittons la place de la République pour nous diriger vers le neuvième arrondissement. Traversons le boulevard Saint Martin. La circulation est fluide. Je me sens bien. À l’arrière du véhicule je lis. Un roman qui vient juste de sortir. « Le livre que je ne voulais pas écrire » de Erwan Larher. C’est son cinquième roman. Celui-ci évoque sa présence au Bataclan un certain 13 novembre. Dans le taxi, en sourdine, Jazz Radio. La musique s’immisce dans mes oreilles. Dans ma tête. Je lève les yeux de mon livre. L’auteur y raconte sa passion pour la musique. Le Rock. Moi aussi j’aime beaucoup. Mais en cet instant c’est plutôt jazz. J’apprécie aussi. J’observe la rue. Sa vie. Ses passants. Tout est calme dans cette voiture. Un tel contraste avec ma lecture du moment. Page 18, l’auteur aussi traverse République. Comme moi. Puis la rue Faubourg du Temple. J’en étais à deux pas il y a encore quelques minutes. Ce parallèle à quarante-six mois d’intervalle m’interpelle. Me laisse songeuse. Me touche. Lire sur les lieux du crime. Des crimes…

La vie joue son rôle. Elle a continué. Il y était. Pas moi. Je vais terminer ma lecture. Et je vous raconterai ce que j’en pense très vite.

A bientôt et bonne soirée les Amis.

inspiration

LE CANCRE

Il dit non avec la tête

mais il dit oui avec le coeur

il dit oui à ce qu’il aime

il dit non au professeur

il est debout

on le questionne

et tous les problèmes sont posés

soudain le fou rire le prend

et il efface tout

les chiffres et les mots

les dates et les noms

les phrases et les pièges

et malgré les menaces du maître

sous les huées des enfants prodiges

avec des craies de toutes les couleurs

sur le tableau noir du malheur

il dessine le visage du bonheur

Jacques Prévert