Rencontre

Je peux me passer de l’aube : belle rencontre avec l’auteure

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Bonsoir les Amis,

Je vais vous raconter l’histoire d’une belle rencontre.  Elle date de quelques mois à l’occasion d’un dîner auquel nous étions conviées Isabelle Alonso et moi. Assises à une table commune avec six autres personnes dont son éditrice Héloïse d’Ormesson, nous avons alors doucement fait connaissance. Nous nous sommes découvertes en prévision d’une prochaine rencontre déjà prévue. Lors de cette soirée j’ai commencé à mesurer avec plaisir son grand sens de l’humour !

La fois suivante, elle était mon invitée toute une journée à l’occasion de la promotion de son livre Je peux me passer de l’aube, publié chez Héloïse d’Ormesson. Nous étions quelques uns à l’accueillir et nous avons discuté à bâtons rompus, échangé de nombreux points de vue,  été à l’écoute les uns des autres, et surtout partagé beaucoup d’émotions. Puis nous avons aussi beaucoup ri. On m’avait dit qu’elle avait « l’intelligence du cœur » et je le crois,  je l’ai constaté et l’ai ressenti. Elle a un franc parler qui m’a ravie et des yeux qui sourient ou qui pleurent. Selon. C’est un personnage entier. Une femme assez tranchée, certes, mais extrêmement attachante. Elle semble ne pas se prendre au sérieux même si elle a le courage de ses convictions.

Son ouvrage se déroule en 1939 à la fin de la guerre d’Espagne. Angel, 16 ans, passe dix mois au front, puis quatre au camp de Saint Cyprien. Contraint  à des travaux forcés il est ensuite relâché dans une Espagne franquiste ou la répression fait rage. Il décide alors d’entrer en résistance. Ce livre, porteur d’espoir, est un bel hommage au papa de l’auteure.

On y retrouve la plume percutante et émouvante d’Isabelle Alonso. Sans se départir de son humour. A son image. Et je me permets d’insister sur ce point car je sais à quel point l’ancienne présidence de l’association féministe Les Chiennes de garde peut encore lui coller à la peau, et de manière parfois peu flatteuse. Or même si elle a encore des convictions qu’elle défend, Isabelle est profondément à l’écoute des autres, ouverte au dialogue, et possède une grandeur d’âme assez rare. J’ai sincèrement trouvé cette rencontre lumineuse et mémorable. Et je tiens à vous le dire, chers Amis.

A bientôt donc, Isabelle. Au plaisir de te lire à nouveau et de te retrouver au travers d’une nouvelle histoire et d’une nouvelle rencontre.

http://www.editions-heloisedormesson.com/livre/je-peux-me-passer-de-laube/

Pour acheter ce livre en version papier :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/je-peux-me-passer-de-l-aube-9782350874234-pr

 Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782350874241/je-peux-me-passer-de-l-aube-isabelle-alonso

 

Rencontre

Lola Lafon écrivaine et chanteuse

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Avec Mercy, Mary, Patty, Lola Lafon m’a transportée dans une « story » américaine. Elle était face à moi sur scène, accompagnée de deux musiciens et trois choristes pendant plus d’une heure. En réalité j’étais à la Maison de la Poésie à Paris, mais j’ai vraiment cru traverser l’Atlantique.

Elle m’a conté la véritable histoire de Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst. Enlevée en 1974 contre rançon par un groupuscule révolutionnaire, elle ne tarda pas à en épouser la cause.

Lola, à la fois auteure de ce livre et chanteuse, me l’a lu et chanté à merveille. Musique, lecture et chants s’alternaient, se côtoyaient, se mêlaient pour donner du relief à ce magnifique texte et le rythmer. Plusieurs personnages se cherchent, se croisent puis se heurtent. Elle a su saisir ce moment de la vie où parfois tout chavire. Celui où l’on renie ses origines. Celui où nul ne sait si la personne qui bascule le fait consciemment ou si elle est manipulée, si son cerveau a été vivement lavé. Celui qui laisse l’entourage dans une incompréhension totale. Dans une frustration sidérale.

J’ai donc voyagé en Amérique sur des mélodies de Dire Straits sublimement interprétées comme Brohers In Arms ou So Far Away ou encore en compagnie de Léonard Cohen ou Paul Simon. C’était juste magique, le temps s’était arrêté, comme chaque fois avec la musique.

J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture musicale qui apporte une couleur différente au texte.

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782330088057/mercy-mary-patty-lola-lafon

 

Rencontre

Lecture musicale de Neverland

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Bonjour les Amis,

Au 27 rue Jacob, Paris VI, au cœur de Saint Germain, nous étions très nombreux dans une petite salle mythique, une maison d’édition. Aujourd’hui une librairie. En arrivant j’ai franchi les célèbres grilles de cette bâtisse blanche et cossue, je suis passée devant le magnifique if qui ombrage une petite cour, puis je suis entrée dans cette demeure dont les murs ont une mémoire. Une mémoire des nombreux épisodes éditoriaux et intellectuels qui ont traversé des lieux. Ils sont nombreux les écrivains qui ont foulé  ce sol comme moi ce soir ! Dans les pas de qui ai-je donc marché ? À l’intérieur régnait une ambiance joyeuse et conviviale. L’accueil était chaleureux. Je me suis immédiatement sentie bien et à ma place. 

Ce soir là, je venais écouter la lecture de Nerveland, roman mis en musique par Albin de La Simone, auteur-compositeur-interprète à succès. C’est Timothée de Fombelle, l’auteur du livre en personne, qui nous contait quelques passages de son formidable ouvrage sur l’enfance. A ses côtés, Albin s’était installé au piano et rythmait les paroles de son ami de quelques notes en parfaite adéquation avec les mots. Parfois même sa voix s’élevait et dansait autour de moi, calmement, elle m’enveloppait d’une douceur enfantine. L’un et l’autre me faisaient remonter le temps, me transportaient dans un voyage à travers l’enfance. Souvent je me suis reconnue, je me suis souvenu… C’était beau et poétique.

L’association musique et lecture était merveilleuse, je me suis sentie bercée pendant plus d’une heure. Je n’avais pas dix ans, et j’écoutais maman me conter ou m’inventer une histoire comme chaque soir. Ce rendez-vous quotidien était de retour. Et c’était bon. Je l’ai savouré avec plaisir.

Neverland est à lui seul une atmosphère, il répand une odeur de vécu insaisissable…

À défaut d’avoir pu écouter la musique qui accompagnait ce joli texte, je vous conseille vivement la lecture de celui-ci dont voici le premier paragraphe :

« Il y a dans les hauts territoires de l’enfance, derrière les torrents, les ronces, les forêts, après les granges brûlantes et les longs couloirs de parquet, certains chemins qui s’aventurent plus loin vers le bord du royaume, longent les falaises ou le grillage et laissent  voir une plaine tout en bas, c’est le pays des lendemains : le pays adulte. »

Bonne lecture et bon week-end les Amis.

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/687

 

 

Rencontre

RENCONTRE AVEC BRIGITTE FOSSEY…

photo brigitte fossey blog

Lors du festival Culturissimo organisé par 26 espaces culturels E.Leclerc, j’ai eu le bonheur d’écouter à Cherbourg, Brigitte Fossey lire des poèmes tirés du recueil Paroles de Jacques Prévert. Parmi eux, Le cancre que j’ai beaucoup aimé.

L’actrice qui a bercé mon enfance et mon adolescence, m’a subjuguée lors de sa prestation tant vocale que corporelle sur scène. À travers sa voix délicatement ronde et puissante à la fois, les poèmes de Jacques Prévert ont pris vie. Elle les a non seulement lus, mais joués, chantés, exprimés de manière si intense, si présente… Prévert était là, parmi nous. Brigitte Fossey était  face à moi, j’ai bu Ses paroles, les Paroles de Prévert. J’osais à peine cligner des yeux de peur de perdre de ces instants, de chacun de ses gestes, de ses déplacements sur l’estrade. Mes oreilles sont restées en alerte : ne pas manquer une consonne, une voyelle de ces mots qui pénétraient en moi pour venir se blottir dans mon ventre et dans mon cœur. Depuis ils y sont restés, bien au chaud. J’ai souri, ri, senti parfois ma gorge se serrer, mes yeux me piquer, mais j’ai tout aimé, rien regretté. Pas un mot, pas un souffle.

Depuis j’ai relu quelques poèmes, ils ont tout à coup un goût autre, différent, meilleur.

Je suis ravie d’avoir fait la connaissance d’une grand Dame du cinéma. Une femme humble, douce, posée. Elle m’a laissé des étoiles dans la tête, m’a apporté du plaisir. Que j’aime ces rencontres humainement riches !

J’ai vraiment été heureuse d’organiser cet évènement. Voilà, je voulais partager ce moment avec vous tous chers lecteurs.

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