Avis de lecture·rentrée littéraire 2017

le cœur battant de nos mères

brit bennett

Bonsoir les Amis,

Une fois n’est pas coutume. Je vais vous parler de littérature américaine. En particulier d’un livre que j’ai pris plaisir à lire mais dont je ne garderai pas un souvenir impérissable. Je vous en parle tout de même car il s’agit d’un premier roman de la rentrée littéraire de septembre 2017 qui a rencontré un grand succès. Ce livre Le cœur battant de nos mères, écrit par Brit Brennett a remporté le prix du Meilleur premier roman étranger du magazine Lire.

Résumé de l’éditeur :

«Tous les grands secrets ont un goût particulier.»
Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l’élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret.

L’histoire est très intéressante. Son environnement afro-américain également. Les personnages attachants. Or je ne saurai dire pourquoi, j’ai parfois senti quelques longueurs dans ce livre. Je pense que ce qui m’a dérangée est le fait que j’ai mis quelque temps (trop longtemps à mon goût) pour comprendre la personnalité de Nadia, l’héroïne. J’ai eu du mal à la cerner, tant sur le plan physique que psychologique. Surtout au début.

En revanche, pour qui aime les thèmes de la communauté noire religieuse, l’avortement, l’amitié, la trahison, le deuil, le désespoir, l’amour, l’inceste, l’homosexualité, le racisme (abordé brièvement), ou encore l’adultère, c’est le livre idéal. Tout y est !

J’ai quand même apprécié suffisamment ce livre pour en terminer la lecture, voilà aussi un de mes critères pour vous en parler. Peut-être suis-je une des rares personnes à ne pas crier Hourra ! en tournant la dernière page. Je crois savoir que Warner Bros a prévu de l’adapter au cinéma. Il mérite donc sous doute d’être évoqué sur ce blog.

Je garderai en mémoire le message essentiel de l’ouvrage. Les mères qui qu’elles soient, bonnes, mauvaises, présentes ou non, mortes ou vivantes font partie intégrantes et indéniables de la construction d’un enfant et de sa vie d’adulte future.

Bonne lecture les Amis.

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-etrangere-u/litterature-americaine-u/-9782746745728-pr

Existe aussi en ebook

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782746745735/le-c-ur-battant-de-nos-meres-brit-bennett

Avis de lecture·rentrée littéraire 2017

Sa mère : un roman cash mais douloureux

sa mere

Chers Amis, je vous l’avais promis le week-end dernier, le voici donc, ce livre de Saphia Azzeddine.

En quelques mots : Marie-Adélaïde, née sous X, est devenue une jeune femme extrêmement intelligente, en recherche de repères, de raison de vivre. Il lui manque une part d’elle-même pour parvenir à se construire sereinement, sans colère, sans agressivité, sans rejeter la société. Marie-Adélaïde s’exprime de manière directe, sans tabou, plutôt cash. Elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Cependant j’aime ses métaphores souvent burlesques mais inconvenantes. J’aimerais avoir moi-même ce courage d’expression en public. Elle ne s’encombre de rien. C’est une révoltée qui se pense hors du monde et qui veut en être. Avec ses propos toujours vifs, ses pensées intransigeantes, ses jugements parfois injustes, son mépris des autres, la narratrice me prouve à quel point est elle es en souffrance. Et à quel point ce comportement est inutile, inefficace pour vivre mieux. Quelqu’un lui dit un jour :

« Tes certitudes manquent d’humilité. Elles sont en colère, elles font du bruit, elles s’entrechoquent puis elles se dissolvent dans l’air pour te retomber dessus en poussière et t’ensevelir. Tu ne fais pas un bon usage de tes révoltes. Envisage-les plus modestement, elles ne perdront pas de leur sel pour autant. »

Dans ce roman, j’ai lu la révolte, les méfaits du manque d’amour, d’absence de socle, le mépris, la remise en question puis la douleur et la tristesse.

Et contrairement à ce qu’a pu affirmer de façon acerbe Yann Moix dans l’émission On n’est pas couché du 2 septembre dernier non ce livre n’est pas médiocre. La méchanceté dont il a fait preuve sur le plateau télé devant Saphia Azzeddine est juste inconcevable.

Chère Saphia, votre plume est certes incisive, parfois violente et vulgaire mais aussi pleine d’une sincérité rare.

Mais la littérature n’a-t-elle pas tous les privilèges des écarts de langages ?

http://www.editions-stock.fr/sa-mere-9782234081741

En version ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782234082045/sa-mere-saphia-azzeddine

 

Avis de lecture·rentrée littéraire 2017

Point cardinal : un livre sur la tolérance et le courage

POINT CARDINAL

Je ne sais pas trop comment aborder ce livre que j’ai beaucoup aimé. Au départ je ne vous cache pas, chers Amis, que le sujet ne m’attirait pas particulièrement. Au-delà du manque d’intérêt que le sujet suscitait en moi, je craignais que ce  texte soit trop impudique, trop vulgaire pour moi. En deux mots, il s’agit d’une homme marié, heureux en ménage, semble-t-il, père de deux adolescents qui devient femme. La vie d’un transsexuel.

Généralement ce type de sujet que j’imagine trop lié à la sexualité me dérange. Or, l’écriture limpide et efficace de Léonor de Récondo a fini de dissiper mes doutes quant à l’intérêt du thème abordé ici. On assiste tout au long du livre, avec pudeur, à la transformation inéluctable d’un homme, mari et père, en femme. Il devient alors celle qu’il a toujours au fond de lui pensé ou su être. Cet homme vit réellement avec un mal-être profond que j’ai compris au fil de la lecture. Il se sent femme dans un corps d’homme qu’il ne supporte pas. Comment son épouse, ses enfants peuvent réagir face à cet état de fait ? Comment comprendre et savoir être à l’écoute de celui qu’on a aimé, et qu’on aime toujours malgré tout ? Que deviendra leur vie commune ? Comment faire comprendre à l’entourage qu’il ne s’agit ni d’une excentricité ni d’une maladie ? Comment se faire accepter ? Sans jugement, sans moquerie, sans mépris… Autant de questions abordées dans ce livre.

C’est un magnifique texte sur la tolérance, l’amour et le courage. Le courage d’assumer qui on est. Le courage de savoir prendre sa vie en main.

Ce que j’ai finalement beaucoup apprécié avec cet ouvrage, c’est le fait que peut-être certains de mes mauvais a priori se sont envolés. Je jugerai moins stupidement sans rien connaître du sujet. Peut-être, et sans doute même, que je poserai désormais un regard différent sur ces hommes et ces femmes. J’appréhenderai mieux la souffrance qui les torture, en leur point cardinal.

J’aime les livres étonnant qui ébranlent mes suppositions, croyances ou certitudes.

Je vous souhaite donc une très bonne lecture, chers Amis.

http://www.swediteur.com/titre.php?id=183

Existe aussi en ebook sur :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782848052687/point-cardinal-leonor-de-recondo

Avis de lecture·rentrée littéraire 2017

Le livre que je ne voulais pas écrire

LE LIVRE QUE JE

Le livre que je ne voulais pas écrire. Et bien pour moi, au départ, c’était plutôt : le livre que je ne voulais pas lire. Pour être honnête, je n’avais pas très envie de lire de témoignages de rescapés du Bataclan. Pas que ce déplorable et malheureux événement me laisse indifférente, bien au contraire ! Mais juste pas envie de replonger dans ce chaos dont j’ai tant entendu parler sur les chaînes d’infos en continu. Et puis, finalement, comment ? Pourquoi ? Je me suis lancée et j’ai ouvert la première page. 

 Lui ne voulait pas écrire ce livre jusqu’à ce que deux de ses meilleurs amis parviennent à le convaincre de prendre la plume. Auparavant il lui paraissait incongru de mettre sa présence en avant dans cette salle de concert, ce 13 novembre là. Puis une pensée s’est immiscée dans son esprit :

 » À la même période j’ai aussi compris que je me trouvais exactement au carrefour d’une aventure personnelle et d’un drame collectif. »

J’ai aimé la manière dont Erwan Larhrer aborde ce sujet. De façon assez inattendue il parle à la deuxième personne. TU. Tu pour dire Je. Ou Tu pour ne pas dire Je justement… Tu pour peut-être ne pas revivre directement ces moments d’une violence extrême, cette douleur du corps et de l’âme incommensurable. Même si lui, essaie de me faire croire que seul son corps a souffert. Il semble s’en persuader lui-même. Je ne suis pourtant pas dupe.

J’ai aimé la manière dont il parle en lieu et place des attaquants. Il s’adresse à l’un d’entre, toujours avec le Tu. Cette fois pour le désigner, lui, l’immonde personnage. L’auteur entre dans sa peau, vit cette dernière soirée qui l’effraie autant qu’elle le fait jubiler. Il est responsable de cette tuerie à sa place. Il tient la kalachnikov. Celle qui envoie des balles filant à 2500 km/h.

J’ai aimé la manière dont Erwan Larher a inséré dans son ouvrage les points de vue des membres de son entourage. Ses proches relatent comment ils ont vécu, eux, cette soirée en attente de nouvelles, dans l’angoisse, dans l’espoir. Chacun d’eux raconte un peu d’Erwan.

J’ai aimé la manière dont Erwan Larher réalise à quel point le corps et l’esprit peuvent être liés. Je le savais. Il me l’a confirmé. Comme si certaines émotions étaient trop grandes pour pouvoir rester enfouies au fond d’un corps devenu trop petit pour elles. Elles doivent s’en échapper, resurgir, par n’importe quel moyen. Par tous les pores. 

J’ai aimé la manière dont Erwan Larher abandonne le Tu et repasse au Je à la fin du livre. Il assume enfin le traumatisme qu’il a vécu. Ce avec quoi il devra vivre désormais. Ce qui fera toujours partie de lui maintenant. 

En conclusion, vous l’aurez compris, chers Amis, Le livre que je ne voulais pas écrire est aussi celui que je ne voulais pas lire, et pourtant j’ai aimé la manière dont Erwan Larher l’a construit !

Bonne lecture à tous.

http://www.quidamediteur.com/catalogue/made-in-europe/le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782374910666/le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire-erwan-larher

 

 

rentrée littéraire 2017

Frappe-toi le cœur 

img_1894Surprenante citation d’Alfred de Musset qui inspira Amélie Nothomb.
« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie »

L’auteure analyse et décrit dans ce roman un sentiment d’une perversité affolante. Un sentiment mêlé d’amour, destructeur pour qui le subit comme pour qui l’éprouve : la jalousie.

En l’occurrence ici, il s’agit de la jalousie d’une mère, qui, avant l’arrivée au monde de son enfant, brillait constamment en société. Elle ne vivait qu’au travers du regard empreint d’admiration et d’envie que son entourage portait sur elle. Elle jouissait de la jalousie qu’elle pouvait susciter. Puis, être tout à coup moins convoitée, moins admirée que sa fille, même bébé, la rend monstrueuse d’indifférence. En est-elle consciente ou non ? C’est difficile à dire.

J’ai beaucoup aimé la lumière qu’Amélie Nothomb porte sur ces divers sentiments. La jalousie mais aussi la souffrance de l’enfant, sa compassion pour sa mère, puis plus loin dans le livre, le mépris.

L’enfant devenue adulte, libérée de sa mère, tombe à nouveau dans l’enfer d’une relation perverse avec une femme qu’elle admire plus que tout. Une mère de substitution ? Il faut vraiment attendre la fin du livre pour comprendre à quel point ce sentiment de jalousie est puissant, violent.

Comme d’habitude Amélie Nothomb parvient à décrire et écrire la brutalité des sentiments avec finesse, l’intelligence de l’enfance avec justesse, les émotions avec précision. Chaque mot est savamment choisi, délicatement posé et approprié.

Un roman plutôt noir mais qui se lit d’une traite, avec une grande facilité. Une histoire qui mène à réfléchir aussi sur l’importance des liens parentaux, la nécessité de les créer sains, équilibrés, plein d’amour authentique et profond.

N’hésitez plus, chers Amis, et succombez pour Frappe-toi le cœur.

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/frappe-toi-le-coeur-9782226399168

Disponible en ebook sur :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782226425355/frappe-toi-le-coeur-amelie-nothomb

Coup de cœur·rentrée littéraire 2017

Femme à la mobylette

Chers Amis,femme à la mobylette

Je vous l’avais promis. Voilà mon coup de cœur de la semaine.

Reine. J’aurais pu supposer qu’avec un tel prénom, l’héroïne de ce livre eut un autre destin. Cependant le sien est plutôt terne. Reine, maman de trois enfants, peu coquette, sans famille, sans emploi, quittée par son mari, a une vie misérable. Jusqu’au jour où elle trouve une mobylette.

A partir de là, le cours de sa vie change. Elle redécouvre l’amour. La lumière qu’il apporte provoque en elle une étincelle d’espoir, une envie de croire au bonheur possible pour elle et ses enfants. J’aime l’atmosphère particulière de ce roman. A la fois tout en rêve et en réalité brutale. On ne sait à quelle période situer l’histoire. Plutôt contemporaine me semble-t-il, or rien ne l’évoque ni le précise. Aucune importance, j’aime cette part de mystère aussi.

Le livre débute par une scène épouvantable qui plante l’ambiance immédiatement. On y perçoit le désespoir et la misère humaine en quelques lignes qui donnent envie de découvrir les suivantes. Reine qui se sent humiliée par la vie, par les autres, par son manque de connaissances, possède une intelligence émotionnelle hors du commun. Elle la ressent de manière si intense parfois, qu’elle en est complètement décalée par rapport aux autres qui pourraient la prendre pour folle. Cette pauvre femme s’invente des mots qu’elle récite et auxquels elle se raccroche pour se créer son propre monde. Pour fuir la réalité. La folie qui rôde. Pour survivre. Car son pire ennemi est l’insignifiance. Terrible. Elle parvient à la combattre grâce à son nouvel amour et ses récitations.

« Désormais ils pourront faire face ensemble à la brutalité de ce monde qui ne dit jamais son nom et qu’ils subissent pourtant depuis tant d’années avec la même violence : l’insignifiance. »

Reine, cette femme fragile fait preuve d’un grande volonté et force de caractère. Voici un passage que j’affectionne particulièrement. Il me parle. Il décrit bien sa personnalité :

« il aime les points forts de sa mère, son courage, sa vivacité, son acharnement à vouloir transformer la réalité avec ses tissanderies, sa propension aussi à l’émerveillement tout en sachant que son comportement volontariste, cette violence qu’elle se fait subir à elle-même pour être à la hauteur, n’ont pour socle que son extrême fragilité. » 

Tout est dit là sur l’héroïne. Ouah !

L’écriture poétique, fine, et ciselée de Jean-Luc Seigle me touche. Il décortique avec finesse et pudeur les profondeurs de l’âme humaine. Il a réussi à me faire pénétrer dans l’univers quelque peu surréaliste de Reine. Et je m’y sentais bien.

J’adore ce que j’appelle :  » les livres à atmosphère« . Ils ne me laissent jamais indifférente et je m’en souviens longtemps. Je n’avais encore lu aucun livre de Jean-Luc Seigle mais suis bien décidée à découvrir d’autres ouvrages de cet auteur remarquable et remarqué.

Une parution de cette rentrée littéraire à ne pas manquer. Bonne lecture à tous !

http://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/femme-a-la-mobylette

Existe aussi en ebook sur : https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081378698/femme-a-la-mobylette-jean-luc-seigle

rentrée littéraire 2017

NEVERLAND : l’enfance comme héroïne

téléchargement

De ce livre aussi je vous avais déjà parlé au mois de juillet. le voilà désormais disponible et accessible à tous depuis ce matin. Voici donc ce que je vous en avais dit. Je n’en change pas un mot, mon ressenti n’a pas changé. Peut-être aviez-vous échappé à cette publication…

Timothée de Fombelle, dramaturge et un des plus grands romanciers contemporains en littérature jeunesse (Tobie Lolness, Vango, Le livre de Perle) écrit pour la première fois dans la catégorie adulte. Ce premier pas dans cet univers sera, je le présume, un grand succès.

Neverland est un texte poétique sur l’enfance perdue. Elle devient un personnage réel, vivant, fort et complexe à la fois. Ce livre m’a fait voyager et remonter le temps, a ravivé en moi des souvenirs, des sensations de déjà ressenti.

Neverland est à lui seul une atmosphère, il répand une odeur de vécu insaisissable…

Un grand merci à Audrey Siourd des éditions L’Iconoclaste de m’avoir présenté Timothée.

https://www.editions-iconoclaste.fr/app/uploads/2017/05/ARGU_Presse_Neverland_web.pdf

rentrée littéraire 2017

Parmi les miens : un premier roman qui interpelle

parmi les miens

Cher Amis bonsoir,

Je vous ai annoncé ce livre en fin de semaine dernière.

Voilà donc mon ressenti : Un vrai coup de cœur ! Il s’agit du premier roman de Charlotte Pons, fondatrice des ateliers d’écriture Engrenages & Fictions.

Le sujet poignant et délicat de la fin de vie, est abordé ici sans pitié et avec peu de compassion du point de vue de la narratrice. Cette dernière est l’une des trois enfants d’une femme victime d’un accident de la route qui la laisse en état de mort cérébrale. Sa famille ne partage pas immédiatement son opinion tranchée, peut-être réaliste mais sans doute trop directe et surtout trop rapide. 

 « Autant qu’elle meure »

Une histoire de famille dont chacun des membres possède une identité forte.

Au fil des pages on découvre qui est cette femme accidentée de la route et de la vie, ses secrets, ses non-dits, ses origines. La mauvaise communication qu’elle entretenait avec sa fille, la narratrice. Cette dernière est maman d’un bébé de moins d’un an. On comprend alors que tant qu’elle n’aura pas réglé certaines difficultés relationnelles avec sa propre mère, elle ne saura que difficilement exprimer son amour à son enfant. Cependant n’est-ce pas déjà trop tard ? Sa mère va-t-elle mourir ? Doit-elle mourir ?

« J’hésitais à me confier. À lui dire toute la difficulté à être mère quand la mienne est en train de mourir, lui dire tout ce qu’elle ne m’a pas transmis et que je devrai trouver seule désormais ; lui dire aussi toute l’intimité mêlée de défiance que j’éprouve pour mon bébé et qui me fait peur, me noue les tripes ; lui dire encore que je n’ai plus souvenir d’une telle intimité avec ma mère aujourd’hui que je suis adulte, et que ça aussi, ça me rend malade. « 

Ce livre laisse me laisse songeuse. Que ferais-je face à une telle situation ? Comment serais-je capable de réagir ? Aurais-je la lucidité de ne pas penser qu’à mes propres désirs ? Aujourd’hui oui, bien entendu j’en ai la certitude. Mais à ce jour, je ne connais pas cette situation. Et à chaque situation, une réaction différente. 

J’ai aimé de Charlotte Pons, sa plume incisive et directe où la tendresse trouve quand même sa place.

« Il y a peu de choses que je n’acceptais pas venant de maman. La voir mourir en faisait partie. »  

Je vous recommande donc vivement cet ouvrage, les Amis, qui ne vous laissera pas indifférent.

http://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/parmi-les-miens

Existe en version numérique sur :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081414167/parmi-les-miens-charlotte-pons

 

rentrée littéraire 2017

MA REINE : mon favori à paraître

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Jean-Baptiste Andréa est scénariste et réalisateur. Il publie avec Ma Reine, son premier roman. Un roman qui promet un grand succès en librairie. A paraître à la rentrée littéraire du mois d’août, Ma Reine est mon petit chouchou à venir…

J’ai adoré ! L’écriture est fine, poétique, pleine de métaphores, de personnifications. J’ai immédiatement été happée par l’atmosphère du texte, elle est forte et puissante d’un bout à l’autre du livre. Je suis entrée dans l’histoire, dans la tête et le corps de Shell. La domination forte de Viviane sur le jeune garçon est extrêmement bien exprimée, de manière fine et subtile. Quant à la fascination de Shell pour son amie, elle est plus que perceptible, à travers les mots de l’auteur, on pourrait presque toucher du bout des doigts le cordon invisible qui le lie à elle. Shell est différent des autres enfants de son âge, mais il est néanmoins très malin, une forme d’intelligence émotionnelle émane de lui de façon omniprésente. J’ai souvent souri en visualisant tous ses subterfuges pour rencontrer ou croiser Viviane.

Je pourrais en parler longtemps encore, une pluie de mots pourrait continuer à sortir de ma bouche ou du bout de mes doigts sur mon clavier. Je vais donc arrêter ici.

Je n’ai qu’une seule conclusion à proposer : pourquoi Jean-Baptiste Andrea a-t-il attendu autant de temps pour publier son premier roman ? C’est la vraie question !

https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/ma-reine/

 

rentrée littéraire 2017

NEVERLAND : à paraître chez L’Iconoclaste

 

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Timothée de Fombelle, dramaturge et un des plus grands romanciers contemporains en littérature jeunesse (Tobie Lolness, Vango, Le livre de Perle) écrit pour la première fois dans la catégorie adulte. Ce premier pas dans cet univers sera, je le présume, un grand succès.

Neverland est un texte poétique sur l’enfance perdue. Elle devient un personnage réel, vivant, fort et complexe à la fois. Ce livre m’a fait voyager et remonter le temps, a ravivé en moi des souvenirs, des sensations de déjà ressenti.

Neverland est à lui seul une atmosphère, il répand une odeur de vécu insaisissable…

Un grand merci à Audrey Siourd des éditions L’Iconoclaste de m’avoir présenté Timothée.

https://www.editions-iconoclaste.fr/app/uploads/2017/05/ARGU_Presse_Neverland_web.pdf