Tendres retrouvailles

Tu claques derrière toi la portière du taxi et t’engouffres au cœur de la nuée d’individus qui comme toi cherchent leur voie. Aujourd’hui, cette voie est visible, matérialisée par des rails. Tu préfères l’escalier à l’escalator, chaque geste qui t’aide à maintenir la finesse de tes cuisses est précieux. En haut, ça grouille. Il fait... Lire la Suite →

Écrire au coucher du soleil

Beethoven en arrière-plan Solitude enveloppante Écriture au bout des doigts  Puis  Lever les yeux  Et faire une pause  Admirer l’offrande de la nature Qui passe furtivement Face à soi  Face à moi  Si petite…

Où que vous soyez…

Où que vous soyez, voyez-vous le même soleil ? La même lune ? Le même ciel ?Ensemble nous dessinions des nuages. Regardez ! Regarde ! Celui-ci, que pensez-vous de sa forme ? Ensemble nous inventions des histoires, je me souviens. Où plutôt non… Tu les imaginais, je les écrivais. Pour toi.Ensemble jamais nous n’avons esquissé... Lire la Suite →

Il est des jours bleus

Il est des jours bleus. Comme le ciel. Des jours bleus comme la soie sauvage. Authentique.  Des jours où un mot, un signe, une voix. Une résonance. Créent une concomitance. Parfois surprenante. Étrange. Il est des jours bleus. Infiniment…

Écriture matinale

Écrire à la faveur de la nuit qui s’évapore, à celle du jour qui s’étale lentement. Dehors, une lumière mouvante arbore ses nuances opalines puis rosées. Dedans, le silence mat de la maisonnée endormie repousse les spectres nocturnes qui ont traversé un sommeil agité.  Un nouveau jour se lève. De nouveaux mots naissent. 

La solitude est une bien étrange compagnie

La solitude est une bien étrange compagnie. Ne trouvez-vous pas ? Je dirais même la plus envahissante des compagnies.  Obsédante, on ne pense qu’à elle, tout nous ramène à elle. Elle nous dirige quand elle se présente. Elle devient notre centre, notre coeur, notre respiration. Tout tourne alors autour d’elle. Aussi poisseuse qu’agréable. Subie qu’attendue.... Lire la Suite →

Insomnie masculine

Il tourne. Se retourne. Encore et encore. Se recroqueville. S’étend bras en croix. Enlace son oreiller puis le repousse. C’est le cœur lourd qu’il sombre chimiquement au bord du petit matin. Et c’est avec le cœur toujours aussi épais qu’il pose péniblement un pied à terre, au réveil, après quelques heures à peine. Dans un... Lire la Suite →

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