Coup de cœur

Il est toujours minuit quelque part

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Bonsoir les Amis,

L’éditeur de Cédric Lalaury m’avait présenté ce livre comme l’équivalent de L’affaire Harry Quebert, de Joël Dicker. Il y a de cela, mais je n’irai pas jusque là. Cependant, ce thriller psychologique est très bien mené, il m’a tenue en haleine. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et j’avais du mal à le lâcher. Je l’ai parcouru  extrêmement vite.

Bill, le personnage principal semble lisse, menant une vie paisible voire monotone, or qui est-il vraiment ?

Jusqu’à la dernière page, je n’avais pas idée de la fin de l’histoire. Elle m’a quelque peu surprise.

Voici le résumé de l’éditeur :

« Et si votre secret le plus noir devenait un roman à succès ?

Bill Herrington est un homme heureux.

La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill.

À un détail près : il s’agit d’une histoire vraie. Celle d’un crime dont il était persuadé que personne n’en avait jamais eu connaissance. Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours.

Cet ouvrage envahit bientôt l’existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable ainsi que son équilibre psychologique vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce livre vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé. »

Le choix du titre est lié à une citation de William Shakespeare :

« Tu m’avais dit qu’après minuit c’en serait fini,

Que nos âmes tourmentées trouveraient le repos,

Mais tu te trompais, car rien ne s’achève à minuit, et ce moment

Sur le point d’arriver ne se produit jamais

Parce qu’il est toujours minuit quelque part dans le monde pour les criminels de notre espèce,

Et que c’est là le point indépassable de notre horizon. »
William Shakespeare, Macbeth, IV, 4*.

Bonne lecture chers Amis.

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/policier–thriller-u/il-est-toujours-minuit-quelque-part-9782253045601-pr#voirlescaracs

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782253905066/il-est-toujours-minuit-quelque-part-cedric-lalaury

 

Alphabet

D comme détermination

determinationBonsoir les Amis,

La lettre D m’a demandé un délai supplémentaire pour déclencher en moi l’inspiration. Voilà pourquoi j’ai dépassé la date du 15 du deuxième mois de l’année comme je l’avais dit. Dommage. Je ne parvenais pas à décider quel mot choisir commençant par cette délicate lettre D. J’ai réfléchi, cherché, douté, délibéré, discuté, dialogué, même ouvert mon dictionnaire dont je me détache rarement.

Ne pas trouver ce fameux mot me décevait, me déconcertait, me déprimait presque. J’étais prise au dépourvu par ce manque d’idées. Un vrai désert ! Dieu que c’était difficile… Cet état me dépassait complètement. Je me sentais dépitée, c’était très désagréable alors que ça ne dépendait que de moi. Je me sentais en désaccord avec ce désir de rendre cette chronique et vous m’en voyez désolée. Tant de mots se déclinaient devant moi ! un vrai désordre. J’aurais pu tous les déposer sur une feuille pour en faire un dessin diffus or ce n’était pas la destinée que j’avais décidé pour ces derniers. C’était délicat comme décision.

J’ai déliré parfois même avec délice. Puis soudain, en toute discrétion le doute s’est dissipé, il a pris ses distances pour disparaître totalement.

Et je l’ai découvert distinctement. Ce mot. Je me suis enfin décidé pour l’un d’entre eux qui se détachait du lot. Il se distinguait parmi tous les autres. Je l’ai déposé sur mon cahier, l’ai touché délicatement du bout du doigt pour vérifier son degré de légitimité, sa dimension. C’est comme si il se dressait parmi les dix autres dont je devinais le doux désir de devenir les dominants. Le dénouement est proche.

Je le déclare donc sans détour, ce sera : Détermination

J’en ai fait preuve sur ce délicat dossier, et j’espère que ce mot ne vous déplaît pas !

 

Actu·Coup de cœur

Actu littéraire : un prix pour La tresse

Bonjour les Amis,

La tresse. Je vous ai déjà parlé de ce magnifique roman il y a quelques mois. Le voici aujourd’hui lauréat d’un nouveau prix. Celui du meilleur roman de l’année. Laëtitia Colombani commettait alors son premier roman. Pourvu qu’elle ne s’arrête pas en si bon chemin…

N’hésitez donc plus à le lire si ce n’est pas déjà fait.

La tresse de Laetitia Colombani (Grasset) a remporté le prix du meilleur roman/essai de l’année. Ce premier roman, qui raconte les destins croisés de trois femmes, sur trois continents différents, avait déjà reçu le Prix Relay 2017. Il s’est vendu à près de 300000 exemplaires.

Source Livre Hebdo

Ci-dessous ma première chronique avec les belles émotions que j’avais ressenties à la lecture de ce roman.

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/92

billet d'humeur

Romeo and Juliet : une chanson douce

romeo et juliet

Bonjour les Amis,

Je vous ai déjà parlé de la voix grave et limpide de Mark Knopfler, le chanteur de Dire Straits. Aujourd’hui je vous en reparle avec un peu de romantisme à la clé. Je souhaite surtout évoquer avec vous sa célèbre chanson Romeo and Juliet. J’en aime le sens, les paroles, et surtout la mélodie qui les accompagne. Inutile de vous préciser que cette musique me plait, me touche, m’emporte, vers où je ne sais pas, mais j’y cours avec ravissement ! Sa version live est d’autant plus enivrante. La sonorité du saxo dès le début associée ensuite à celle du piano est magnifique.

« Juliet…/…And you expoded into my heart »

Juliet…/… Et tu as exposé dans mon cœur

Dans cette chanson heureusement, la fin semble moins tragique que dans la version originale de William Shakespeare…

Voilà, les Amis, disons que c’est ma manière de vous souhaiter une bonne Saint Valentin ! Il semblerait que ce soit la tradition du 14 février. Même si je trouve assez ridicule de ne choisir qu’un seul jour dans l’année pour célébrer l’Amour. Et pourquoi pas les 364 jours restants ? Le monde serait peut-être alors plus doux, qui sait ?

En attendant, belle écoute à tous.

Rencontre

Je peux me passer de l’aube : belle rencontre avec l’auteure

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Bonsoir les Amis,

Je vais vous raconter l’histoire d’une belle rencontre.  Elle date de quelques mois à l’occasion d’un dîner auquel nous étions conviées Isabelle Alonso et moi. Assises à une table commune avec six autres personnes dont son éditrice Héloïse d’Ormesson, nous avons alors doucement fait connaissance. Nous nous sommes découvertes en prévision d’une prochaine rencontre déjà prévue. Lors de cette soirée j’ai commencé à mesurer avec plaisir son grand sens de l’humour !

La fois suivante, elle était mon invitée toute une journée à l’occasion de la promotion de son livre Je peux me passer de l’aube, publié chez Héloïse d’Ormesson. Nous étions quelques uns à l’accueillir et nous avons discuté à bâtons rompus, échangé de nombreux points de vue,  été à l’écoute les uns des autres, et surtout partagé beaucoup d’émotions. Puis nous avons aussi beaucoup ri. On m’avait dit qu’elle avait « l’intelligence du cœur » et je le crois,  je l’ai constaté et l’ai ressenti. Elle a un franc parler qui m’a ravie et des yeux qui sourient ou qui pleurent. Selon. C’est un personnage entier. Une femme assez tranchée, certes, mais extrêmement attachante. Elle semble ne pas se prendre au sérieux même si elle a le courage de ses convictions.

Son ouvrage se déroule en 1939 à la fin de la guerre d’Espagne. Angel, 16 ans, passe dix mois au front, puis quatre au camp de Saint Cyprien. Contraint  à des travaux forcés il est ensuite relâché dans une Espagne franquiste ou la répression fait rage. Il décide alors d’entrer en résistance. Ce livre, porteur d’espoir, est un bel hommage au papa de l’auteure.

On y retrouve la plume percutante et émouvante d’Isabelle Alonso. Sans se départir de son humour. A son image. Et je me permets d’insister sur ce point car je sais à quel point l’ancienne présidence de l’association féministe Les Chiennes de garde peut encore lui coller à la peau, et de manière parfois peu flatteuse. Or même si elle a encore des convictions qu’elle défend, Isabelle est profondément à l’écoute des autres, ouverte au dialogue, et possède une grandeur d’âme assez rare. J’ai sincèrement trouvé cette rencontre lumineuse et mémorable. Et je tiens à vous le dire, chers Amis.

A bientôt donc, Isabelle. Au plaisir de te lire à nouveau et de te retrouver au travers d’une nouvelle histoire et d’une nouvelle rencontre.

http://www.editions-heloisedormesson.com/livre/je-peux-me-passer-de-laube/

Pour acheter ce livre en version papier :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/je-peux-me-passer-de-l-aube-9782350874234-pr

 Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782350874241/je-peux-me-passer-de-l-aube-isabelle-alonso

 

Actu

Seuls les enfants savent aimer

cali

Bonsoir les Amis,

Je viens de découvrir le chanteur Cali avec de nouveaux yeux. Je porte désormais sur lui un nouveau regard. Cet homme raconte dans son livre Seuls les enfants savent aimer, comment âgé seulement de six ans il a été confronté à la mort de sa maman. Certainement l’une des pire tragédies qui puissent arriver à un si jeune enfant. Il décrit avec une plume d’une grande délicatesse, son infinie douleur, son manque incommensurable et la naissance d’une amitié profonde qui apaise quelque peu ses jours et ses nuits. Cette amitié devient addictive. Sa vie même en dépend. Il met en elle tout l’amour qu’il porte à sa maman disparue et cherche à recevoir une équivalence en retour. Ce petit garçon est en perpétuelle quête d’amour et d’affection. Il tombe profondément amoureux, comme on peut l’être à six ans. Parallèlement à ce besoin, il se sent complètement impuissant face à la détresse de son papa. Il assiste à son déclin sans pouvoir l’aider. Son petit papa qu’il aime tant. Les rares fois où il parvient à ressentir un moment de bonheur, le jeune garçon culpabilise et pose sans cesse la question suivante :

« Ai-je le droit d’être si heureux, maman ? »

Toute l’histoire se déroule sur quelques mois au milieu des années 70. J’ai grandi durant ces mêmes années quasiment au même âge. L’environnement qui est décrit ne m’est donc pas totalement étranger. J’y ai retrouvé d’infimes détails, des éléments qui ont résonné en moi, qui ont réveillé des souvenirs d’enfance. Par chance plus heureux. Il a ainsi entendu chanter Annie Cordy, il a appris la magie grâce à Gérard Majax, il portait ses sous-pull, les filles jouaient à l’élastique…

« Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l’amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va.
Seuls les enfants meurent d’amour.
Seuls les enfants jouent leur cœur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le cœur d’un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu’à quand vas-tu mourir ? »

Cali a su nous dévoiler ses blessures profondes avec une plume fine et poétique, du prisme de l’enfant qu’il était. J’ai trouvé cet ouvrage extrêmement touchant.

Bonne lecture les Amis.

Existe en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782749156392/seuls-les-enfants-savent-aimer-cali

Ou en version papier :

https://www.culture.leclerc/pageRechercheq=Seuls%20les%20enfants%20savent%20aimer&univers=all

Coup de cœur

Etre moderne : le MoMa à Paris

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Bonjour les Amis,

Je vais vous parler aujourd’hui d’une magnifique visite que j’ai faite cette semaine.

Le célèbre Museum of Modern Art de New York fondé en 1929 a su s’identifier à l’avènement de l’art moderne. Avec cette exposition Etre moderne : le MoMa à Paris, la Fondation louis Vuitton et le Musée new-yorkais présentent à Paris pour la première fois une exposition majeure composée de plus de deux cents œuvres issues des collections du MoMa.

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Je ne m’étais jamais rendue à la Fondation Louis Vuitton. Le bâtiment en lui-même est absolument audacieux. Conçu par Franck Gehry, considéré comme l’un des plus importants architectes vivants au monde, il ressemble à un vaisseau ou un voilier. Son architecture est légère est transparente. Le bâtiment composé essentiellement de verre courbé, semble vivant tant il laisse passer la lumière. Il évolue avec la luminosité. Situé à la lisière du Jardin d’Acclimatation dans le bois de Boulogne, il s’intègre à merveille dans son environnement naturel.

Quant à l’exposition, elle s’étend sur quatre niveaux et onze galeries. Je l’ai trouvé fabuleuse. J’y ai vu des œuvres d’artistes que j’affectionne, comme Jasper Johns, Magritte, ou encore Edward Hopper ou Picasso entre autres et bien entendu, j’en ai découvert beaucoup de nouveaux. C’était pour moi à la fois très plaisant et instructif. Peinture, photographie, sculpture, design, dessin, architecture, medias… Cette exposition est très éclectique.

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Or la présentation que j’ai vraiment préférée, tant par son originalité que par les sensations et émotions qu’elle a déclenchées en moi fut autour de la musique. A la fin du parcours, tandis que j’arpentais le couloir vers l’avant-dernière salle, je suis arrivée au seuil de la galerie numéro 10. Et là, je suis restée bluffée, surprise, épatée, je ne saurais bien le dire. J’ai entendu du bruit qui ressemblait à un grand silence. Suis-je claire ? J’ai pénétré dans cette immense pièce blanche, extrêmement haute de plafond et quasiment vide, à pas de loups. Seule l’ornaient quarante enceintes sur pieds, soit huit blocs de cinq répartis à la perfection, et quatre bancs blancs installés au milieu. Nous étions une dizaine dans cette pièce. Personne ne parlait, les regards étonnés, enchantés et émus se croisaient à peine. Cherchant juste chez l’autre si la sensation et la sensibilité était la même que chez soi.

J’étais entourée d’un chœur invisible, composé de  quarante voix, dont des sopranos enfants. Pas de musique, juste des voix interprétant une composition de Thomas Tallis, célèbre pour ses polyphonies. Chaque haut-parleur diffusait l’une des quarante voix. J’ai pu me promener entre ces chanteurs absents en me déplaçant d’une enceinte à l’autre comme s’ils étaient à mes côtés. J’ai vécu une expérience unique, fabuleuse, grandiose. Le son était pur et angélique. Il me semblait avoir des frissons, le bout du nez qui me piquait, les yeux écarquillés, la pupille dilatée et le bord des cils humectés. J’avais l’impression d’être connectée avec chaque voix individuellement. Mon cerveau avait cessé de bouillonné. Il s’était installé en mode pause. Seul mon cœur et mon corps réagissaient à la beauté de ce moment unique. C’était vraiment merveilleux. Il a fallu que me fasse violence pour sortir de cette salle.

L’exposition est encore visible jusqu’au 5 mars, alors de perdez plus de temps les Amis. Foncez !

http://www.fondationlouisvuitton.fr/