billet d'humeur·Coup de cœur

Lire des coups de cœur au soleil

Bonsoir les Amis,

Est-ce que le beau soleil qui a brillé aujourd’hui à peu près partout en France vous a incité à vous détendre avec un peu de lecture ? Installé sur une terrasse, en ville ou à la montagne, sur un rocher à la plage, chez vous à la campagne ou sur votre balcon, dans un jardin public, sur votre canapé ou votre lit, peu importe. La lecture est un activité que quiconque peut pratiquer n’importe quand et n’importe où, dans le calme ou non. Quelques minutes suffisent parfois. L’essentiel est d’en avoir vraiment envie. Si vous recherchez quel livre ouvrir je peux sans doute vous éclairer. Voici, dans des styles très différents, un petit rappel de mes coups de cœur de ce début d’année 2019. Au nombre de dix, or d’autres titres sont bien entendu tout aussi agréables et intéressants à lire. Le choix ne manque donc pas. Et même si la météo venait à se dégrader, la lecture peut toujours vous accompagner !

État d’ivresse (Denis Michelis) : un thriller domestique

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5243

La Vengeance du loup (PPDA) : une grande fresque familiale

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5227

Le berceau (Fanny Chesnel) : un tendre roman contemporain

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5205

Je rêvais de changer le monde (Marek Halter) : une rencontre unique et mémorable

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5187

Agatha Christie : la reine du crime

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5042

Félix et la source invisible (Eric-Emmanuel Schmitt) : un conte sur l’animisme

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5095

Oscar et la dame rose (Eric-Emmanuel Schmitt) : un incontournable

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5080

L’adversaire (Emmanuel Carrère) : ou la tragédie d’un mythomane

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5060

La couleur des émotions (Anna Llenas) : incontournable pour les enfants

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5028

La vague (Todd Strasser) : cela commence par un jeu et finit en dictature

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5001

De mon côté je viens d’ouvrir les premières pages d’un roman paru en France la semaine dernière et aux États-Unis en fin d’année 2018. Ma sœur, serial killeuse a fait le buzz dès sa sortie outre-Atlantique. Je vous en reparlerai très vite car moi aussi j’adore.

Bonne lecture chers Amis

 

Coup de cœur

Etat d’ivresse : un thriller domestique

etat d'ivresse

Bonjour les Amis,

J’ai adoré lire État d’ivresse, le dernier livre de Denis Michelis paru en janvier aux éditions Noir sur Blanc, collection Notabilia. Ce livre m’a embarquée dans la tête de l’héroïne de la première à la dernière page. Je l’ai dévoré en quelques heures. Il s’agit d’un huis clos sur une semaine. L’auteur a pris d’une part le parti de ne pas nommer l’héroïne, une femme alcoolique, et d’autre part d’installer le lecteur dans la tête de cette femme. J’y suis rentrée immédiatement. Autant dire que ses pensées sont confuses, brouillonnes et brouillées par la quantité d’alcool qu’elle inflige à son corps qui résiste difficilement. La narration passe de la première personne à la seconde du singulier avec beaucoup de fluidité. Elle instaure un dialogue, (ou devrais-je dire monologue) entre cette femme et elle-même sous la forme d’une petite voix . Ce qui entraîne parfois des situations cocasses quand la femme se met à parler à voix haute sans en avoir conscience. La qualité d’écriture est telle que jamais je ne me suis sentie perdue ou abandonnée sur le bas-coté par l’auteur comme cela arrive parfois.

Cette femme mariée à un homme souvent absent pour son travail, mère d’un adolescent de dix-sept ans, de fait, souvent absent aussi de la maison exerce le métier de journaliste en télétravail. La petite famille vit dans un joli pavillon de banlieue. Serait-ce la solitude qui l’amène à sombrer de la sorte ? Comme souvent chez les personnes atteintes de tels troubles, le mensonge devient alors une seconde nature. Elle passe ses journées à boire du matin au soir, elle devient paranoïaque et se sent complètement enfermée et surveillée par ses proches. Face à elle, quatre personnes, mari, fils, voisine et patron assistent impuissants à sa déchéance. Quelle tristesse !

Cet ouvrage aborde les sujets d’alcoolisme, d’enfermement, de solitude, d’abandon et surtout de déni avec profondeur mais sans noirceur. Quelques pointes d’humour viennent l’agrémenter comme le fait toujours Denis Michelis dans ses livres. Le texte est épuré, l’écriture limpide et maîtrisée et aucun mot de trop ne vient perturber la lecture. Je vous le recommande donc vivement et sans attendre. La presse en parle beaucoup et je comprends pourquoi.

Denis, je m’adresse cette fois à toi, j’ai beaucoup aimé tes précédents romans, mais ce dernier est mon préféré. A quand le prochain ?

Bonne lecture dominicale chers Amis.

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=Etat%20d%27ivresse&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782882505507/etat-d-ivresse-denis-michelis

 

 

Avis de lecture

Une mère, etc : une quête d’identité

UNE MERE ETC

Bonjour Les Amis,

Après Le berceau de Fanny Chesnel ou encore La Vengeance du loup de PPDA, je vous évoque encore une fois cette semaine un livre sur la filiation.

Voici aujourd’hui le dernier livre d’Isabelle Spaak, écrit cette fois à quatre mains avec Florence Billet, dont la vie est racontée dans ce roman paru hier aux éditions de L’Iconoclaste. Editeur dont j’apprécie souvent les titres.

L’essentiel du livre se déroule en Colombie. L’héroïne, Emmanuelle y est née puis a été abandonnée par sa mère avant d’être adoptée par une famille française. Toute l’histoire est basée sur la recherche de sa mère biologique dont elle apprend l’existence et le nom par hasard. Isabelle Spaak qui raconte cette aventure, nous fait traverser l’océan pour atterrir dans la région des Farc. La famille, la maternité, la quête de sa mère et celle de la narratrice, la loyauté envers les parents adoptifs sont des éléments importants de ce roman court et dont l’intrigue est bien menée. Sans aucun voyeurisme. Sans jugement. Juste la recherche de racines pour se construire au mieux.

Une fois de plus, comme elle sait si bien le faire, l’auteure signe un livre sur la famille et tous les liens complexes qui la constituent. L’ensemble avec une écriture ciselée, dynamique et efficace,

« UNE VIE PARFAITE, OU PRESQUE
Emmanuelle est fille de bonne famille. Ses cousins s’appellent
Hugues, Gontran, Maximilien. Elle connaît les bonnes manières,
s’habille en bleu marine, a des parents aimants. Mais ses cheveux
sont noir corbeau et sa peau, mate. Emmanuelle a été adoptée.
Le temps passe, et elle ressent le besoin profond de retrouver son
autre mère, tiraillée entre deux identités, deux continents. Alors,
elle décide de faire le voyage jusqu’en Colombie avec le grand
projet de retrouver celle qui lui a donné la vie.

En souvenir d’une très belle rencontre avec Isabelle Spaak, journaliste et écrivain mais surtout une femme empathique et sensible.

Bonne lecture chers Amis.

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/une-mere-etc-9782378800208-pr

Existe en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782378800710/une-mere-etc-isabelle-spaak-florence-billet

 

Alphabet·billet d'humeur

R comme regard

REGARD BLEU

Bonsoir les Amis,

On peut presque tout lire dans un regard. On peut constater s’il voit, regarde ou observe. S’il fuit ou s’il soutient. S’il est apeuré ou confiant, absent ou présent. Haineux ou admiratif. Indifférent ou complaisant. S’il sourit ou non. S’il est en corrélation avec le reste des expressions du visage. Les adjectifs ne manquent pas pour le définir. Parfois la bouche reste impassible et le regard est rieur ou charmeur, ou l’inverse. Le regard est le reflet de l’âme. Et si on est attentif, on observera qu’il fait miroir, on peut se voir dedans. Il ne peut rien dissimuler. Il n’a aucune capacité à mentir. Il trahit les pensées, même les plus profondes, quoi qu’en dise le reste du corps. Le regard ne saurait être faux. Même s’il peut être manipulateur. Une pupille dilatée ne révèle pas le même message qu’une pupille petite et contractée. Il est amusant ou surprenant de remarquer parfois l’inadéquation entre le langage et le regard. N’avez-vous jamais perçu par exemple le : Merci oui je vais bien, en décalage total avec ce que veulent exprimer les yeux ? C’est sans doute l’illustration la plus répandue, observée chaque jour autour de nous, et  à laquelle nous avons tous succombé un jour ou l’autre. Il est surtout intéressant d’observer que les mêmes yeux peuvent décocher une multitude de regards. Apprendre à les lire est indispensable pour connaître l’autre, pour savoir à qui on a affaire.

Regardez vous bien dans les yeux chers Amis, et bonne soirée à tous.

clin oeil

Coup de cœur

La Vengeance du loup : une grande fresque familiale

CVT_La-vengeance-du-loup_9321

Bonjour les Amis,

C’est avec plaisir et impatience que je retrouvais la plume de Patrick Poivre d’Arvor en ouvrant son dernier livre paru chez Grasset la semaine dernière : La Vengeance du loup. Puis c’est avec délectation que j’ai poursuivi ma lecture. Immédiatement, l’histoire de Charles m’a happée. Cette grande fresque familiale sur trois générations d’hommes m’a transportée entre Paris, Alger, Marseille et de nouveau Paris avec une fin bretonne. Le jeune Charles perd sa maman à l’âge de douze. Sur son lit de mort elle lui fait une confidence qui va bouleverser sa vie et l’amener à faire des rencontres importantes pour lui. Charles découvrira un pan de sa vie et celle de sa famille qu’il ignorait complètement. La plume fine, épurée et efficace de l’auteur m’a transportée dans ce récit poignant. Même si de graves sujets que je ne dévoilerai pas sont abordés, ils le sont avec finesse et poésie. Jamais une scène d’amour physique ou de violence n’est décrite trop crûment.  Sans pour autant en minimiser l’intensité. Personnellement j’apprécie beaucoup.

Jusqu’où peut-on aller par amour ?  Peut-il nous faire franchir nos propres limites ? A quel point les circonstances de la vie nous amènent-elles sur des chemins parfois tortueux, parfois ambitieux ? Rien n’est écrit d’avance. Notre passé est ancré en nous, il nous façonne et dirige souvent notre vie.

Ce livre est divisé en deux grandes parties et la fin laisse suggérer une suite à venir. J’ai déjà hâte de la découvrir. Monsieur Poivre d’Arvor, quand pouvons-nous attendre ce prochain épisode ?

J’ai toujours admiré l’homme, le journaliste et l’écrivain, je suis donc ravie aujourd’hui de pouvoir m’exprimer sur un de ses ouvrages.

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=LA+VENFEANCE+DU+LOUP&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782246818106/la-vengeance-du-loup-roman-patrick-poivr

Bonne lecture chers Amis.

 

billet d'humeur

Chronique à venir : la Vengeance du loup

CVT_La-vengeance-du-loup_9321

Bonsoir les Amis,

Ce petit mot juste pour vous dire que je vous parlerai bientôt du dernier livre de Patrick Poivre d’Arvor paru chez Grasset en janvier dernier. La Vengeance du loup. Une très jolie histoire que je viens de commencer à lire et qui déjà me plait beaucoup. On y retrouve la plume délicate de l’auteur et ses récits de vie bien construits. Je ne vous ai encore jamais parlé de lui ou plutôt de ses ouvrages que pour la plupart j’apprécie grandement. Je vais donc bientôt y remédier. Laissez moi juste le temps de finit cette belle lecture. A très vite.

Bonne soirée à tous chers Amis.

 

inspiration

Une cuisine hors du temps

images

Le couloir est très long entre la porte d’entrée et les toilettes situés tout au fond, là où se cache le loup la nuit. La première porte à droite à la poignée en plastique grince quand on l’ouvre. Elle mène à la cuisine. Cette pièce où la petite passait du temps avec sa maman. Des odeurs gourmandes y flottent souvent. Face à la porte, contre le mur qui donne sur le petit parking de l’immeuble à trois étages, se trouve l’évier. Son robinet est haut et prolongé d’un tuyau flexible. A droite en hauteur, sur le mur peint en orange, est suspendu un chauffe-eau dans lequel une petite flamme bleue est allumée. L’enfant l’observe, ça l’amuse, la flamme bouge comme les feuilles dans le parc en face.  Quand sa maman fait la vaisselle elle regarde dehors, par la fenêtre. Elle peut d’ici voir son mari rentrer du travail. A l’heure où il arrive, la petite adore grimper sur une chaise et s’asseoir là où maman pose la vaisselle qui sèche. Elle a souvent les fesses mouillées, ça la fait rigoler. Maman aussi. Elle surveille la R16 marron arriver au loin et saute de joie quand son papa trouve une place pour la garer juste devant elles. C’est trop rigolo. Elles le voient alors sortir de sa voiture, il est grand, brun avec des pattes longues qui descendent le long de ses oreilles. Parfois la petite s’amuse à ouvrir et fermer les rideaux à petits carreaux rouges et blancs. Elle les trouve jolis et leurs noms aussi. Maman dit que c’est du vichy. Comme les pastilles à la menthe blanche que sa mamie lui glisse dans la bouche quand elle a été sage. Sur la gauche, maman range la vaisselle dans un grand buffet marron en formica. On dirait presque du bois mais quand elle touche, c’est froid comme du plastique. Le meuble a trois portes à sa hauteur, un petit plateau sur lequel repose une coupe de fruits, avec des bananes et des pommes et juste à côté, une photo en noir et blanc de son petit frère et elle. Il est encore bébé et pourtant elle a été prise au dernier Noël. Juste au-dessus il y a encore trois portes mais un peu moins profondes. Les poignées, comme celles des tiroirs à couverts ainsi que les pieds, sont en métal noir. Torsadés.

Maman râle parce qu’elle ne met jamais ses chaussons, elle préfère marcher en chaussettes sur le carrelage froid de la cuisine. Et elle s’amuse à sautiller d’un carreau noir à un carreau blanc, en diagonale. Comme sur une marelle. Maman a toujours peur qu’elle glisse et se cogne la tête sur le coin de la table carrée située en plein milieu de la pièce. Elle est de la même couleur que le buffet. Là aussi la petite aime s’asseoir quand maman prépare le goûter. Pas sur les chaises également marron faux bois mais directement sur la table. Elle regarde sa mère lui préparer ce qu’elle aime manger le plus au monde. Maman ouvre alors le tiroir secret de la table où elle range le grand couteau à pain, coupe une tartine, ouvre le frigo blanc à droite de l’évier et en sort le beurre. Le frigo a des bords ronds, on dirait qu’il est tout gros. En plus l’enfant a le droit de coller des autocollants dessus. Ensuite maman étale le beurre sur le pain, et là la magie opère. Elle prend un couteau plus petit et râpe du chocolat en tablette sur la tartine. Des petits copeaux pleuvent dessus et fondent ensuite sur la langue de la petite. Avec son doigt qu’elle mouille dans sa bouche, elle récupère les petits morceaux tombés sur la nappe à carreaux. Les mêmes que sur les rideaux.

Coup de cœur

Le berceau : un tendre roman contemporain

img_1094

Bonjour les Amis,

Que faites-vous donc encore assis dans votre canapé à me lire ? Connectés, téléphone à la main. Levez-vous et filez acheter Le berceau de Fanny Chesnel paru chez Flammarion cette semaine ! Ou achetez le de suite en ebook. Ce second livre de l’auteure d’origine cherbourgeoise (tourlavillaise plus précisément) est une petite perle. Je viens de refermer le livre sur la dernière page et c’est un sentiment de plénitude qui m’envahit.

Fanny, avec ton récit aussi touchant que drôle, tu m’as glissée dans la valise de Joseph au-delà de l’océan Atlantique. Avec lui j’ai déserté notre beau Cotentin que tu décris si bien. Avec lui j’ai rencontré Abigail, cette jeune mère porteuse fougueuse, à la fois débordante d’énergie et de colère contre le monde qui l’entoure. J’ai assisté à la naissance de leur relation si attendrissante. Le temps de la lecture, je suis devenue l’ombre de ce normand rustre et sensible. Tu as su grâce à ton écriture fine et métaphorique aborder des thèmes contemporains sans jugement aucun de ta part. Sous le seul prisme des personnages. Homosexualité, GPA, deuil, famille, ruralité constituent entre autres la toile de fond de ton magnifique roman.

Voici donc un récit émouvant, rafraîchissant, avec des personnages attachants. Un récit qui aborde des sujets graves avec une rare tendresse écrit d’une plume particulièrement riche et créative. J’ai adoré ! Ne tardez plus, ouvrez la première page et vous non plus ne lâcherez plus ce livre original. Bonne lecture chers Amis et à très vite Fanny.

« Joseph fabrique le berceau de sa première petite-fille, lorsqu’un coup de téléphone l’interrompt. Un crash d’avion : son fils dedans, son gendre aussi. Et la petite alors ? Sauve, bien vivante ! Prête à naître, car grandissant dans le ventre d’une mère porteuse canadienne choisie par le couple homosexuel. Joseph n’a jamais foutu les pieds hors de sa Normandie natale, il a passé sa vie dans une ferme, vendu ses vaches, enterré sa femme : il n’a plus que cette enfant en tête. Alors il part. À la rencontre de la minuscule promesse qui prolonge l’existence de son fils. À la rencontre de la jeune étrangère, farouche et indomptable, qui la couve. Rien n’est simple dans cette histoire, mais il se lance, à plein régime, dans une réinvention audacieuse et poignante de la famille contemporaine. »
En ebook :
Pour rappel, Fanny Chesnel avait écrit un premier roman paru en 2011 chez Albin Michel. Une jeune fille aux cheveux blancs a été adapté ensuite au cinéma avec Fanny Ardant, Laurent Lafitte et Patrick Chenais sous le titre Les beaux jours.
Le livre :
L’ebook :

 

 

 

Coup de cœur

Une rencontre unique et mémorable avec Marek Halter

 

img_1059

Bonjour les Amis,

Je vous l’avais annoncé samedi. J’ai eu la chance de rencontrer Marek Halter et de passer la journée avec cet homme plein d’humanité. Je l’ai senti dès qu’il s’est approché de moi. A sa manière de me saluer en me tendant la main. Sa barbe reconnaissable entre toutes dissimulait mal un sourire plein de bonté. J’ai immédiatement remarqué son œil vif, intelligent et bienveillant à la fois. J’ai senti que cette rencontre me marquerait, et j’avais raison. Marek Halter est juif, né en 1936 dans le ghetto de Varsovie. Pendant la guerre sa famille fuit vers l’Est en Ouzbékistan. Il connait là-bas la misère, la faim, sa petite sœur en mourra, la violence dès son plus jeune âge,  et la mort qui rôde toujours autour de lui. Plus tard il vivra une vie extraordinaire faite de rencontres multiples qui lui permettront de porter haut ses grandes ambitions de paix au Proche-Orient en particulier. Il tutoiera les plus grands présidents du monde entier et créera  :  Action contre la faim.

Je l’ai écouté me conter son enfance, sa famille, ses combats pour la paix, son amour pudique pour Clara, sa femme disparue. Pendant ce temps, je songeais à quel point j’étais petite, à quel point il était grand homme, avec aussi beaucoup d’humour. C’est quand sa bien-aimée fut atteinte de la maladie de Parkinson et qu’elle pouvait difficilement communiquer avec lui que Marek Halter a décidé d’écrire ses Mémoires. Il a passé avec elle et avec Dieu, une sorte de « pacte », lui demandant de vivre jusqu’à la fin de l’écriture. Ce qu’il se passât. Ce livre, Je rêvais de changer le monde raconte toute sa vie, ses fabuleuses rencontres qui ne sont en rien le fruit du hasard, me semble-t-il en le lisant. Je crois fermement que lorsqu’une telle volonté, une telle force nous anime pour combattre, de façon inconsciente il est possible de tracer le bon chemin et croiser les bonnes personnes au bon moment. Ce livre est truffé de leçons de vie. Je ne vous en dis pas plus et vous invite juste à lire ce magnifique témoignage, certes assez épais mais qui se lit très facilement tant il est passionnant. Paru le 17 janvier, il s’agissait pour l’auteur samedi dernier, de sa première rencontre avec son public qui était nombreux à venir l’écouter. Et si vous êtes attentifs, vous entendrez beaucoup parler de lui en ce moment. Des articles sont déjà parus la semaine dernière dans le Figaro, Le Monde, Paris Match… et d’autres apparitions dans les médias sont encore prévues.

« Mais quelle vie ! Pour la première fois, Marek Halter remonte le fil de son incroyable destin.
Il était une fois… un petit garçon juif polonais, né à Varsovie quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Chassé par le nazisme dans de lointaines Républiques de l’Union soviétique, il y a survécu, avec ses parents, pour arriver à Paris au tout début des années 1950. Destiné à une carrière de peintre, il va, de hasards en rencontres, devenir le romancier populaire que nous connaissons bien, et cet infatigable militant de la paix qui a toujours rêvé et n’a jamais renoncé.
De son enfance à aujourd’hui, en véritable conteur, porté par une foi absolue dans le pouvoir du Verbe, de la parole, du dialogue, Marek Halter revient sur chaque étape de ce destin unique où l’on croise Staline, Ben Gourion, Golda Meir, Nasser, Sadate, Yasser Arafat, Peres, Perón, Che Guevara, Poutine, Jean-Paul II, le pape François… sans oublier les présidents de la République française avec lesquels il a toujours entretenu une relation particulière.
Son incessant combat pour la paix au Proche-Orient, pour la liberté d’expression où qu’il faille aller porter le fer, mais aussi ses amitiés, ses amours, son passionnant partage de la culture juive… Dans une construction narrative émouvante où il s’adresse à Clara, sa femme et sa compagne de lutte pendant plus de quarante ans, décédée en 2017, Marek Halter nous invite à revisiter, à travers son propre « voyage », presque un siècle d’Histoire. »

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5179

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=je+revais+de+changer+le+monde&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782221240588/je-revais-de-changer-le-monde-marek-halter

https://www.lecho.be/culture/litterature/le-monde-ne-va-pas-plus-mal-qu-hier-marek-halter/10093592.html

Bonne journée chers Amis.

img_1058img_1072

Avis de lecture·billet d'humeur

Je rêvais de changer le monde

Marek-Halter-je-revais-de-changer-le-monde-768x1232

Bonjour les Amis,

Je vous souhaite une belle journée, de mon côté elle devrait être passionnante. J’aurai le plaisir de recevoir Marek Halter à l’occasion de la sortie de son dernier livre paru le 17 janvier dernier chez Robert Laffont / Xo : Je rêvais de changer le monde. L’occasion d’une telle rencontre ne se présentant pas à multiples reprises dans une vie, j’ai bien l’intention d’en profiter au maximum, d’être toute ouïe et attentive aux échanges qui ne manqueront pas d’être enrichissants. Je vous raconterai tout demain et vous parlerai de son superbe livre par la même occasion.

« Il était une fois… un petit garçon juif polonais, né à Varsovie quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Chassé par le nazisme dans de lointaines Républiques de l’Union soviétique, il y a survécu, avec ses parents, pour arriver à Paris au tout début des années 1950. Destiné à une carrière de peintre, il va, de hasards en rencontres, devenir le romancier populaire que nous connaissons bien, et cet infatigable militant de la paix qui a toujours rêvé et n’a jamais renoncé.
De son enfance à aujourd’hui, en véritable conteur, porté par une foi absolue dans le pouvoir du Verbe, de la parole, du dialogue, Marek Halter revient sur chaque étape de ce destin unique où l’on croise Staline, Ben Gourion, Golda Meir, Nasser, Sadate, Yasser Arafat, Peres, Perón, Che Guevara, Poutine, Jean-Paul II, le pape François… sans oublier les présidents de la République française avec lesquels il a toujours entretenu une relation particulière.
Son incessant combat pour la paix au Proche-Orient, pour la liberté d’expression où qu’il faille aller porter le fer, mais aussi ses amitiés, ses amours, son passionnant partage de la culture juive… Dans une construction narrative émouvante où il s’adresse à Clara, sa femme et sa compagne de lutte pendant plus de quarante ans, décédée en 2017, Marek Halter nous invite à revisiter, à travers son propre « voyage », presque un siècle d’Histoire. » XO

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=je+revais+de+changer+le+monde&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782221240588/je-revais-de-changer-le-monde-marek-halter

Bonne journée chers Amis.