Avis de lecture

Lettre d’une inconnue

Bonjour les Amis,

Je vais évoquer avec vous aujourd’hui une magnifique nouvelle de Stefan Zweig, célèbre écrivain autrichien, publiée en 1922 et traduite en français pour la première fois en 1927. Lettre d’une inconnue. Je vous vois déjà objecter que cette lecture n’est pas vraiment contemporaine en comparaison à celles que je vous chronique habituellement. En revanche cette nouvelle n’en reste pas moins extrêmement agréable à lire et son contenu n’a pas d’âge. L’amour inconditionnel et les tragédies sont intemporels. Même si ce contexte en particulier est quelque peu difficile à imaginer de nos jours. Mais n’est-ce pas une des qualités premières de la littérature que d’emmener le lecteur là où il ne saurait aller seul ? Sur des chemins qu’il lui serait impossible d’arpenter au moment de sa lecture ?

Cette histoire que je narrerai très peu pour en garder toute la saveur lors de votre propre découverte, est écrite avec toute la poésie et le talent magistral dont Stefan Zweig sait parfaitement faire preuve. Je dirai juste que passion, fantasmes, dévouement et indifférence en sont les maîtres mots.

Je vous souhaite une très courte et très belle lecture !

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/contes-et-legendes-u/lettre-d-une-inconnue-9782070469826-pr#divdetaille

Existe en version ebook

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782253175094/lettre-d-une-inconnue-stefan-zweig

 

Rentrée littéraire 2018

Douce : une relation addictive

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Bonjour les Amis,

Douce. Voici un nouveau roman signé Sylvia Rozelier, qui démontre à quel point l’emprise d’un homme sur une femme peut parfois devenir nocive. Douce est le surnom qu’un amant donne à sa maîtresse. Cette dernière vivra pendant huit années un amour passionnel impossible. Un amour tiraillé entre attente, solitude, possession, dépendance, mensonge, trahison et jalousie. Est-ce vraiment cela l’amour ? Le véritable ? Les contours ont-ils si peu d’importance ? Aimer au point de s’oublier, est-ce réellement aimer ?  La passion doit-elle passer par ces méandres ? Quel est donc ce pouvoir que l’amant distille autour de lui tel un venin ? Son amant est une réelle addiction pour Douce. Une addiction dont elle a beaucoup de mal à se sevrer. Pourtant dès le début de leur relation, Douce sent tout au fond d’elle une sorte de danger, or elle l’occulte, préférant ne marcher que dans les traces de ce que lui dicte son cœur. Préférant laisser la raison sur le bas-côté. Je vous laisse découvrir jusqu’où cette décision la mènera.

Bonne lecture à tous chers Amis

Cet ouvrage paraîtra le 30 août or il est déjà possible de le pré-commander en version papier sur :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/douce-9782847423907-pr

Avis de lecture

La femme qui ne vieillissait pas : seule la jeunesse éphémère est précieuse…

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Bonjour les Amis,

Qui d’entre vous aimerait ne pas vieillir physiquement ? Je suis certaine qu’instinctivement vous seriez nombreux à jubiler rien qu’en l’imaginant. Et bien moi, non. Pas envie. Cette idée ne me fait pas particulièrement vibrer. En tous cas moins que le regard que l’être aimé qui partage ma vie porte sur moi. Tant que ses yeux brilleront en décryptant ma vie entière écrite sur mon visage et dans les petits sillons qui s’y sont confortablement installés, rien ne me fera changer d’avis. Il peut y lire tant qu’il le souhaite mes douleurs et mes joies, et je le laisse faire avec délectation ! L’essentiel est de traverser ce temps ensemble sans tenir compte des métamorphoses.

C’est aussi ce dont aurait rêvé Betty (ex Martine), l’héroïne. La femme qui ne vieillissait pas.

« À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j’avais trente ans, désespérément. »

C’est un roman qui aborde une thématique originale et contemporaine. Un phénomène très présent dans notre société actuelle. La jeunesse éternelle ou comment ne pas vieillir. Cependant, il est abordé ici sous un angle complètement opposé à ce qu’on a l’habitude d’entendre, de voir ou de lire. Betty ne vieillit pas, elle a trente ans pour longtemps sans l’avoir décidé. Et surtout en conservant sa fraîcheur et sa beauté naturelles. Elle n’a aucun recours au savoir faire d’un chirurgien esthétique, contrairement à sa meilleure amie. Elle n’a pas la faiblesse de croire que des mains expertes pouvent être magiciennes. Elle n’en a pas besoin surtout. Elle reste jeune sans que la superficialité ne s’inscrive avec vulgarité sur son visage.

En revanche, la cohabitation de cet état avec son entourage s’avère de plus en plus difficile et douloureuse. Grégoire Delacourt décrit parfaitement toutes les contraintes liées à cette jeunesse éternelle. J’aime beaucoup également sa manière de présenter des pans de vie juste par de menus détails. L’auteur en évoquant une coupe de cheveux, une forme de pantalon, un tube musical ou la mort d’un artiste permet au lecteur de se situer dans le temps. Il réalise cette prouesse avec beaucoup de douceur et de poésie. Je me suis littéralement laissée bercée et portée par son écriture fluide et féminine.

Ce livre est une véritable ode à l’amour. Ce véritable amour qui parfois trébuche mais jamais ne faiblit. Cet amour niché au creux du ventre pour l’éternité tel un cœur battant.

Bonne lecture chers Amis !

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/la-femme-qui-ne-vieillissait-pas-9782709661836-pr

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782709662093/la-femme-qui-ne-vieillissait-pas-gregoire-delacourt

 

 

 

 

Avis de lecture

L’amour sans le faire

L'AMOUR SANS LE FAIRE

Bonsoir les Amis,

Je ferme à l’instant la dernière page de ce très beau roman de Serge Joncour, L’amour sans le faire. Une fois de plus l’auteur peint les atmosphères à merveille. Ici elle est à la fois douillette et fébrile.

Un homme de quarante ans qui vit seul, meurtri par la vie, reviens chez ses parents à qui il ne parle plus depuis dix ans. Sur place, il rencontre une femme, une âme en peine elle aussi, maman d’un petit garçon qui lui rappelle étrangement son frère disparu.

Une écriture poétique pour décrire des sentiments et des mots qu’on ne dit pas. Une précarité. Une relation parents enfant compliquée voire absente. Un amour impossible qu’il vaut mieux ne pas faire. Une tendresse. L’espérance. Toutes ces vibrations constituent les ingrédients de ce roman. La plume si particulière et délicate d’un auteur à l’apparence de grand gaillard. Ce grand gaillard j’ai eu la chance de le rencontrer, sa carrure d’homme costaud aux larges épaules est rehaussée par un regard empreint de douceur. Quand je le lis, j’ai chaque fois le sentiment de retrouver une part de lui dans ses personnages.

Je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir d’ouvrir la première page et vous laisser happer par l’histoire tout en douceur et délicatesse.

Bonne lecture chers Amis

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/l-amour-sans-le-faire-9782290072264-pr

Existe en ebook

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081291058/l-amour-sans-le-faire-serge-joncour

JONCOURPhoto David Ignaszewski © Flammarion

Coup de cœur

Les petites victoires : une BD touchante sur l’autisme

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Géniale ! Cette BD est géniale ! J’ai aimé autant l’histoire que le graphisme.

Voici la quatrième de couverture :

Le témoignage bouleversant d’un père sur le combat qu’il mène au quotidien avec son fils. Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Seule la couverture est en couleur. Le dessin noir et blanc est très sobre. Il me touche. J’admire la manière dont Yvon Roy, l’auteur-illustrateur, parvient à faire passer les émotions sur les visages des protagonistes. Son trait est extrêmement léger. Le dessin, et les textes m’apparaissent purs et sincères, simples et efficaces. Ce papa relate des tranches de vie. Il va souvent à l’encontre des conseils promulgués par les médecins et psychologues en tous genres. Sans pour autant rejeter leurs méthodes. Ce n’est pas un livre écrit dans la rébellion. Il ne veut juste pas instaurer de routine ni d’habitude avec son fils, comme c’est souvent préconisé dans les cas d’autisme. Il y préfère les traditions et de temps à autre les bouleversements. Il agit surtout avec une patience absolument inouïe et une dose d’amour incommensurable. C’est aussi cet amour qui aide le petit garçon à vivre comme presque tous les autres enfants.

Je pense que cet ouvrage émouvant peut éclairer les parents concernés par ce handicap, mais il peut également aider chacun d’entre nous dans notre vie de tous les jours. Par ses leçons de vie, par une philosophie que je trouve à la fois paisible mais déterminée.

J’aime un passage en particulier lorsque le papa dit la chose suivante :

« Je ne veux pas que mon fils apprenne à vivre avec le handicap, je veux qu’il surmonte son handicap. »

Je vous souhaite donc, chers Amis, une lecture bouleversante et enrichissante.

Yvon Roy est un auteur et illustrateur canadien. Il vit au Québec, près de Montréal. Les Petites Victoires est son premier titre chez Rue de Sèvres.

http://www.editions-ruedesevres.fr/les-petites-victoires

https://www.sequencity.com/fr-FR/books/22375/read?store_id=15

Coup de cœur·rentrée littéraire 2017

Femme à la mobylette

Chers Amis,femme à la mobylette

Je vous l’avais promis. Voilà mon coup de cœur de la semaine.

Reine. J’aurais pu supposer qu’avec un tel prénom, l’héroïne de ce livre eut un autre destin. Cependant le sien est plutôt terne. Reine, maman de trois enfants, peu coquette, sans famille, sans emploi, quittée par son mari, a une vie misérable. Jusqu’au jour où elle trouve une mobylette.

A partir de là, le cours de sa vie change. Elle redécouvre l’amour. La lumière qu’il apporte provoque en elle une étincelle d’espoir, une envie de croire au bonheur possible pour elle et ses enfants. J’aime l’atmosphère particulière de ce roman. A la fois tout en rêve et en réalité brutale. On ne sait à quelle période situer l’histoire. Plutôt contemporaine me semble-t-il, or rien ne l’évoque ni le précise. Aucune importance, j’aime cette part de mystère aussi.

Le livre débute par une scène épouvantable qui plante l’ambiance immédiatement. On y perçoit le désespoir et la misère humaine en quelques lignes qui donnent envie de découvrir les suivantes. Reine qui se sent humiliée par la vie, par les autres, par son manque de connaissances, possède une intelligence émotionnelle hors du commun. Elle la ressent de manière si intense parfois, qu’elle en est complètement décalée par rapport aux autres qui pourraient la prendre pour folle. Cette pauvre femme s’invente des mots qu’elle récite et auxquels elle se raccroche pour se créer son propre monde. Pour fuir la réalité. La folie qui rôde. Pour survivre. Car son pire ennemi est l’insignifiance. Terrible. Elle parvient à la combattre grâce à son nouvel amour et ses récitations.

« Désormais ils pourront faire face ensemble à la brutalité de ce monde qui ne dit jamais son nom et qu’ils subissent pourtant depuis tant d’années avec la même violence : l’insignifiance. »

Reine, cette femme fragile fait preuve d’un grande volonté et force de caractère. Voici un passage que j’affectionne particulièrement. Il me parle. Il décrit bien sa personnalité :

« il aime les points forts de sa mère, son courage, sa vivacité, son acharnement à vouloir transformer la réalité avec ses tissanderies, sa propension aussi à l’émerveillement tout en sachant que son comportement volontariste, cette violence qu’elle se fait subir à elle-même pour être à la hauteur, n’ont pour socle que son extrême fragilité. » 

Tout est dit là sur l’héroïne. Ouah !

L’écriture poétique, fine, et ciselée de Jean-Luc Seigle me touche. Il décortique avec finesse et pudeur les profondeurs de l’âme humaine. Il a réussi à me faire pénétrer dans l’univers quelque peu surréaliste de Reine. Et je m’y sentais bien.

J’adore ce que j’appelle :  » les livres à atmosphère« . Ils ne me laissent jamais indifférente et je m’en souviens longtemps. Je n’avais encore lu aucun livre de Jean-Luc Seigle mais suis bien décidée à découvrir d’autres ouvrages de cet auteur remarquable et remarqué.

Une parution de cette rentrée littéraire à ne pas manquer. Bonne lecture à tous !

http://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/femme-a-la-mobylette

Existe aussi en ebook sur : https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081378698/femme-a-la-mobylette-jean-luc-seigle

Coup de cœur

MA REINE : mon favori paraît dès demain

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Ma Reine. Je vous l’avais annoncé le mois dernier car j’ai eu le bonheur de le découvrir en amont de sa sortie officielle. Je l’ai tant aimé que je vous en reparle pour vous dire qu’il sera officiellement en librairie dès demain matin, 30 août. Ne le manquez pas ! vraiment, vous ne le regretterez pas.

 

Jean-Baptiste Andréa est scénariste et réalisateur. Il publie avec Ma Reine, son premier roman. Un roman qui promet un grand succès en librairie. Ma Reine est mon petit chouchou…

J’ai adoré ! L’écriture est fine, poétique, pleine de métaphores, de personnifications. J’ai immédiatement été happée par l’atmosphère du texte, elle est forte et puissante d’un bout à l’autre du livre. Je suis entrée dans l’histoire, dans la tête et le corps de Shell. La domination forte de Viviane sur le jeune garçon est extrêmement bien exprimée, de manière fine et subtile. Quant à la fascination de Shell pour son amie, elle est plus que perceptible, à travers les mots de l’auteur, on pourrait presque toucher du bout des doigts le cordon invisible qui le lie à elle. Shell est différent des autres enfants de son âge, mais il est néanmoins très malin, une forme d’intelligence émotionnelle émane de lui de façon omniprésente. J’ai souvent souri en visualisant tous ses subterfuges pour rencontrer ou croiser Viviane.

Je pourrais en parler longtemps encore, une pluie de mots pourrait continuer à sortir de ma bouche ou du bout de mes doigts sur mon clavier. Je vais donc arrêter ici.

Je n’ai qu’une seule conclusion à proposer : pourquoi Jean-Baptiste Andrea a-t-il attendu autant de temps pour publier son premier roman ? C’est la vraie question !

https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/ma-reine/

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=ma+reine&univers=all