Coup de cœur

David Foenkinos signe Deux sœurs

deux soeurs

Bonjour les Amis,

Deux sœurs, le nouveau roman de David Foenkinos est paru chez Gallimard la semaine dernière. Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé l’histoire et l’intrigue bien menée avec une écriture simple, fluide et poétique. C’est l’histoire d’une rupture. Mathilde est quittée par Étienne, son grand amour. Jusqu’ici rien de particulièrement novateur en littérature. Pourtant c’est avec beaucoup de finesse que l’auteur m’a embarquée avec lui cette fois, dans un thriller psychologique. L’héroïne sombre doucement et profondément. Elle vit extrêmement mal ce désamour. Seule sa sœur va lui tendre la main.  Tout le roman traite de cette difficulté à reprendre goût à la vie mais aussi de la perversité de la dépression et les points de non retour où elle peut mener. Il faut vraiment aller à la dernière page pour découvrir l’issue de cette histoire. Et le point final ne l’est peut-être pas, il laisse place derrière lui à toute interprétation personnelle. Au-delà de l’écriture fine, la construction du récit avec ses courts chapitres incite à une lecture rapide.

Comme dans presque tous les romans de David Foenkinos, l’Art est mentionné, tout comme la beauté et la littérature. Des sujets qu’il aime particulièrement. Ici, quelques allusions au  célèbre peintre Magritte viennent ponctuer le texte tout comme Flaubert et son Éducation sentimentale. Ces évocations peuvent être assimilées à la signature de Foenkinos.

Je vous laisse maintenant découvrir ce joli roman.

Bonne lecture chers Amis,

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/deux-soeurs-9782072841842-pr

Existe en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782072841873/deux-s-urs-david-foenkinos

Autres chroniques sur des titres de David Foenkinos :

En cas de bonheur : https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4462

Vers la beauté : https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4075

 

 

Coup de cœur

Ma sœur, serial killeuse : un roman drôle et touchant

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Bonjour les Amis,

J’ai terminé la lecture d’un livre qui sort un peu des sentiers battus. Ma sœur, serial killeuseUne écriture fluide et limpide installée dans des chapitres courts, un intrigue bien menée, des personnages attachants, (même la serial killeuse), et voici la recette du page turner par excellence. Ce premier roman nigérien de Oyinkan Braithwaite laisse présager de prochaines belles lectures si elle décide de continuer dans cette voie. Dès la première page, je n’ai pas pu lâcher ce livre. C’est un roman à la fois léger, drôle et grave.

Résumé de l’éditeur Delcourt littérature :

« Korede est un peu amère. Il faut dire que sa sœur Ayoola abuse vraiment : non contente d’être la plus belle, la favorite, elle est aussi un peu/beaucoup sociopathe. Et voilà qu’elle l’appelle à nouveau au-secours sous prétexte que son amant numéro 3 est raide mort dans son salon. Avec le temps, Korede est passé experte pour faire disparaître les traces de sang, et le coffre de sa voiture est bien assez grand pour y cacher un cadavre. Et tout ça, sans un merci. Mais Korede a une vie à mener, elle aussi : elle est secrètement amoureuse de Tane, le séduisant médecin qu’elle croise tous les jours dans les couloirs de l’hôpital où elle travaille comme infirmière. Aussi, lorsque sa jeune sœur jette son dévolu sur Tane, Korede se trouve face à un dilemme : comment continuer à protéger sa sœur, sans risquer la vie de l’homme qu’elle aime ? »

Ayoola est une jeune femme à la beauté ravageuse, elle collectionne les amants puis les supprime avec un détachement naturel que seuls les sociopathes peuvent éprouver. Elle est capable de tuer puis danser ou choisir sa plus belle robe pour sortir à quelques heures d’intervalle sans le moindre scrupule. Si elle n’était pas sociopathe, on pourrait croire qu’elle dégage une candeur exacerbée et touchante. On lui pardonnerait presque ses crimes. En dépit du titre et du sujet, ce livre n’est pas un polar ni un roman noir. Il m’a fait sourire. Par certains côtés, il me rappelle avec plaisir le ton particulier que j’avais trouvé dans un précédent livre Eleanor Oliphant va très bien de Gael Honeyman, un premier roman paru chez Fleuve Editions en 2017.

Je vous laisse le soin de découvrir cette serial killeuse qui sans aucun doute retiendra aussi votre attention. Outre-Atlantique, lors de sa parution en fin d’année 2018, ce livre a fait le buzz sur de nombreux réseaux et médias.

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=Ma%20soeur%2C%20serial%20killeuse&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782413019305/ma-soeur-serial-killeuse-oyinkan-braithwaite?ac=1

Je vous joins ci-dessous la chronique d’Eleanor va très bien :

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3489

billet d'humeur·Coup de cœur

Lire des coups de cœur au soleil

Bonsoir les Amis,

Est-ce que le beau soleil qui a brillé aujourd’hui à peu près partout en France vous a incité à vous détendre avec un peu de lecture ? Installé sur une terrasse, en ville ou à la montagne, sur un rocher à la plage, chez vous à la campagne ou sur votre balcon, dans un jardin public, sur votre canapé ou votre lit, peu importe. La lecture est un activité que quiconque peut pratiquer n’importe quand et n’importe où, dans le calme ou non. Quelques minutes suffisent parfois. L’essentiel est d’en avoir vraiment envie. Si vous recherchez quel livre ouvrir je peux sans doute vous éclairer. Voici, dans des styles très différents, un petit rappel de mes coups de cœur de ce début d’année 2019. Au nombre de dix, or d’autres titres sont bien entendu tout aussi agréables et intéressants à lire. Le choix ne manque donc pas. Et même si la météo venait à se dégrader, la lecture peut toujours vous accompagner !

État d’ivresse (Denis Michelis) : un thriller domestique

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5243

La Vengeance du loup (PPDA) : une grande fresque familiale

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5227

Le berceau (Fanny Chesnel) : un tendre roman contemporain

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5205

Je rêvais de changer le monde (Marek Halter) : une rencontre unique et mémorable

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5187

Agatha Christie : la reine du crime

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5042

Félix et la source invisible (Eric-Emmanuel Schmitt) : un conte sur l’animisme

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5095

Oscar et la dame rose (Eric-Emmanuel Schmitt) : un incontournable

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5080

L’adversaire (Emmanuel Carrère) : ou la tragédie d’un mythomane

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5060

La couleur des émotions (Anna Llenas) : incontournable pour les enfants

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5028

La vague (Todd Strasser) : cela commence par un jeu et finit en dictature

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5001

De mon côté je viens d’ouvrir les premières pages d’un roman paru en France la semaine dernière et aux États-Unis en fin d’année 2018. Ma sœur, serial killeuse a fait le buzz dès sa sortie outre-Atlantique. Je vous en reparlerai très vite car moi aussi j’adore.

Bonne lecture chers Amis

 

Coup de cœur

Etat d’ivresse : un thriller domestique

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Bonjour les Amis,

J’ai adoré lire État d’ivresse, le dernier livre de Denis Michelis paru en janvier aux éditions Noir sur Blanc, collection Notabilia. Ce livre m’a embarquée dans la tête de l’héroïne de la première à la dernière page. Je l’ai dévoré en quelques heures. Il s’agit d’un huis clos sur une semaine. L’auteur a pris d’une part le parti de ne pas nommer l’héroïne, une femme alcoolique, et d’autre part d’installer le lecteur dans la tête de cette femme. J’y suis rentrée immédiatement. Autant dire que ses pensées sont confuses, brouillonnes et brouillées par la quantité d’alcool qu’elle inflige à son corps qui résiste difficilement. La narration passe de la première personne à la seconde du singulier avec beaucoup de fluidité. Elle instaure un dialogue, (ou devrais-je dire monologue) entre cette femme et elle-même sous la forme d’une petite voix . Ce qui entraîne parfois des situations cocasses quand la femme se met à parler à voix haute sans en avoir conscience. La qualité d’écriture est telle que jamais je ne me suis sentie perdue ou abandonnée sur le bas-coté par l’auteur comme cela arrive parfois.

Cette femme mariée à un homme souvent absent pour son travail, mère d’un adolescent de dix-sept ans, de fait, souvent absent aussi de la maison exerce le métier de journaliste en télétravail. La petite famille vit dans un joli pavillon de banlieue. Serait-ce la solitude qui l’amène à sombrer de la sorte ? Comme souvent chez les personnes atteintes de tels troubles, le mensonge devient alors une seconde nature. Elle passe ses journées à boire du matin au soir, elle devient paranoïaque et se sent complètement enfermée et surveillée par ses proches. Face à elle, quatre personnes, mari, fils, voisine et patron assistent impuissants à sa déchéance. Quelle tristesse !

Cet ouvrage aborde les sujets d’alcoolisme, d’enfermement, de solitude, d’abandon et surtout de déni avec profondeur mais sans noirceur. Quelques pointes d’humour viennent l’agrémenter comme le fait toujours Denis Michelis dans ses livres. Le texte est épuré, l’écriture limpide et maîtrisée et aucun mot de trop ne vient perturber la lecture. Je vous le recommande donc vivement et sans attendre. La presse en parle beaucoup et je comprends pourquoi.

Denis, je m’adresse cette fois à toi, j’ai beaucoup aimé tes précédents romans, mais ce dernier est mon préféré. A quand le prochain ?

Bonne lecture dominicale chers Amis.

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=Etat%20d%27ivresse&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782882505507/etat-d-ivresse-denis-michelis

 

 

Coup de cœur

La Vengeance du loup : une grande fresque familiale

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Bonjour les Amis,

C’est avec plaisir et impatience que je retrouvais la plume de Patrick Poivre d’Arvor en ouvrant son dernier livre paru chez Grasset la semaine dernière : La Vengeance du loup. Puis c’est avec délectation que j’ai poursuivi ma lecture. Immédiatement, l’histoire de Charles m’a happée. Cette grande fresque familiale sur trois générations d’hommes m’a transportée entre Paris, Alger, Marseille et de nouveau Paris avec une fin bretonne. Le jeune Charles perd sa maman à l’âge de douze ans. Sur son lit de mort elle lui fait une confidence qui va bouleverser sa vie et l’amener à faire des rencontres importantes pour lui. Charles découvrira un pan de sa vie et celle de sa famille qu’il ignorait complètement. La plume fine, épurée et efficace de l’auteur m’a transportée dans ce récit poignant. Même si de graves sujets que je ne dévoilerai pas sont abordés, ils le sont avec finesse et poésie. Jamais une scène d’amour physique ou de violence n’est décrite trop crûment.  Sans pour autant en minimiser l’intensité. Personnellement j’apprécie beaucoup.

Jusqu’où peut-on aller par amour ?  Peut-il nous faire franchir nos propres limites ? A quel point les circonstances de la vie nous amènent-elles sur des chemins parfois tortueux, parfois ambitieux ? Rien n’est écrit d’avance. Notre passé est ancré en nous, il nous façonne et dirige souvent notre vie.

Ce livre est divisé en deux grandes parties et la fin laisse suggérer une suite à venir. J’ai déjà hâte de la découvrir. Monsieur Poivre d’Arvor, quand pouvons-nous attendre ce prochain épisode ?

J’ai toujours admiré l’homme, le journaliste et l’écrivain, je suis donc ravie aujourd’hui de pouvoir m’exprimer sur un de ses ouvrages.

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=LA+VENFEANCE+DU+LOUP&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782246818106/la-vengeance-du-loup-roman-patrick-poivr

Bonne lecture chers Amis.

 

Coup de cœur

Le berceau : un tendre roman contemporain

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Bonjour les Amis,

Que faites-vous donc encore assis dans votre canapé à me lire ? Connectés, téléphone à la main. Levez-vous et filez acheter Le berceau de Fanny Chesnel paru chez Flammarion cette semaine ! Ou achetez le de suite en ebook. Ce second livre de l’auteure d’origine cherbourgeoise (tourlavillaise plus précisément) est une petite perle. Je viens de refermer le livre sur la dernière page et c’est un sentiment de plénitude qui m’envahit.

Fanny, avec ton récit aussi touchant que drôle, tu m’as glissée dans la valise de Joseph au-delà de l’océan Atlantique. Avec lui j’ai déserté notre beau Cotentin que tu décris si bien. Avec lui j’ai rencontré Abigail, cette jeune mère porteuse fougueuse, à la fois débordante d’énergie et de colère contre le monde qui l’entoure. J’ai assisté à la naissance de leur relation si attendrissante. Le temps de la lecture, je suis devenue l’ombre de ce normand rustre et sensible. Tu as su grâce à ton écriture fine et métaphorique aborder des thèmes contemporains sans jugement aucun de ta part. Sous le seul prisme des personnages. Homosexualité, GPA, deuil, famille, ruralité constituent entre autres la toile de fond de ton magnifique roman.

Voici donc un récit émouvant, rafraîchissant, avec des personnages attachants. Un récit qui aborde des sujets graves avec une rare tendresse écrit d’une plume particulièrement riche et créative. J’ai adoré ! Ne tardez plus, ouvrez la première page et vous non plus ne lâcherez plus ce livre original. Bonne lecture chers Amis et à très vite Fanny.

« Joseph fabrique le berceau de sa première petite-fille, lorsqu’un coup de téléphone l’interrompt. Un crash d’avion : son fils dedans, son gendre aussi. Et la petite alors ? Sauve, bien vivante ! Prête à naître, car grandissant dans le ventre d’une mère porteuse canadienne choisie par le couple homosexuel. Joseph n’a jamais foutu les pieds hors de sa Normandie natale, il a passé sa vie dans une ferme, vendu ses vaches, enterré sa femme : il n’a plus que cette enfant en tête. Alors il part. À la rencontre de la minuscule promesse qui prolonge l’existence de son fils. À la rencontre de la jeune étrangère, farouche et indomptable, qui la couve. Rien n’est simple dans cette histoire, mais il se lance, à plein régime, dans une réinvention audacieuse et poignante de la famille contemporaine. »
En ebook :
Pour rappel, Fanny Chesnel avait écrit un premier roman paru en 2011 chez Albin Michel. Une jeune fille aux cheveux blancs a été adapté ensuite au cinéma avec Fanny Ardant, Laurent Lafitte et Patrick Chenais sous le titre Les beaux jours.
Le livre :
L’ebook :

 

 

 

Coup de cœur

Une rencontre unique et mémorable avec Marek Halter

 

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Bonjour les Amis,

Je vous l’avais annoncé samedi. J’ai eu la chance de rencontrer Marek Halter et de passer la journée avec cet homme plein d’humanité. Je l’ai senti dès qu’il s’est approché de moi. A sa manière de me saluer en me tendant la main. Sa barbe reconnaissable entre toutes dissimulait mal un sourire plein de bonté. J’ai immédiatement remarqué son œil vif, intelligent et bienveillant à la fois. J’ai senti que cette rencontre me marquerait, et j’avais raison. Marek Halter est juif, né en 1936 dans le ghetto de Varsovie. Pendant la guerre sa famille fuit vers l’Est en Ouzbékistan. Il connait là-bas la misère, la faim, sa petite sœur en mourra, la violence dès son plus jeune âge,  et la mort qui rôde toujours autour de lui. Plus tard il vivra une vie extraordinaire faite de rencontres multiples qui lui permettront de porter haut ses grandes ambitions de paix au Proche-Orient en particulier. Il tutoiera les plus grands présidents du monde entier et créera  :  Action contre la faim.

Je l’ai écouté me conter son enfance, sa famille, ses combats pour la paix, son amour pudique pour Clara, sa femme disparue. Pendant ce temps, je songeais à quel point j’étais petite, à quel point il était grand homme, avec aussi beaucoup d’humour. C’est quand sa bien-aimée fut atteinte de la maladie de Parkinson et qu’elle pouvait difficilement communiquer avec lui que Marek Halter a décidé d’écrire ses Mémoires. Il a passé avec elle et avec Dieu, une sorte de « pacte », lui demandant de vivre jusqu’à la fin de l’écriture. Ce qu’il se passât. Ce livre, Je rêvais de changer le monde raconte toute sa vie, ses fabuleuses rencontres qui ne sont en rien le fruit du hasard, me semble-t-il en le lisant. Je crois fermement que lorsqu’une telle volonté, une telle force nous anime pour combattre, de façon inconsciente il est possible de tracer le bon chemin et croiser les bonnes personnes au bon moment. Ce livre est truffé de leçons de vie. Je ne vous en dis pas plus et vous invite juste à lire ce magnifique témoignage, certes assez épais mais qui se lit très facilement tant il est passionnant. Paru le 17 janvier, il s’agissait pour l’auteur samedi dernier, de sa première rencontre avec son public qui était nombreux à venir l’écouter. Et si vous êtes attentifs, vous entendrez beaucoup parler de lui en ce moment. Des articles sont déjà parus la semaine dernière dans le Figaro, Le Monde, Paris Match… et d’autres apparitions dans les médias sont encore prévues.

« Mais quelle vie ! Pour la première fois, Marek Halter remonte le fil de son incroyable destin.
Il était une fois… un petit garçon juif polonais, né à Varsovie quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Chassé par le nazisme dans de lointaines Républiques de l’Union soviétique, il y a survécu, avec ses parents, pour arriver à Paris au tout début des années 1950. Destiné à une carrière de peintre, il va, de hasards en rencontres, devenir le romancier populaire que nous connaissons bien, et cet infatigable militant de la paix qui a toujours rêvé et n’a jamais renoncé.
De son enfance à aujourd’hui, en véritable conteur, porté par une foi absolue dans le pouvoir du Verbe, de la parole, du dialogue, Marek Halter revient sur chaque étape de ce destin unique où l’on croise Staline, Ben Gourion, Golda Meir, Nasser, Sadate, Yasser Arafat, Peres, Perón, Che Guevara, Poutine, Jean-Paul II, le pape François… sans oublier les présidents de la République française avec lesquels il a toujours entretenu une relation particulière.
Son incessant combat pour la paix au Proche-Orient, pour la liberté d’expression où qu’il faille aller porter le fer, mais aussi ses amitiés, ses amours, son passionnant partage de la culture juive… Dans une construction narrative émouvante où il s’adresse à Clara, sa femme et sa compagne de lutte pendant plus de quarante ans, décédée en 2017, Marek Halter nous invite à revisiter, à travers son propre « voyage », presque un siècle d’Histoire. »

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5179

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=je+revais+de+changer+le+monde&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782221240588/je-revais-de-changer-le-monde-marek-halter

https://www.lecho.be/culture/litterature/le-monde-ne-va-pas-plus-mal-qu-hier-marek-halter/10093592.html

Bonne journée chers Amis.

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Coup de cœur

Agatha Christie la Reine du crime

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Bonsoir les Amis,

Ce n’est pas la peine de vous la présenter j’imagine ? ou plutôt j’espère… Que vous l’ayez déjà lue ou non, ce nom est forcément déjà parvenu un jour ou l’autre à vos oreilles.

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller en 1890 et morte en 1976 est la plus grande auteure britannique de romans policiers de son époque, la plus lue chez les Anglo-Saxons après Shakespeare. Traduite dans le monde entier, elle est surnommée la « Reine du crime ». On retrouve dans tous ses récits l’un ou l’autre de ses deux personnages favoris qui sont sa signature. Hercule Poirot, détective professionnel belge et Miss Marple, détective britannique amateur et âgée. Je n’ai jamais réussi à déterminer quel était mon préféré ! Pour tenter de trouver une réponse je passais d’une histoire à une autre et je recommençais à l’infini. J’ai ainsi fini par lire presque tous ses romans, sans pouvoir ni répondre à cette question ni juger de mon titre favori. J’ai découvert l’univers du roman policier grâce à cette auteure dès mon adolescence. Ce n’était d’ailleurs pas tâche difficile car la plupart des titres étaient parsemés dans la maison de mon enfance. De la table de chevet de ma mère, à la bibliothèque, en passant par le salon ou ma chambre. Ils nous suivaient partout dans la demeure familiale et ailleurs, en vacances ou en voyage. Dans l’écriture on décèle indéniablement le ton britannique du début du vingtième siècle. Un langage posé avec des personnages souvent dans la retenue, même pour les plus exubérants d’entre eux. La résolution de ses enquêtes apparaît souvent comme improbable. Sa manière d’écrire, de mener les intrigues ou de décrire les personnages est souvent évoquée en ateliers d’écriture. Agatha Christie représente un modèle pour bons nombre d’écrivains aujourd’hui. Relire ces histoires, parce que oui, ça m’arrive encore régulièrement, me plaît toujours autant et me renvoie avec plaisir aux débuts de mes découvertes littéraires.

Quelques titres ont été adaptés au cinéma, à la télévision ou encore dans des jeux vidéo, comme Le Crime de l’Orient-Express, Dix petits nègres, Mort sur le Nil, Le train de 16h50 et Témoin à charge.

Je vient de terminer la relecture du Train de 16h50, et une fois de plus je me suis régalée.

Quant à la vie de l’auteure, elle a longtemps fait parler dans les chaumières britanniques et bien au-delà. Agatha Christie aurait disparu pendant environ deux semaines sans qu’elle ne puisse expliquer elle-même son absence. Mise en scène de sa part pour mettre dans l’embarras son mari adultérin ? C’est une éventualité qui fut suggérée à l’époque des faits. Cette disparition, volontaire ou non a en tous les cas permis d’alimenter l’imaginaire de certains écrivains. Je reviendrai plus tard sur ce sujet avec titres de livres à l’appui.

Bonne lecture chers Amis ou bonne découverte si c’est une première fois. Vous verrez, vous ne regretterez pas.

Coup de cœur

Félix et la source invisible : un conte sur l’animisme

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Bonjour les Amis,

Voici un titre de la rentrée littéraire de janvier dont vous n’avez pas fini d’entendre parler. Éric-Emmanuel Schmitt occupe beaucoup de place dans les médias depuis la sortie de son livre Félix et la source invisible. Cette actualité nous change un peu !

Il nous emmène cette fois de Paris à l’Afrique. Le quartier populaire de Belleville fait autant partie du décor que le fleuve Sénégal et les baobabs. Fatou, une femme gaie et dynamique  dirige un café à Belleville, nommé Au boulot. Elle trouve amusant d’imaginer les hommes répondre à leurs épouses qui les cherchent « Je suis Au boulot » ! Elle mène une vie simple et heureuse avec Félix, son fils de douze ans, jusqu’au jour où elle sombre dans la dépression. Félix se sent alors perdu met tout en oeuvre pour la sauver. Ce récit est touchant, drôle et instructif. J’ai bien perçu l’amour fort qui lie la mère et son fils. Quant aux autres personnages du livre ils débordent d’originalité et ont tous des personnalités atypiques. Entre madame Simone qui assume difficilement sa transsexualité, Robert Larousse qui se nourrit de la lecture des dictionnaires, madame Tran l’asiatique ou encore le philosophe monsieur Sophranidès ; le café Au boulot ne manque pas de vie et d’échanges verbaux tous plus drôles les uns que les autres.

J’ai beaucoup aimé la sensibilité poétique donné au texte et le fait qu’il soit écrit à la première personne, par le prisme de Félix. Dès la première phrase très forte, je suis « entrée » dans l’histoire.

« -Tu ne remarques pas que ta mère est morte ?

Mon oncle désignait Maman devant l’évier, grande, droite, trop pâle, qui finissait d’essuyer la vaisselle en déposant une assiette au sommet de la pile.

-Morte ? murmurai-je.

-Morte ! »

Il s’agit là d’un conte empreint de spiritualité qui fait voyager, qui évoque les rites et les croyances africaines avec humour et respect. L’animisme, cette croyance en un esprit qui habite les être ou les objets, est au cœur de ce récit philosophique. Ce texte fait également partie du Cycle invisible de l’auteur, cette série de récits sur la quête de sens à des moments cruciaux de l’existence.

J’aime beaucoup cette pensée de l’auteur qui souligne que : Pour savoir qui on est il faut savoir d’où l’on vient.

Je vous souhaite une belle lecture et un bon voyage !

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/felix-et-la-source-invisible-9782226440013-pr

En audiolib

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/felix-et-la-source-invisible-9782367628325-pr

En ebook

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782226432827/felix-et-la-source-invisible-eric-emmanuel-schmitt

Autres chroniques sur l’oeuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt :

Oscar et la dame rose : https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5080

La tectonique des sentiments : https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4996

 

 

 

 

 

Coup de cœur

Oscar et la dame rose : un incontournable

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Bonjour les Amis,

J’ai abordé la littérature sous un angle différent aujourd’hui. Celui du livre audio. J’ai écouté Éric-Emmanuel Schmitt me conter lui-même son propre ouvrage : Oscar et la dame rose, publié en 2002, puis adapté au théâtre et au cinéma. Une histoire magnifique, d’une humanité extrêmement touchante qui aborde différents thèmes avec beaucoup de féerie. La maladie, la religion, la mort, l’amitié, la confiance… Tous ces sujets sont évoqués avec pudeur, sagesse et simplicité.

Ce livre raconte l’histoire d’Oscar, dix ans, hospitalisé pour une leucémie. Ses parents qui vivent loin ne peuvent lui rendre visite qu’une fois par semaine, le dimanche. Autant dire que pour un enfant si jeune, le temps semble long. C’est alors qu’il se lie d’amitié avec la dame rose, visiteuse à l’hôpital. Il finit par l’appeler Mamie Rose et entretient avec elle une relation de confiance propice à toutes les confidences. Mamie Rose parvient à lui faire vivre des moments incroyables en lui suggérant d’écrire à Dieu chaque jour qu’il lui reste à vivre. En stimulant ainsi son imaginaire, Oscar vivra de nombreuses émotions. Peur, trahison, amour, émerveillement et tant d’autres.

L’écriture est à la fois très poétique et bien ancrée dans la réalité de ces moments difficiles. Quant à la voix posée d’Éric-Emmanuel Schmitt elle m’a portée. Elle a donné beaucoup d’ampleur à ce récit déjà si fort. J’ai eu l’impression d’être réellement aux côtés d’Oscar. Cette manière de découvrir un texte par la voix est très intéressante. Je réitérerai cette expérience.

J’ai adoré, souri, et pleuré, d’autant plus que ce livre m’a été conseillé par mon fils. Ce titre fait partie pour l’auteur, du Cycle de l’invisible.

« Le cycle de l’invisible est une série de récits, indépendants les uns des autres, qui abordent tous la recherche du sens. A chaque fois le héros affronte des moments cruciaux de l’existence – deuil, abandon, maladie, guerre – et trouve dans une rencontre la force d’avancer. Cette rencontre est en même temps celle d’une spiritualité. Ici le christianisme../… »

Bonne lecture ou bonne écoute à vous, chers Amis.

En livre papier :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/oscar-et-la-dame-rose-9782226135025-pr

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782226197368/oscar-et-la-dame-rose-eric-emmanuel-schmitt

En livre audio (MP3) :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782367624815/oscar-et-la-dame-rose-eric-emmanuel-schmitt

En DVD :

https://www.culture.leclerc/video-u/films-u/drame–comedie-dramatique-u/dvd-u/oscar-et-la-dame-en-rose-5050582761030-pr