Avis de lecture

Lire ! par Bernard et Cécile Pivot

 

Bonsoir les Amis,

Alors comment se déroulent donc vos vacances ? Sont-elles bien comme il se doit, synonymes de temps pour soi, de plaisir et de détente ? De partage aussi ? Le soleil contribue à cette déconnexion mais pas seulement. A mon sens la lecture en est indissociable. C’est pourquoi je vous propose ce soir de découvrir un format de livre particulier. Ecrit à quatre mains par Bernard et Cécile Pivot, il ne s’agit pas d’un roman mais d’un ouvrage dans lequel le père et la fille confrontent leurs points de vue sur les livres et la lecture. Ils y dévoilent l’intérêt qu’ils leur portent et l’utilité qu’ils en ont. Sous forme d’une vingtaine de chapitres, l’un et l’autre donnent leur avis sur des thèmes tels que : choisir un livre, offrir des livres, entrer dans une librairie, lecture d’enfance…

J’ai adoré ce recueil car d’une part j’ai retrouvé le côté professionnel de Bernard Pivot, mais avec toute l’accessibilité qu’il peut mettre dans ses propos ; et d’autre part, la vision de Cécile Pivot qui elle, est celle d’une lectrice amateur de livres en qui il est très aisé de s’identifier. On y retrouve, et là juste pour le plaisir, la connivence entre un père et sa fille qui partagent une passion commune même s’ils n’en font pas le même usage. Tous deux amoureux des livres et des mots, ils en parlent chaleureusement et avec passion. Avec une grande facilité, ils parviennent à transmettre leur virus que je pensais pourtant avoir déjà attrapé depuis bien longtemps.

Voici un livre à mettre entre toutes les mains de celles et ceux qui aiment l’objet.  C’est un livre à lire et à relire à l’envi, agrippant un chapitre au hasard de l’ouverture des pages.  Revenir en arrière, le feuilleter, l’humer, admirer les photographies et illustrations qui l’agrémentent.

A votre tour de le découvrir au plus vite, il vous donnera sans aucun doute l’envie d’acheter ensuite beaucoup d’autres livres ou de prendre la plume, selon !

https://www.culture.leclerc/livre-u/arts-culture–societe-u/autres-art-cinema-musique-u/lire–9782081416307-pr

Coup de cœur·Rentrée littéraire 2018

Pêche : un premier roman percutant

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Bonjour les Amis,

Voici un premier roman à paraître chez Flammarion : Pêche, d’Emma Glass.

Pêche est une jeune fille à qui il est arrivé quelque chose de grave. Infiniment grave. Un vrai cauchemar. Elle rentre chez ses parents ensanglantée sans qu’ils ne voient rien. Ou préfèrent-ils ne rien voir ? Cela semble plus probable…

Avec une écriture incisive, brutale, lapidaire, comme ce que Pêche vient de subir, l’auteure parvient à nous faire vivre le calvaire de cette jeune fille. La seule fantaisie de ce roman réside dans les noms donnés aux personnages, qu’il s’agisse de Pêche, Tronc, Vert, ou encore Patate…

Le rythme est saccadé. Les mots sont nets, précis, brusques et violents mais jamais crus. Et pourtant j’ai ressenti le dégoût de Pêche, sa douleur, sa terreur, sa honte, son incapacité à s’exprimer. Tout ce qui va l’enfermer. Tous ces mots qui jamais ne dégoulineront hors de ce corps sali. Les cinq sens sont intensément présents tout au long de l’histoire. En particulier les odeurs. Les fluides et les relents décrits semblaient imprégner ma propre peau à leur lecture.

J’ai compris ces ombres qui l’assaillent sans cesse et sans prévenir. Tout le temps. Partout. Elles sont palpables. Je les ai vues. Je les ai reconnues. La cohabitation avec elles est intolérable, invivable. Jusqu’à l’extrême limite du supportable.

Les faits décrits au scalpel rendent ce roman rythmé, et extrêmement percutant. A tel point que le premier chapitre est assez violent, or il est le reflet de ce que Pêche vit au même instant. Oserai-je dire âmes sensibles s’abstenir ? En tout cas, il s’agit d’un roman sombre dont on risque vivement d’entendre parler.

Bonne lecture chers Amis.

Cet ouvrage paraîtra le 22 août, or il déjà possible de le pré-commander soit en version papier :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-etrangere-u/litterature-anglaise-u/peche-9782081443136-pr

soit en version numérique :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081443143/peche-emma-glass

Coup de cœur·Rentrée littéraire 2018

Trancher : un choix cornélien

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Bonsoir les Amis,

Je vous propose aujourd’hui un premier roman, Trancher d’Amélie Cordonnier à paraître chez Flammarion. En ouvrant la première page des cent-soixante qu’abritent ce roman, je suis immédiatement entrée dans la vie de cette famille que décrit l’auteure. Un couple, deux enfants. A priori un portrait classique et presque sans histoire. Seulement à priori. Aurélien, le mari, souffre d’accès de colères et de violences verbales envers son épouse à peine descriptibles tant elles sont viles, méchantes et humiliantes. Ses mots sont reçus comme des coups de couteau. Ses insultes broient littéralement celle qui les reçoit. Tels de vrais coups physiques qu’elle n’a jamais subis. Ensuite il s’excuse, dit ne pas comprendre pourquoi il agit de la sorte. Elle pardonne, mais elle n’oublie pas. Ensemble ils ont vécu quelques années de rémission, puis il a rechuté. La femme décide alors de définitivement trancher avant ses quarante ans qui vont poindre dans quelques semaines. Partir ou rester pour toujours. Dans la tourmente. Choix difficile tant elle est sous l’emprise de son mari.

Extrait :

« Il canalisait enfin ses colères. Alors tu as cru que vous vous étiez définitivement débarrassés de la violence, que vous l’aviez bannie pour toujours de votre existence. Tu ignorais qu’on se réussit jamais vraiment à s’en dépêtrer. Tu ne savais pas qu’elle peut se mettre en veilleuse, en sourdine, se planquer dans un coin de la maison, restée tapie dans l’ombre ou sous le paillasson pour mieux resurgir le moment venu, et nous sauter dessus lorsqu’on s’y attend le moins…/… Tu vois bien qu’il n’y a pas dix mille options. PARTIR ou RESTER : pas d’autre possibilité. C’est entre ces deux mots qu’il faut choisir, trancher…/.. La seule chose dont tu étais sûre, il y a sept ans, quand plus rien n’allait entre vous, c’est que tu ne voulais plus de lui. Mais tu ne voulais pas le perdre non plus. Tu aurais aimé l’éloigner pour un temps donné, le mettre sous serre, comme ces plantes dont on se sépare pour leur donner une chance de passer l’hiver et que l’on rapatrie chez soi aux beaux jours, lorsqu’on a la certitude qu’elles ne risquent plus de mourir de froid…/… »

Amélie Cordonnier m’a emportée dans cette histoire d’amour ravagé grâce à son écriture à la fois sensible, ciselée et maîtrisée. Son angle est assez peu commun. Elle a pris le parti d’écrire à la deuxième personne. A la lecture, j’ai senti ou cru que ce Tu pourrait sans doute être un Je. Cependant il met de la distance avec l’auteure, il crée une ambiguïté assez forte. J’ai trouvé cette approche littérairement intéressante. Je pense qu’on entendra souvent parler de ce premier roman dans les prochaines semaines.

Je vous souhaite une très bonne lecture. En dépit du sujet délicat, l’ouvrage se lit aisément et rapidement. Sa sortie est prévue le 29 août, or il est déjà possible de le pré-commander soit en version papier :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/trancher-9782081439535-pr

soit en version numérique :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081443099/trancher-amelie-cordonnier

billet d'humeur

Des femmes mises à mal en littérature

Bonjour les Amis,

Dès la mi-août, la rentrée littéraire commencera à poindre le bout de son nez. Cette année  fera émerger pas moins de 570 titres parmi lesquels quelques perles à ne pas manquer que j’ai déjà eu la chance et le plaisir de découvrir.

Aujourd’hui je ne vais donc pas vous présenter un livre avec précision mais plutôt vous annoncer la sortie de trois romans. Deux d’entre eux sont des premiers romans écrits par des auteurs à suivre.

Pêche, par Emma Glass chez Flammarion, sortie prévue le 22 août (premier roman)

Trancher, par Amélie Cordonnier chez Flammarion, sortie prévue le 29 août (premier roman)

Douce, par Silvia Rozelier chez Le Passage, sortie prévue le 30 août

J’ai choisi de vous citer ces trois titres dans lesquels les femmes sont vraiment mises à mal. Rien de très gai allez-vous me dire ? En revanche si cette thématique est si souvent abordée, ne serait-ce pas en corrélation avec le monde qui nous entoure ? Celui d’aujourd’hui comme celui d’hier car vous le constaterez en lisant ces livres, aucun des faits décrits  n’est particulièrement contemporain. Ce qui est plus inquiétant voire effrayant est plutôt le fait qu’ils perdurent et traversent les siècles. J’évoque ici l’emprise effroyable qu’exercent certains hommes sur les femmes. Qu’elle soit totalitaire, psychologique ou de toute autre forme malsaine.

Pour commencer on retrouve l’amour dans chacun de ces textes. L’amour d’un couple. Un amour immense et puissant. Jusque là tout va bien me direz-vous. Or tout dépend comment est vécu cet amour. Dans Pêche, il n’est pas suffisamment fort pour libérer la parole de l’héroïne ni pour la sauver. Dans Trancher, c’est ce même amour mais ravagé par les mots qui empêche la femme de s’éloigner de celui qui est nocif pour elle. Quant à Douce, c’est le surnom que donne un homme à la femme qu’il dit aimer, or elle est emprisonnée dans cet amour empreint de trahison et mensonges en tous genres. Ensuite, au-delà des formes d’amour particulières présentes dans ces trois ouvrages, le point commun notable qui accentue toutes les difficultés rencontrées par ces femmes est l’absence de communication. Ne pas pouvoir ou ne pas vouloir communiquer avec l’autre mène au désastre.

Ces trois ouvrages traitent de sujets aussi délicats que cruciaux que sont le viol, la soumission, l’humiliation, la jalousie, la trahison et le mensonge qui mènent à l’anéantissement et l’oubli de celle ou celui qui les subit.

Le hasard n’est sans doute pas étranger au fait que j’ai décidé d’évoquer ces titres cette semaine qui suit l’entrée au Panthéon d’une très grande Dame. Simone Veil, qui s’est tant battue pour le droit des femmes dans le monde. D’une certaine manière ces thématiques abordées dans leur globalité sont également sources à la revendication du droits des femmes et leur respect.

Bien entendu, je vous enverrai une chronique détaillée de chaque livre à l’occasion de leurs sorties. D’ici là, patience !

 Entre temps je continuerai de vous faire part de lectures peut-être plus propices à la détente et la légèreté qu’incitent les vacances et le soleil.

A très vite chers Amis

Fête des pères·Idées cadeaux

De la lecture pour la fête des pères

Bonjour les Amis,

En panne d’idée cadeau pour vos papas ? Retrouvez  mes chroniques susceptibles de répondre aux attentes de ces messieurs ! Attention cette liste n’est pas exhaustive…

Bon rétablissement de Marie-Sabine Roger, éditions du Rouergue

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4108

Existe aussi en DVD

https://www.culture.leclerc/video-u/films-u/comedies-u/dvd-u/-3475001042187-pr

Goldman Sucks de Pascal Grégoire, éditions Cherche Midi

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4122

Vers la beauté de David Foënkinos, éditions Gallimard

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4075

Du côté du bonheur d’Anna Mc Partlin, éditions Cherche Midi

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4046

Millésime 54, ou Rhapsodie française d’Antoine Laurain, éditions Flammarion

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4010

La disparition de Stephanie Mailer, L’affaire Harry Quebert, ou La maison des Baltimore, de Joël Dicker, éditions de Fallois,

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3994

L’amour sans le faire de Serge Joncour, éditons Fammarion

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3882

Mr Mercedes de Stephen King, éditions Albin Michel

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3831

Il est toujours minuit quelque part de Cédric Lalaury, éditions Préludes

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3796

Je peux me passer de l’aube d’Isabelle Alonso, éditions Héloïse d’Ormesson

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/1398

Seuls les enfants savent aimer de Cali, éditions Cherche Midi

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3739

Continuer de Laurent Mauvigner, éditions de Minuit

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3424

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer, éditions Quidam

 

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/999

Rien n’est joué d’avance de Patrick Bourdet, éditions Fayard

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/1749

D’autres chroniques sont disponibles également sur ce blog.

Bonne lecture à tous.

 

Coup de cœur

La femme au carnet rouge : un roman tendre

carnet rouge

Bonjour les Amis,

Je vous ai déjà parlé d’Antoine Laurain, cet auteur dont j’apprécie beaucoup l’écriture claire et fluide. J’aime tout autant ses histoires simples et douces qui réunissent peu de personnages, toujours attachants. Elles me distraient chaque fois. Celle-ci, parue en 2014 chez Flammarion est très tendre. Je me suis laissée porter par le dépit de Laure et la quête de Laurent, les deux principaux protagonistes.  Le rythme est enlevé et à la fois beaucoup d’émotions et de douceur émanent de ces pages qui se dévorent plus qu’elle ne se lisent.

Pourrais-je conclure qu’à chaque malheur quelque chose est bon ?

Je vous laisse le découvrir !

Résumé de l’éditeur :

« Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main. Laurent le découvre le lendemain, abandonné dans la rue, tout près de sa librairie. S’il ne contient plus de papiers d’identité, il recèle encore une foule d’objets qui livrent autant d’indices sur leur propriétaire : photos, notes, flacon de parfum… Désireux de la retrouver, l’homme s’improvise détective. À mesure qu’il déchiffre le carnet rouge contenant les pensées secrètes de Laure, le jeu de piste se mue en une quête amoureuse qui va bouleverser leurs vies. Orchestrant avec humour coïncidences et retournements de situation, Antoine Laurain signe une délicieuse comédie romantique qui rend hommage au besoin de merveilleux sommeillant en chacun de nous. »

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/la-femme-au-carnet-rouge-9782081295940-pr

Existe aussi en poche :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/la-femme-au-carnet-rouge-9782290104637-pr

Et en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/search?words=la+femme+au+carnet+rouge&action=

Pour rappel, je vous avais déjà parlé des livres d’Antoine Laurain, à savoir :

Millésime 54

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4010

Raphsodie française

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/368

Antoine Laurain avait remporté le prix Landerneau découverte en 2012 avec un titre que j’avais aussi beaucoup aimé : Le chapeau de Mitterrand. Titre dont je vous parlerai dans un prochaine chronique.

 

Avis de lecture

Millésime 54 : un voyage dans le temps

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Bonjour les Amis,

Comment réagiriez-vous si tout à coup vous faisiez un bon en arrière dans le temps ? Un bond de plus soixante ans ? Vous y découvririez une vie au mode de fonctionnement inimaginable de nos jours. Vous seriez perdus. C’est ce qui arrive aux quatre personnages principaux du nouveau roman d’Antoine Laurain, Millésime 54 paru chez Flammarion il y a quelques jours. La dégustation d’un vin de 1954 les envoie dans cette année. Un roman frais, original, distrayant. Comme dans chacun de ses livres, l’auteur nous présente des protagonistes attachants. Toute la lecture est ponctuée de rencontres improbables avec des personnalités telles que Salvador Dali, Edith Piaf, Jean Gabin, Jean Cocteau, Marcel Aimé, Audrey Hepburn et quelques autres encore. Les Halles de Paris ont retrouvé leur fonction d’antan, les téléphones portables ont disparu, le TGV n’existe pas plus que le mariage homosexuel ou le droit à l’avortement. Quant à imaginer un homme noir diriger les Etats-Unis ou un femme à la tête de l’Allemagne ! Autant vous dire que nos héros vivent des anachronismes qu’ils ne s’expliquent guère…

Pour ma part j’ai terminé la lecture de ce livre dans un avion qui m’envoyait dans une destination lointaine, j’ai donc ainsi doublement voyagé. Tant dans le temps que dans l’espace.

Un roman agréable et propice à la détente.

Je vous ai déjà parlé de cet auteur avec ma chronique sur Rhapsodie française.

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/368

Antoine Laurain avait remporté le prix Landerneau découverte en 2012 avec un titre que j’avais aussi beaucoup aimé : Le chapeau de Mitterrand. Je vous conseille également La femme au carnet rouge.

Bonne lecture chers Amis.

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/-9782081408654-pr

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782081408661/millesime-54-antoine-laurain