Coup de cœur

Une rencontre unique et mémorable avec Marek Halter

 

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Bonjour les Amis,

Je vous l’avais annoncé samedi. J’ai eu la chance de rencontrer Marek Halter et de passer la journée avec cet homme plein d’humanité. Je l’ai senti dès qu’il s’est approché de moi. A sa manière de me saluer en me tendant la main. Sa barbe reconnaissable entre toutes dissimulait mal un sourire plein de bonté. J’ai immédiatement remarqué son œil vif, intelligent et bienveillant à la fois. J’ai senti que cette rencontre me marquerait, et j’avais raison. Marek Halter est juif, né en 1936 dans le ghetto de Varsovie. Pendant la guerre sa famille fuit vers l’Est en Ouzbékistan. Il connait là-bas la misère, la faim, sa petite sœur en mourra, la violence dès son plus jeune âge,  et la mort qui rôde toujours autour de lui. Plus tard il vivra une vie extraordinaire faite de rencontres multiples qui lui permettront de porter haut ses grandes ambitions de paix au Proche-Orient en particulier. Il tutoiera les plus grands présidents du monde entier et créera  :  Action contre la faim.

Je l’ai écouté me conter son enfance, sa famille, ses combats pour la paix, son amour pudique pour Clara, sa femme disparue. Pendant ce temps, je songeais à quel point j’étais petite, à quel point il était grand homme, avec aussi beaucoup d’humour. C’est quand sa bien-aimée fut atteinte de la maladie de Parkinson et qu’elle pouvait difficilement communiquer avec lui que Marek Halter a décidé d’écrire ses Mémoires. Il a passé avec elle et avec Dieu, une sorte de « pacte », lui demandant de vivre jusqu’à la fin de l’écriture. Ce qu’il se passât. Ce livre, Je rêvais de changer le monde raconte toute sa vie, ses fabuleuses rencontres qui ne sont en rien le fruit du hasard, me semble-t-il en le lisant. Je crois fermement que lorsqu’une telle volonté, une telle force nous anime pour combattre, de façon inconsciente il est possible de tracer le bon chemin et croiser les bonnes personnes au bon moment. Ce livre est truffé de leçons de vie. Je ne vous en dis pas plus et vous invite juste à lire ce magnifique témoignage, certes assez épais mais qui se lit très facilement tant il est passionnant. Paru le 17 janvier, il s’agissait pour l’auteur samedi dernier, de sa première rencontre avec son public qui était nombreux à venir l’écouter. Et si vous êtes attentifs, vous entendrez beaucoup parler de lui en ce moment. Des articles sont déjà parus la semaine dernière dans le Figaro, Le Monde, Paris Match… et d’autres apparitions dans les médias sont encore prévues.

« Mais quelle vie ! Pour la première fois, Marek Halter remonte le fil de son incroyable destin.
Il était une fois… un petit garçon juif polonais, né à Varsovie quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Chassé par le nazisme dans de lointaines Républiques de l’Union soviétique, il y a survécu, avec ses parents, pour arriver à Paris au tout début des années 1950. Destiné à une carrière de peintre, il va, de hasards en rencontres, devenir le romancier populaire que nous connaissons bien, et cet infatigable militant de la paix qui a toujours rêvé et n’a jamais renoncé.
De son enfance à aujourd’hui, en véritable conteur, porté par une foi absolue dans le pouvoir du Verbe, de la parole, du dialogue, Marek Halter revient sur chaque étape de ce destin unique où l’on croise Staline, Ben Gourion, Golda Meir, Nasser, Sadate, Yasser Arafat, Peres, Perón, Che Guevara, Poutine, Jean-Paul II, le pape François… sans oublier les présidents de la République française avec lesquels il a toujours entretenu une relation particulière.
Son incessant combat pour la paix au Proche-Orient, pour la liberté d’expression où qu’il faille aller porter le fer, mais aussi ses amitiés, ses amours, son passionnant partage de la culture juive… Dans une construction narrative émouvante où il s’adresse à Clara, sa femme et sa compagne de lutte pendant plus de quarante ans, décédée en 2017, Marek Halter nous invite à revisiter, à travers son propre « voyage », presque un siècle d’Histoire. »

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/5179

https://www.culture.leclerc/pageRecherche?q=je+revais+de+changer+le+monde&univers=all

En ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782221240588/je-revais-de-changer-le-monde-marek-halter

https://www.lecho.be/culture/litterature/le-monde-ne-va-pas-plus-mal-qu-hier-marek-halter/10093592.html

Bonne journée chers Amis.

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Actu

Marceline Loridan-Ivens

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Bonjour les Amis,

Hier nous avons appris la mort de Marceline Loridan-Ivens. Camarade de déportation de Simone Weil, elles s’étaient rencontrées au camp de Auschwitz-Birkenau. Née Rosenberg, Marceline Loridan-Ivens s’est éteinte à Paris à l’âge de 90 ans après une vie consacrée à dénoncer la justice et la violence.

Elle avait été déportée en 1944 avec son père. Ce père qui lui avait dit qu’il ne reviendrait pas contrairement à elle. Est-ce ce qui l’a fait tenir face aux horreures vécues dans ce camp de la mort ? Pendant leur détention, son père avait réussi à lui faire passer un mot qui commençait ainsi : “Ma chère petite fille…” La suite, Marceline l’a oubliée tant elle avait été déshumanisée. Cependant le contenu de ce message semble l’avoir obsédée tout au long de sa vie.

C’est la raison pour laquelle elle a souhaité lui écrire elle aussi. Une lettre, dans un livre intitulé Et tu n’es pas revenu, avec l’aide de l’écrivaine Judith Perrignon.

Hier soir, François Busnel lui a rendu hommage dans son émission La Grande Librairie en rediffusant l’entretien qu’il avait eu avec elle en 2015 à l’occasion de la sortie de son livre. Un entretien très émouvant qui m’a donné envie de découvrir le contenu de cet ouvrage. J’en ai donc commencé la lecture ce matin avant le lever du jour pour terminer à l’aube. Je ne vous en dirai pas plus, il est difficile de résumer des émotions si fortes. Cette lettre à son père est une déclaration d’amour dans laquelle on y sent cruellement le manque et le questionnement de ce qu’aurait été une vie avec lui, vivant. Mais aussi le regret du retour sans lui :

Mais nous aurions été deux à savoir. Nous n’en n’aurions peut-être pas parlé souvent, mais les relents, les images, les odeurs et la violence des émotions nous auraient traversés comme des ondes, même en silence, et nous aurions pu diviser le souvenir par deux.”

J’ai trouvé cette phrase absolument puissante et intense.

Cette lettre relate aussi des épisodes de la vie dans ce camp. Sa rencontre avec Mengele, celui qui décidait avec son bâton qui méritait la vie ou la mort. Celui qui sélectionnait.

J’ai tourné au bout du bâton de Mengele, comme à l’arrivée, la sélection encore. J’ai cru mon heure venue…/…”

Ce type de témoignage important nous rappelle juste à quel point nous devrions tous nous dire, qui que nous soyons sur terre, Plus jamais

C’est un livre très court à mettre entre toutes les mains.

https://www.culture.leclerc/livre-u/arts-culture–societe-u/questions-de-societe–politique-economie-societe-u/et-tu-n-es-pas-revenu-9782246853916-pr

Existe en ebook

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782246853923/et-tu-n-es-pas-revenu-judith-perrignon-marceline-loridan-ivens

A bientôt chers Amis.