Avis de lecture

Jean D’Ormesson : son livre testament

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Bonsoir les Amis,

Avec Un hosanna sans fin, le plus épatant des académiciens commet ici son livre testament.

Avant le début du livre, dans un chapitre intitulé Avertissement, sa fille Héloïse nous parle de son père Jean mais surtout de sa manière d’écrire. J’ai beaucoup aimé ses mots pour le décrire, dire comme il était méticuleux et perfectionniste semble-t-il. Jamais il n’a utilisé d’ordinateur, il écrivait tout à la main, à l’ancienne. Dans les quelques mots d’Héloïse j’ai senti l’amour qu’elle porte toujours à son père disparu.

« …/… Seule sa mort, le 5 décembre, lui interdira de relire les derniers feuillets, comme il avait coutume de le faire. Au-delà de cette absence de relecture, Un hosanna sans fin n’a pas bénéficié de ce passage au tamis méthodique, de cette vigilance à la virgule près dont on profité ses trente-sept livres précédents. Ce livre, mon père l’a donc achevé, mais pas fini. Ou fini, mais pas achevé.…/…

La saveur en est, selon moi, intacte, et ces rares imperfections n’entament en rien la clarté étonnante de cet hosanna sans fin, son testament. »

Héloïse d’Ormesson

Dans cet ouvrage, Jean d’Ormesson nous livre ses pensées les plus profondes sur la vie, son avant et son après. La mort est la seule certitude dans la vie. Et en dépit de toutes croyances, des progrès de la science, fussent-ils les plus extraordinaires, à ce jour personne ne connaît ce qui se passe après la mort. A l’aube de la sienne, il en parle avec une certaine acceptation, même si elle est subie, elle est néanmoins tout à fait intégrée.

« Où étions-nous avant de naître ? Rien de plus simple : nulle part. Où serons-nous après notre mort ? Rien de plus clair : là où, dans le silence et dans la paix de l’éternité, nous étions avant de naître. C’est-à-dire, à nouveau, nulle part. »

Jean d’Ormesson par delà ses questionnements, ses doutes, ses analyses nous montre une fois de plus à quel point il est amoureux de la vie. Cette précieuse vie. Ce livre est une ode à l’espérance et au rêve. Il nous laisse là un dernier message fort. En le lisant j’entendais sa voix chaude et posée me raconter l’histoire de la vie et de la mort. Ses yeux pétillaient à travers ses mots, quant à son sourire je l’entendais aussi. Tel un hosanna sans fin, ce chant de triomphe…

Bonne lecture chers Amis.

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/lettres-essais-litteraires-u/essais-litteraires-u/un-hosanna-sans-fin-9782350874784-pr

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782350874791/un-hosanna-sans-fin-jean-d-ormesson

Fête des pères·Idées cadeaux

De la lecture pour la fête des pères

Bonjour les Amis,

En panne d’idée cadeau pour vos papas ? Retrouvez  mes chroniques susceptibles de répondre aux attentes de ces messieurs ! Attention cette liste n’est pas exhaustive…

Bon rétablissement de Marie-Sabine Roger, éditions du Rouergue

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4108

Existe aussi en DVD

https://www.culture.leclerc/video-u/films-u/comedies-u/dvd-u/-3475001042187-pr

Goldman Sucks de Pascal Grégoire, éditions Cherche Midi

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4122

Vers la beauté de David Foënkinos, éditions Gallimard

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4075

Du côté du bonheur d’Anna Mc Partlin, éditions Cherche Midi

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4046

Millésime 54, ou Rhapsodie française d’Antoine Laurain, éditions Flammarion

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/4010

La disparition de Stephanie Mailer, L’affaire Harry Quebert, ou La maison des Baltimore, de Joël Dicker, éditions de Fallois,

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3994

L’amour sans le faire de Serge Joncour, éditons Fammarion

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3882

Mr Mercedes de Stephen King, éditions Albin Michel

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3831

Il est toujours minuit quelque part de Cédric Lalaury, éditions Préludes

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3796

Je peux me passer de l’aube d’Isabelle Alonso, éditions Héloïse d’Ormesson

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/1398

Seuls les enfants savent aimer de Cali, éditions Cherche Midi

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3739

Continuer de Laurent Mauvigner, éditions de Minuit

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/3424

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer, éditions Quidam

 

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/999

Rien n’est joué d’avance de Patrick Bourdet, éditions Fayard

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/1749

D’autres chroniques sont disponibles également sur ce blog.

Bonne lecture à tous.

 

Avis de lecture

Tatiana de Rosnay de retour sous la pluie

SENTINELLE PLUIE

Bonjour les Amis,

Je vais vous parler aujourd’hui de la jolie plume de Tatiana de Rosnay. A la fois très accessible et pleine de pudeur, elle m’a embarquée sur les flots de la Seine en crue. J’ai noté et aimé le parallèle entre la montée des eaux et la recrudescence des sentiments souvent inavoués qui apparaissaient au fil du roman. J’ai senti arriver une escalade de secrets et d’émotions. Jusqu’à l’explosion. J’aime les histoires, comme les les musiques d’ailleurs, dont la structure monte crescendo. L’intrigue est dévoilée dans une progression aussi lente que puissante. Le tout dans une grande délicatesse.

On y retrouve les problématiques de secrets de famille, de relations parents-enfants, de non-dits.

J’ai beaucoup aimé ce roman très agréable à lire comme la plupart de cette auteure.

Publié aux éditions Héloïse d’Ormesson le 1er mars dernier, cet ouvrage est plébiscité par un grand nombre de média comme de lecteurs.

Résumé de l’éditeur :

« Rien n’empêchera les Malegarde de se retrouver à Paris pour fêter les soixante-dix ans du père, arboriste à la réputation mondiale, pas même les pluies diluviennes qui s’abattent sur la Ville Lumière.

La crue redoutée de la Seine est pourtant loin d’être la seule menace qui pèse sur la famille.

Comment se protéger lorsque toutes les digues cèdent et que l’on est submergé ? Face au péril, parents et enfants devront s’avouer ce qu’ils s’étaient toujours caché. Tandis qu’en miroir du fleuve les sentiments débordent, le drame monte en crescendo, démultipliant l’intensité des révélations. »

Voici donc un livre à glisser entre toutes les mains.

Bonne lecture à tous,

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/sentinelle-de-la-pluie-9782350874425-pr#divdetaille

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782350874432/sentinelle-de-la-pluie-tatiana-de-rosnay

Rencontre

Je peux me passer de l’aube : belle rencontre avec l’auteure

alonso

Bonsoir les Amis,

Je vais vous raconter l’histoire d’une belle rencontre.  Elle date de quelques mois à l’occasion d’un dîner auquel nous étions conviées Isabelle Alonso et moi. Assises à une table commune avec six autres personnes dont son éditrice Héloïse d’Ormesson, nous avons alors doucement fait connaissance. Nous nous sommes découvertes en prévision d’une prochaine rencontre déjà prévue. Lors de cette soirée j’ai commencé à mesurer avec plaisir son grand sens de l’humour !

La fois suivante, elle était mon invitée toute une journée à l’occasion de la promotion de son livre Je peux me passer de l’aube, publié chez Héloïse d’Ormesson. Nous étions quelques uns à l’accueillir et nous avons discuté à bâtons rompus, échangé de nombreux points de vue,  été à l’écoute les uns des autres, et surtout partagé beaucoup d’émotions. Puis nous avons aussi beaucoup ri. On m’avait dit qu’elle avait « l’intelligence du cœur » et je le crois,  je l’ai constaté et l’ai ressenti. Elle a un franc parler qui m’a ravie et des yeux qui sourient ou qui pleurent. Selon. C’est un personnage entier. Une femme assez tranchée, certes, mais extrêmement attachante. Elle semble ne pas se prendre au sérieux même si elle a le courage de ses convictions.

Son ouvrage se déroule en 1939 à la fin de la guerre d’Espagne. Angel, 16 ans, passe dix mois au front, puis quatre au camp de Saint Cyprien. Contraint  à des travaux forcés il est ensuite relâché dans une Espagne franquiste ou la répression fait rage. Il décide alors d’entrer en résistance. Ce livre, porteur d’espoir, est un bel hommage au papa de l’auteure.

On y retrouve la plume percutante et émouvante d’Isabelle Alonso. Sans se départir de son humour. A son image. Et je me permets d’insister sur ce point car je sais à quel point l’ancienne présidence de l’association féministe Les Chiennes de garde peut encore lui coller à la peau, et de manière parfois peu flatteuse. Or même si elle a encore des convictions qu’elle défend, Isabelle est profondément à l’écoute des autres, ouverte au dialogue, et possède une grandeur d’âme assez rare. J’ai sincèrement trouvé cette rencontre lumineuse et mémorable. Et je tiens à vous le dire, chers Amis.

A bientôt donc, Isabelle. Au plaisir de te lire à nouveau et de te retrouver au travers d’une nouvelle histoire et d’une nouvelle rencontre.

http://www.editions-heloisedormesson.com/livre/je-peux-me-passer-de-laube/

Pour acheter ce livre en version papier :

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/je-peux-me-passer-de-l-aube-9782350874234-pr

 Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782350874241/je-peux-me-passer-de-l-aube-isabelle-alonso