Coup de cœur

La mélancolie du kangourou : un roman lumineux

Bonsoir les Amis,

La voici de retour. Laure Manel avec ce nouveau titre La mélancolie du kangourou (aussi surprenant que son roman paru l’an dernier La délicatesse du homard).

Ce roman comme le précédent, m’a emportée avec douceur au cœur des vies bouleversées et bouleversantes de trois protagonistes tous aussi attachants les uns que les autres. Antoine, un jeune papa veuf ; Lou, sa petite fille, et Rose, une jeune fille au pair. Tout au long de la lecture j’ai réussi à me mettre alternativement dans la peau de chacun des personnages d’Antoine et de Rose. L’écriture délicate de Laure Manel exprime des sentiments forts avec beaucoup de pudeur. C’est une véritable mise en lumière du deuil et de la résilience dans un cocon de confiance, d’amour et filiation. L’auteure parvient à révéler les points positifs qui sont toujours sous-jacents dans chaque épreuve de la vie. Le plus difficile étant d’en prendre conscience et de vouloir l’accepter. Tout comme la remise en question des centres d’intérêts d’Antoine.

« Et si au lieu d’Avoir, il essayait d’Etre ? »

L’espoir et la bienveillance sont très présents. Une fois plongée dans ce roman, jusqu’à la dernière page j’avais beaucoup de mal à le poser. Il s’agit d’une histoire émouvante mais facile à lire à mettre en toutes les mains.

Très agréable lecture à tous chers Amis. Une fois n’est pas coutume, j’ose reconnaître avoir eu une pensée toute particulière à la lecture de ce roman…

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-francaise-u/la-melancolie-du-kangourou-9782749934679-pr#divdetaille

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782749937229/la-melancolie-du-kangourou-laure-manel

Pour rappel, il y a un an je vous avais écrit une chronique sur La délicatesse du homard dont je vous mets le lien ci-dessous :

http://www.michel-lafon.fr/livre/1875-La_Delicatesse_du_homard.html

 

Coup de cœur

Du côté du bonheur : un coup de cœur sur la tolérance

du cote du bonheur

Bonjour les Amis,

Une fois de plus quand j’ouvre la première page d’un livre commis par Anna McPartlin, elle m’attire immédiatement aux côtés de ses personnages qui prennent vie instantanément. C’est une sensation de plongeon soudain dans le quotidien de Maisie, une femme qui vit dans les quartiers populaires de Dublin. Une mère de famille que rien ni personne n’a jamais épargnée. Cependant, il émane d’elle une force incommensurable qui lui permet de rebondir malgré les mauvais coups reçus, la terreur vécue, la peur de tout perdre. Quand elle pense sa vie à peu près stabilisée, le sort joue à nouveau contre elle et son fils. On y découvre une Irlande conservatrice qui contribue à des drames. Sur fond de deuil, de violence, d’amour et de pardon, de grands thèmes de société sont abordés. Je n’en dirai pas plus pour ne pas « spoiler » l’intrigue.  La thématique principale qui mène au drame vécu dans ce livre donne vivement à réfléchir sur le regard que nous devons tous porter sur certaines personnes. Si je devais ne retenir qu’un mot de cet ouvrage, comme dans tous les autres de cette auteure, ce serait Tolérance. La plume est toujours aussi fluide et incisive ce qui rend l’histoire si ancrée dans la réalité.

N’hésitez plus, entrez vite dans son univers poignant qui bouleverse et fait sourire à la fois. Un roman profond, à atmosphère et en même temps, extrêmement facile à lire en dépit de la gravité de certains actes. J’ai vraiment dû me faire violence chaque fois qu’il me fallait en cesser la lecture.

Si je devais mettre un bémol, il serait sur le choix de la couverture que je trouve très jolie mais qui, me semble-t-il, a une connotation peut-être trop féminine alors que ce livre peut être lu tant par les hommes que par les femmes. D’autant plus que la gent qmasculine est particulièrement concernée dans ces pages !

Pour rappel je vous avais déjà parlé de cette auteure avec Les derniers jours de Rabbit Hayes dont voici le lien :

https://wordpress.com/post/laparenthesedeceline.com/247

J’avais également beaucoup aimé, Mon midi mon minuit dont je  vous parlerai prochainement.

https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/romans-u/litterature-etrangere-u/litterature-anglaise-u/-9782749157535-pr

Existe aussi en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782749157542/du-cote-du-bonheur-anna-mcpartlin

Bonne lecture chers Amis

Actu

Seuls les enfants savent aimer

cali

Bonsoir les Amis,

Je viens de découvrir le chanteur Cali avec de nouveaux yeux. Je porte désormais sur lui un nouveau regard. Cet homme raconte dans son livre Seuls les enfants savent aimer, comment âgé seulement de six ans il a été confronté à la mort de sa maman. Certainement l’une des pire tragédies qui puissent arriver à un si jeune enfant. Il décrit avec une plume d’une grande délicatesse, son infinie douleur, son manque incommensurable et la naissance d’une amitié profonde qui apaise quelque peu ses jours et ses nuits. Cette amitié devient addictive. Sa vie même en dépend. Il met en elle tout l’amour qu’il porte à sa maman disparue et cherche à recevoir une équivalence en retour. Ce petit garçon est en perpétuelle quête d’amour et d’affection. Il tombe profondément amoureux, comme on peut l’être à six ans. Parallèlement à ce besoin, il se sent complètement impuissant face à la détresse de son papa. Il assiste à son déclin sans pouvoir l’aider. Son petit papa qu’il aime tant. Les rares fois où il parvient à ressentir un moment de bonheur, le jeune garçon culpabilise et pose sans cesse la question suivante :

« Ai-je le droit d’être si heureux, maman ? »

Toute l’histoire se déroule sur quelques mois au milieu des années 70. J’ai grandi durant ces mêmes années quasiment au même âge. L’environnement qui est décrit ne m’est donc pas totalement étranger. J’y ai retrouvé d’infimes détails, des éléments qui ont résonné en moi, qui ont réveillé des souvenirs d’enfance. Par chance plus heureux. Il a ainsi entendu chanter Annie Cordy, il a appris la magie grâce à Gérard Majax, il portait ses sous-pull, les filles jouaient à l’élastique…

« Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l’amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va.
Seuls les enfants meurent d’amour.
Seuls les enfants jouent leur cœur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le cœur d’un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu’à quand vas-tu mourir ? »

Cali a su nous dévoiler ses blessures profondes avec une plume fine et poétique, du prisme de l’enfant qu’il était. J’ai trouvé cet ouvrage extrêmement touchant.

Bonne lecture les Amis.

Existe en ebook :

https://e-librairie.e-leclerc.com/ebook/9782749156392/seuls-les-enfants-savent-aimer-cali

Ou en version papier :

https://www.culture.leclerc/pageRechercheq=Seuls%20les%20enfants%20savent%20aimer&univers=all

Avis de lecture

LES DERNIERS JOURS DE RABBIT HAYES : drôle et triste à la fois…

rabbit hayes

Mia, surnommée affectueusement Rabbit, est en phase terminale de cancer. Ainsi dit, on pourrait penser, ouah ! plombant ce texte… or il n’est en absolument rien.

Ce livre relate les neufs derniers jours de la vie de Rabbit Hayes, mais aussi ces neufs jours vécus par chacun des membres de cette famille unie et un peu « folle-dingue », il faut le dire. Surtout les femmes, la mère en particulier, ma sœur, la meilleure amie…

La mère a un tempérament de feu et c’est sur elle que repose toute cette tribu tendre et touchante. Chacun des membres de cette famille a un franc-parler à mourir de rire, sans cynisme aucun, il faut lire ce livre pour comprendre cet humour parfois décapant. Tous sont très attachants. Rabbit, lors de ces longues phases de sommeil revit son passé, revoit son grand amour, le tout dans l’univers de la musique, passion qu’ils partageaient tous. Qu’adviendra-t-il de Juliet, la fille de Rabbit ? Comment envisager la vie de cette adolescente sans sa maman ?

J’ai vraiment vécu au sein de cette famille pendant près de trois cents pages. J’ai beaucoup ri, pleuré. J’ai adoré et maintenant je partage avec vous tous.

J’ai également beaucoup aimé de cette auteure, Anna Mac Partlin, Mon midi mon minuit. Je vous en parlerai ultérieurement.

https://www.cherche-midi.com/livres/les-derniers-jours-de-rabbit-hayes