Coup de cœur

Nous avons rendez-vous : Prix Landerneau Album Jeunesse

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Bonsoir les Amis,

Je vais vous parler jeunesse aujourd’hui. Cette fois avec le titre de Marie Dorléans : Nous avons rendez-vous paru au Seuil jeunesse. Ce magnifique album aux couleurs bleu nuit sur la couverture, comme sur chacune des pages, a hissé son auteure sur la première marche du prix Landerneau jeunesse décerné par les Espaces Culturels E.Leclerc il y a quelques semaines. Le jury composé de neuf libraires de l’enseigne a élu ce titre parmi dix en sélection finale.

Marie Dorléans aime observer le monde et le fait savoir à travers son écriture toute en poésie et délicatesse. Les illustrations en sont le reflet réaliste.

Ici, les parents de deux jeunes enfants les réveillent en pleine nuit pour se rendre à un rendez-vous inattendu. Ensemble ils vont prendre le temps d’observer ce qui les entoure, ressentir les sensations et émotions que leur procure cette drôle d’aventure. Ils ne voient plus, ils regardent. Ils n’entendent plus, ils écoutent, même le silence. Ils ne sentent plus, ils inspirent et hument les senteurs sur leur chemins. Tous les sens sont en exergue. C’est dans une balade nocturne et sensorielle que l’auteure nous emmène.

Ce rendez-vous, chacun de nous, chaque enfant y a accès quotidiennement. Il nous suffirait juste d’y prêter toute l’attention qu’il mérite pour prendre conscience de sa beauté et de sa signification dans notre vie.

L’histoire est belle et pleine de sensibilité. Elle est empreinte d’un besoin de partage dans une nature qu’on ne doit pas négliger. Elle a suscité l’enthousiasme chez une fillette à qui je l’ai contée…

A votre tour, chers Amis, de la lire à vos petits à partir de trois ans.

https://www.culture.leclerc/livre-u/jeunesse-u/des-3-ans-u/albums-u/nous-avons-rendez-vous-9791023511192-pr

« Créé en 2013 par les Espaces Culturels E.Leclerc le Prix Landerneau Album Jeunesse distingue chaque année un album écrit en français, paru dans l’année et à destination des enfants âgés de 3 à 8 ans. Il a pour vocation de saluer un ouvrage remarquable par ses qualités graphiques et éditoriales, porteur d’un message contribuant à initier l’enfant à la découverte du monde et de soi. » Source E.Leclerc

Alphabet

N comme nature

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Bonsoir les Amis,

Voici venu le temps d’aborder la lettre N. Au départ, je me sentais peu inspirée, j’ai donc failli juste vous écrire NON. Comme : non je ne souhaite pas écrire aujourd’hui. Or ma nature profonde a ressurgi. Celle qui me pousse à tenir mes promesses. Celle qui aime tant me laisser écrire, toujours plus. Chaque jour. Jamais un jour sans…

Elle est là devant moi, étendue à mes pieds, autour de moi, au-dessus de moi. Ou n’est-ce pas plutôt moi qui suis à ses pieds ? Elle est là, partout, elle me happe. Or il m’arrive parfois de ne pas la remarquer, de la négliger, peut-être même de l’égratigner un peu.

La Nature. Celle qui me survivra. Qui nous survivra tous. D’où je vous écris en ce moment, elle est de couleur verte, silencieuse. Malgré tout je perçois ses mots muets, indicibles. Dans le bruissement léger des grands arbres qui forment une ronde autour de moi, je crois entendre le message suivant :

Respecte moi.

Cette nature, je la vois m’observer tandis que je noircis les pages de mon carnet pour partager ce moment avec vous. Elle me lance des œillades par les ombres qu’elle fait passer sur moi. Comme pour me rappeler qu’elle existe bien, qu’elle est toujours présente et plus forte que tout. C’est elle seule qui domine. Je me plie à son exigence. J’écris en silence, enfin presque, avec juste un fond de Tchaikovsky et sa Valse des fleurs dans les oreilles, cette musique se prête tant à ce texte et ce contexte d’écriture en extérieur… Cette nature, je la raconte, je témoigne de sa présence immense et puissante. J’en profite pour la respirer à pleins poumons. Je m’imprègne d’elle, je m’emplis d’elle. Je l’enregistre visuellement. Elle m’apaise.

Ainsi grâce à elle, je prends aussi conscience de ma propre nature. Celle profondément enfouie en moi. Celle qu’il ne faut pas négliger non plus. Celle que chacun d’entre nous doit écouter et respecter également.

Les attentes sont donc communes.

Ne jamais rien faire contre nature

Création

Il pleuvait des feuilles d’or…

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Bonsoir chers Amis, ce soir, je vais vous conter une histoire…

Ce jour là je me promenais sur un petit sentier forestier, à la montagne. L’après-midi était entamé et octobre était arrivé à mi-chemin. Mon espace temps à moi ne demandait qu’à s’étendre, à s’ouvrir en douceur. Il avait besoin de décloisonner, de se déverrouiller.

Le soleil lui, se glissait entre les feuilles des arbres en les illuminant tandis que mes pensées positives et débordantes dégoulinaient sans retenue dans tout mon corps pour l’éclairer.

Le chemin était escarpé avec un fort dénivelé. L’effort que me demandait cette marche énergétique chauffait tous mes muscles et me faisait prendre conscience de toutes les parties de mon corps. J’aimais le mettre ainsi à l’épreuve, lui rappeler que nous étions deux. Lui. Et moi.

Quelques oiseaux chantaient tandis qu’une femme qui marchait à une vingtaine de mètre derrière moi fredonnait une ballade. Ce curieux mélange de sons avait pris une forme harmonieuse et résonnait en moi comme un apaisement. J’ai été déçue un instant lorsque cette randonneuse s’est tue. Mais la nature m’a vite rappelé sa présence et d’autres sensations douces ont pris possession de moi.

Le vent était doux et tiède comme une caresse sur mon visage, ma respiration profonde et calme, mes poumons étaient ouverts et prêts à accueillir chaque souffle d’air que je leur envoyais.

Mes sens olfactifs n’étaient pas en reste. L’humidité du sol dégageait des effluves boisées, des arômes de terre et d’humus. Ici et là de drôles et jolis champignons rouge à pois blancs. On les aurait dit tout droit sortis du pays des Schtroumps. Des amanites tue-mouches. Quel nom étrange !

Le bruit des cailloux qui roulaient sous mes pas, celui des feuilles mortes qui craquaient sous mes pieds,  frappaient doucement mes tympans et me permettaient de rester en lien avec la réalité. J’ai écouté le son pur et feutré qu’elles émettaient lorsqu’elles tombaient. Ou plus exactement quand elle se décrochaient des branches. Un petit crissement. Les arbres pleuraient de joie, libérés. Il pleuvait des feuilles d’or. Tout était jaune, doré, lumineux.

C’était le bruit du beau. De la grâce.

Puis, au bout du sentier, les arbres s’écartaient sur les bas-côtés le terrain était devenu plat, et la plaine m’apparût. Verte. Une vue très dégagée sur la campagne.

L’espace.

Je respirais alors à pleins poumons. J’aspirais la tiédeur de l’air. J’avalais les rayons du soleil. J’humais les odeurs. Mon corps entier se remplissait de la nature environnante. Mon âme s’ouvrait. Mon esprit se détendait.

La sérénité m’avait alors envahie. Et comme c’était bon !

Cette promenade avait vraiment pris le goût du plaisir, de l’écoute, du recentrage, de mon ancrage dans cette nature.

Je vous souhaite à tous chers Amis, de parvenir à méditer comme je l’ai fait ce jour là.