Quand je me souviens qu’un jour, je me suis crue peintre

Quand je fais du tri dans un placard…

Et que par inadvertance, mes ambitions d’antan me sautent à la figure.

Quand je me souviens qu’un jour, je me suis crue peintre.

Comme je me souviens aussi m’être crue, un autre jour, sportive, musicienne, poète ou écrivaine… Que sais-je ?

Prête pour les J.O en barbotant sur un 400 mètres nage libre, future candidate aux Victoires de la musique après avoir gratté deux cordes ou posé furtivement dix doigts sur un clavier, ou encore fière d’avoir écrit trois rimes et aligné quelques lignes dans de nombreux carnets, bien planqués ceux-là, au fond d’un tiroir sous clé.

Je crois même m’être rêvée princesse. Pour les belles robes, à la Sissi. Et pour cette même raison, j’ai renoncé, pas facile pour sauter à l’élastique dans la cour de récré.

Pourquoi cherchons-nous souvent à nous inventer des vies ? Peut-être nous cherchons-nous nous-mêmes, tout simplement. Au jeune âge où nous bâtissons nos fondations. Puis, à nouveau, beaucoup plus tard, à l’âge où on espère parfois les voir se fissurer. Découvrir autre chose. Donner un allant, un élan, provoquer une étincelle…

Jusqu’au jour où la lumière s’allume, une brèche s’ouvre, puis pas après pas, avancer dans la bonne direction cette fois. Avec une audace moins mesurée, mais plus ciblée.

Quand je me souviens m’être crue peintre, de vases et autres  natures mortes, semble-t-il… 

Au regard de certaines de mes œuvres très modérément abouties, disons-le, il est fort heureux de constater que cette ambition, elle, est morte dans l’œuf, laissant la nature à ses propres ambitions. Sans frustration mais avec raison et dérision !

Chacun sa voie…

Et vous, quelles étaient les vôtres ?

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