Quand Beethoven fait froid dans le dos…

Nouvelle inspiration. Au détour d’une randonnée matinale, au cœur de nulle part, au creux des sommets alpins, cette vision apocalyptique dans un silence assourdissant m’a figée – tout en sécrétant en moi une montée d’adrénaline. Une sensation de l’ordre de l’irrationnel. Un chaos. Des idées floues. Une atmosphère surréaliste. Puis une fusion. Des ombres d’abord. Ensuite des silhouettes dans la tête. Une petite musique familière. Et surgit alors une bribe de scénario… 

Sous son pas, le craquement de la neige glacée comme le bruit de miettes croquées.

Ou d’os brisés.

Un bruit mat mais net. Il cadence la marche et claque dans le calme abyssal, le fissure, en une grande crevasse sans fond.

Garder la tête froide. Se concentrer sur ses pieds et maintenir l’allure. Faire baisser le rythme cardiaque. N’imaginer que l’invisible. Ne voir que le blanc alentour. Personne d’autre. Ne pas écouter le silence. Dépasser la ruine. Et oublier Beethoven qui joue sa Symphonie numéro 5 à tue-tête. Entêtante…

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