
Bonjour les Amis,
Voici un titre qui ne peut mieux correspondre à ce texte.
Dans son dernier opus, Un cœur outragé, Philippe Torreton se glisse dans la peau d’un acteur et comédien sur le déclin qui, pour surmonter ce qu’il prend pour un échec professionnel, endosse une nouvelle identité. A la manière de Roman Gary et Emile Ajar.
Pas si aisé à vivre. Quand il est déjà difficile d’être soi, comment trouver les armes intérieures, la force, pour devenir autre. Cet autre qui ne peut être soi, ne le doit, or qu’il l’est malgré tout. Comment entrer dans la peau d’un personnage, ailleurs que sur un plateau de tournage ou une scène de théâtre. Dans la vraie vie. Celle qui, quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, nous est familière.
Par ce roman, l’écrivain m’a fait vivre les différentes étapes du changement d’identité. De l’idée formidable qui surgit un jour, comme une fuite, ou un plongeon excitant vers l’inconnu. L’exaltation, la joie de devenir enfin celui rêvé d’être et le succès engendré. Puis au fil du temps, la prise de conscience de la privation à vivre certains moments, événements importants. A elle, vient se mêler le sentiment de trahison, puis la peur d’être découvert, mis à nu. Jugé.
L’ensemble est tissé telle une fable savoureuse et croustillante sur le milieu du cinéma et ses coulisses.
J’ai beaucoup aimé cette plume si juste, précise, riche et non dénuée d’humour.
Je vous souhaite une belle lecture chers Amis.
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