
Bonjour, les amis,
Avec Les bleus s’effacent toujours, Hervé Pouzoullic signe un roman saisissant. Quand la violence intra familiale s’installe dans le foyer dès le plus jeune âge… Comment l’expliquer Comment ne pas la reproduire et sortir de cette spirale infernale ? Comment ne pas juger l’auteur de ces actes ? Hervé Pouzoullic utilise la voie des mots pour ôter le vernis, gratter, creuser, chercher qui se dissimule derrière le barbare.
Par son écriture sensible, il m’a incitée à réfléchir, m’a ouvert une porte pour tenter de comprendre l’inexplicable, l’indicible, l’incompréhensible. Avec justesse et sans fard.
Il m’a invitée à me glisser dans la peau de la victime, celle qui basculera inéluctablement aussi du côté du bourreau. Il m’a entraînée précisément dans cet espace-temps où tout vacille, tout chavire. Mais également dans ce lieu, cet infime espace clos, à l’abri du bruit du monde où il est si simple de juger et déclarer : Comment cette personne peut-elle réitérer ces sévices après ce qu’elle a elle-même subi ?
Quant à la fin du voyage, elle tend vers le champ des possibles. Celui de la lumière. De l’espoir. Vers la vie et sa respiration. Cette vie contenue dans une paume à qui sait la modeler, à qui sait l’ouvrir.
Hervé Pouzoullic parvient à faire cohabiter violence et douceur, haine et amour, illusions perdues et rêves, pulsion et raison. Entre les coups, entre les lignes, ce roman contient une infinie tendresse qui m’a beaucoup touchée. Un véritable coup de coeur.
Une écriture au scalpel, à la fois poétique et rugueuse au service d’un roman intelligent et fin.
Je vous souhaite, chers Amis, une lecture bouleversante.
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