
Bonsoir les Amis,
Récits de certains faits. Yasmina Reza raconte ici des moments bruts de vie. Sur le vif. Sans recul. Vécus ici où là, dans la rue ou ailleurs. Chez elle ou au Palais de justice aussi. Là où souvent elle est venue s’asseoir sur un banc pour écouter des bribes de procès célèbres. Ou pas. Elle délivre de manière rationnelle, inorganique. Ses mots sont ses yeux. Ses oreilles. Avec à chaque fois un seul fil rouge. L’exactitude de ce qu’elle a vu ou entendu.
A quoi bon me direz-vous, cinquante-quatre textes juxtaposés, sans lien apparent. Cinquante-quatre textes à picorer au gré du vent, de l’humeur du jour. Du hasard ? Un livre que j’ai ouvert, croqué, puis reposé. Que j’ai repris par gourmandise ou curiosité. Que j’ai posé à nouveau en laissant entre mes doigts glisser les pages. Je m’arrêtais. Puis lisais.
J’adore cette idée de discontinuité dans ma lecture. Elle a un effet rassurant. Le livre est toujours là tout près. Même en moins de deux minutes je peux grignoter, me rassasier un instant. Alors l’objectif de cet ouvrage est, me semble-t-il, dans tout ce qui n’est pas écrit. En narrant ainsi des petites parcelles d’existence, Yasmina Reza finit par me toucher, me renvoyer à quelques histoires déjà vécues moi aussi. Elle m’incite à certaines réflexions, m’amène à m’interroger sur ce que je ressens. Moi. En lisant ces récits de certains faits.
L’écrivaine et dramaturge n’a pas son pareil pour observer l’âme humaine. Je reste toujours aussi admirative de son œuvre que je découvre doucement au fil de mes lectures et des années.
Je vous glisse les liens de quelques titres déjà présentés sur ce blog :
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