
Bonsoir les Amis,
Madelaine avant l’aube. Une fois de plus Sandrine Collette m’a époustouflée. Un véritable coup de cœur. Pour ce texte, pour cette écrivaine que j’admire.
Une atmosphère délétère. Des personnalités rugueuses. Un paysage abrupt.
J’étais totalement immergée dans cette nature aussi flamboyante qu’austère. Dans ce hameau de trois maisons. J’ai côtoyé une poignée de vies humaines. Des êtres fébriles, fragilisés mais extrêmement forts. Des êtres solidaires et démunis, animés par une rage de vivre. Une rage de survivre à la pauvreté, à la famine, à la rudesse de l’existence.
Au cœur de ces familles, surgit de nulle part une enfant sauvage. Un oiseau rare qu’il faut apprivoiser. Comme tombé du ciel. Madelaine. Une fillette habitée tant par une forme d’animalité que par une acuité rare. Du haut de son jeune âge, Madeleine impressionne par sa férocité et son acharnement à désirer plus que tout voir la justice régner enfin en ce bas monde. Prête à tout, peur de rien. Et si elle est effrayée parfois, elle affronte le mal. Malgré tout. Malgré elle. Pour les autres. Pour la famille.
Sandrine Collette met en lumière l’instinct qui se niche en nous. Celui de la rébellion. Elle use d’une écriture éblouissante dans son âpreté. Étincelante dans sa justesse, son minimalisme. Pas un souffle, pas une virgule de trop. Un chef d’œuvre actuellement en première sélection du Prix Goncourt.
Je vous souhaite donc chers Amis une lecture sidérante !
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