
Bonjour les Amis,
Denis Michelis signe presque un monologue… Pas tout à fait, même si la parole est largement laissée au héros de ce roman au parfum policier, un thérapeute de renommé, interné en psychiatrie. Robert.
Entre les murs d’une chambre d’hôpital, l’homme se confie à son médecin et une infirmière lors de longues séances de parole. Tapie dans un petit coin de la pièce, j’ai assisté à ces échanges, à ces effusions avec beaucoup de plaisir et d’attention.
Robert raconte sa vie, ses patients, son métier, son expérience d’essayiste -persuadé d’avoir écrit un grand livre-, sa famille… il dit son père qui ne le comprend pas, sa mère morte. Et ce frère. Ce frère disparu tragiquement et mystérieusement en mer. Celui qui l’aurait fait plonger dans la dépression ? Peut-être. Sans certitude. De quoi est-il coupable ? Au fil de la lecture, la tension devient plus palpable, elle grandit, l’homme se révèle insidieusement.
Avec un écriture réaliste, une voix si naturelle donnée aux personnages, je n’ai pas lu un livre, j’ai écouté ce Robert me parler.
« Denis, tu as utilisé un ton que j’ai beaucoup aimé pour exprimer sous forme de facétie, le trouble mental, la perturbation psychologique d’un homme prolixe sans en avoir l’air. Tu as commis un étonnant mélange de frace tragique et de thriller à la fois. Bravo ! »
Une écriture si théâtrale que ce roman est adapté sur les planches par Emmanuel Noblet dans un seul en scène avec François Cluzet. Pièce que je cours voir et dont je vous reparle très vite.
Belle lecture chers Amis
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