
Bonjour les Amis,
Une femme
Un homme
Une soirée
Une passion fulgurante.
Vendredi soir, un roman très court, intense, resserré sur l’histoire et les émotions ressenties par la narratrice. Celle d’une brève rencontre inattendue, improbable, un vendredi soir, entre une femme et un homme. Ce que Laure n’aurait jamais imaginé se produit. Une vibration. Une attirance plus forte que tout. Une évidence. Des doutes furtifs.
Une histoire de désir, de pulsions, d’imaginaire un peu aussi. Une parenthèse dans une vie bien réglée qui fleurait bon un nouveau départ, une vie à deux avec son compagnon. Cette rencontre va-t-elle tout bouleverser ? Définitivement ou pas ? L’amour peut-il naître des mots non dits, dans le silence des souffles contenus. Aucun poids de culpabilité, seul l’effleurement d’une comparaison entre les deux hommes ramène Laure fugacement à la réalité. Le récit d’une femme qui vacille puis se laisse emporter, glisser.
Un livre sensoriel et particulièrement olfactif où les odeurs de peau, de tabac, d’eau de toilette sont omniprésentes. Où la description de la forme d’une oreille, la courbe d’une main, le maintien d’une nuque deviennent sensuels. Un magnifique huis clos sur l’observation de soi à travers l’autre, sur le trouble et le plaisir.
Emmanuèle Bernheim a usé ici d’un style scandé. Presque haché, comme un halètement, pour dire l’urgence du bouillonnement et la puissance de l’ardeur. Avec pudeur.
J’ai adoré !
Je vous souhaite une très douce lecture chers Amis.
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