Le cas Prévert : Arièle Butaux rassemble et réinvente

Bonjour les Amis,

Nous le connaissons tous. Son identité, son visage, sa cigarette au bec et bon nombre de ses textes. Certains de ses films aussi. Il était passionné tant par les mots que par l’image. Écrivain, scénariste…

Son nom renvoie souvent à l’enfance, celle des poésies de l’école primaire, aux bancs de bois et cours de récré. Selon que nous ayons été assidus ou mauvais élèves, nous gardons des souvenirs plus ou moins précis de ses écrits. Mais qui que nous soyons, une petite musique résonne en nous à son évocation. Une musique tendre et ronde en forme de partition non dénuée de messages forts et engagés. 

Jacques Prévert. Le poète mélancolique, sans doute le plus populaire et le plus accessible. Il dépose sa poésie juste à hauteur d’homme et même à hauteur d’enfant, qu’il est toujours resté.

Arièle Butaux, bercée depuis toujours par les mots de Son Prévert, a voulu lui rendre hommage. Elle a, pour cela, choisi un angle original qui mêle fiction et faits réels. La singularité de ce roman tient surtout au fait qu’elle part d’un événement méconnu de la vie de Jacques Prévert.

C’est l’histoire d’un homme qui chute d’une fenêtre. On le déclare mort. Puis on apprend qu’il est peut-être vivant. À partir de là, Arièle Butaux, s’immisce dans sa tête, fouille et exhume par fragments la mémoire profonde du poète. Elle y déniche des pans de sa vie restés dans l’ombre, y apporte sa signature romanesque et délicate, mêlée à un brin d’imagination pour brouiller des pistes qui ne sauraient être le reflet exact d’une réalité que seul l’intéressé connaissait. Entre les lignes apparaissent tant Boris Vian que Picasso ou encore Desnos ou Gabin…

« Très chère Arièle, nous le savons toutes les deux et en sommes les purs exemples. La vie pavée de surprises, rarement hasardeuses, à bien y réfléchir, nous a permis de nous rencontrer. Tant de points communs, de pas dans les mêmes traces, comme un fil rouge géographique renforcé avec le temps par l’idée que ce lien ne pouvait que se nouer dans la poésie. Celle de Ton Prévert. Dès que je t’ai lue, j’ai deviné que quelque chose était là, en creux, et n’attendait qu’à émerger. À être publié. Ce roman et toutes ses significations… »

Ce livre prend toute son ampleur l’année des 80 ans de la parution du recueil “Paroles” et à l’aube du cinquantenaire de la mort de Prévert. Souhaitons à ce nouvel opus, autant de succès que le précédent roman de l’écrivaine, “Le cratère”, prix La Closerie des lilas 2024.

En librairie le 21 mai.

Je vous souhaite chers Amis, une politique lecture.

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