billet d'humeur

Des femmes mises à mal en littérature

Bonjour les Amis,

Dès la mi-août, la rentrée littéraire commencera à poindre le bout de son nez. Cette année  fera émerger pas moins de 570 titres parmi lesquels quelques perles à ne pas manquer que j’ai déjà eu la chance et le plaisir de découvrir.

Aujourd’hui je ne vais donc pas vous présenter un livre avec précision mais plutôt vous annoncer la sortie de trois romans. Deux d’entre eux sont des premiers romans écrits par des auteurs à suivre.

Pêche, par Emma Glass chez Flammarion, sortie prévue le 22 août (premier roman)

Trancher, par Amélie Cordonnier chez Flammarion, sortie prévue le 29 août (premier roman)

Douce, par Silvia Rozelier chez Le Passage, sortie prévue le 30 août

J’ai choisi de vous citer ces trois titres dans lesquels les femmes sont vraiment mises à mal. Rien de très gai allez-vous me dire ? En revanche si cette thématique est si souvent abordée, ne serait-ce pas en corrélation avec le monde qui nous entoure ? Celui d’aujourd’hui comme celui d’hier car vous le constaterez en lisant ces livres, aucun des faits décrits  n’est particulièrement contemporain. Ce qui est plus inquiétant voire effrayant est plutôt le fait qu’ils perdurent et traversent les siècles. J’évoque ici l’emprise effroyable qu’exercent certains hommes sur les femmes. Qu’elle soit totalitaire, psychologique ou de toute autre forme malsaine.

Pour commencer on retrouve l’amour dans chacun de ces textes. L’amour d’un couple. Un amour immense et puissant. Jusque là tout va bien me direz-vous. Or tout dépend comment est vécu cet amour. Dans Pêche, il n’est pas suffisamment fort pour libérer la parole de l’héroïne ni pour la sauver. Dans Trancher, c’est ce même amour mais ravagé par les mots qui empêche la femme de s’éloigner de celui qui est nocif pour elle. Quant à Douce, c’est le surnom que donne un homme à la femme qu’il dit aimer, or elle est emprisonnée dans cet amour empreint de trahison et mensonges en tous genres. Ensuite, au-delà des formes d’amour particulières présentes dans ces trois ouvrages, le point commun notable qui accentue toutes les difficultés rencontrées par ces femmes est l’absence de communication. Ne pas pouvoir ou ne pas vouloir communiquer avec l’autre mène au désastre.

Ces trois ouvrages traitent de sujets aussi délicats que cruciaux que sont le viol, la soumission, l’humiliation, la jalousie, la trahison et le mensonge qui mènent à l’anéantissement et l’oubli de celle ou celui qui les subit.

Le hasard n’est sans doute pas étranger au fait que j’ai décidé d’évoquer ces titres cette semaine qui suit l’entrée au Panthéon d’une très grande Dame. Simone Veil, qui s’est tant battue pour le droit des femmes dans le monde. D’une certaine manière ces thématiques abordées dans leur globalité sont également sources à la revendication du droits des femmes et leur respect.

Bien entendu, je vous enverrai une chronique détaillée de chaque livre à l’occasion de leurs sorties. D’ici là, patience !

 Entre temps je continuerai de vous faire part de lectures peut-être plus propices à la détente et la légèreté qu’incitent les vacances et le soleil.

A très vite chers Amis

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