Racée de Rachel Khan : Prix du livre politique

Bonsoir les Amis,

Je vous présente aujourd’hui un essai. Racée de Rachel Khan, juriste, écrivaine, scénariste, actrice. 

Elle se décrit racée car porteuse de plusieurs racines qui constituent l’entièreté de son être, de sa personnalité. Elle ne saurait être la femme qu’elle est et assume d’être en l’absence d’une de ces racines. Amputée de l’une d’entre elles, Rachel Khan serait déséquilibrée. C’est cet imbroglio de “races” qui la constitue, qui fait d’elle cette additionnée si enjouée et passionnée.

Résumé (extrait) :

« On est tous des additionnés », affirmait Romain Gary dans Pseudo. Rachel Khan ne le sait que trop bien. Noire, gambienne, d’origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, elle est fière de se dire « racée ». Mais comment vivre cet excès de « races » à l’heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? Comment se positionner avec ce « pedigree » alors que l’injonction est de choisir un camp ?…/…

Dans son livre, Rachel Khan dénonce avec clairvoyance la culture de la victimisation qui, selon ses détracteurs, autorise à revendiquer en permanence des droits et du coup de rejouer sans cesse l’injustice. Autant dire qu’ainsi la boucle ne se referme jamais de manière constructive. Elle manifeste également son désaccord sur le jeu des névroses de séparatisme et aborde les diverses discriminations qui polluent notre pays et notre quotidien. Pour ce faire, elle a choisi un angle particulièrement intéressant. Celui du langage. Celui des mots mal utilisés, ceux qui briment le monde dans lequel nous vivons, ceux qui nous enfouissent dans de trop nombreuses cases. Ces mots qui ne nous laissent plus assez d’air. Ceux qui nous empoisonnent et nous tuent. Les mots se moquent des origines, de la couleur de peau. Elle cite tour à tour, certains mots qui séparent, des mots fourre-tout et ceux qui réparent. Ces derniers étant ceux qui permettent d’accéder à une liberté de penser individuellement et de s’exprimer publiquement. Elle prône l’Universel avec ce qu’il implique de différences à prendre en compte dans le rapport à l’autre. Et la langue française permet cette relation.

C’est avec beaucoup de lucidité, de sensibilité, de profondeur et un brin d’espièglerie que Rachel Khan ouvre au lecteur la porte d’une pensée qui ne saurait être unique. Une pensée dans la nuance.

Belle lecture chers Amis avec ce titre qui a remporté le Prix du livre politique 2021.

Grand format papier

Ebook  

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