Apprendre à finir : Laurent Mauvignier dit le déchirement

Bonsoir les Amis,

Laurent Mauvignier n’a pas son équivalent pour formuler la douleur, laisser la parole aux silences. Pour crier sans bruit. Il possède l’art d’exprimer les doutes et la solitude des êtres. Leur profondeur, noire ou lumineuse.

Un couple qui va mal, un mari qui n’en peut plus, sur le point de quitter le domicile conjugal,  mais qui, suite à un accident, se retrouve alité, à la merci de son épouse. Celle qui imagine le récupérer à force de soins et d’attention. 

Tant sa voix est forte, j’ai écouté, et non pas lu, le monologue de cette femme bafouée qui oscille entre amour et haine. Culpabilité et espoir. J’ai entendu sa voix puissante hurler son besoin de lui par peur du vide. J’ai ressenti son déchirement entre colère et désir d’appartenance. Lui appartenir pour mieux le posséder. 

Laurent Mauvignier pénètre les âmes meurtries et nous en livre les secrets, les pensées, les ressentis avec des mots justes, adaptés. Précis.

Je vous souhaite chers Amis, une très belle lecture.

Je vous glisse les chroniques de quelques livres que j’ai aimé de cet écrivain : 

Ce que j’appelle oubli 

Continuer

Loin d’eux

Laisser un commentaire

Retour en haut ↑