La Barque de Masao : un roman d’une grande finesse

Bonjour les Amis,

Le Japon et sa quiétude en toile de fond, la mer en décor omniprésent et l’art face au monde ouvrier. Le fil rouge entre ces éléments tient dans la poésie, la beauté des âmes, la pureté des émotions. Ce fil détricote la vie d’un homme pour dévoiler qui est cet individu. Ce père. D’où vient ce vide en lui, son mal de l’absence. Des absences. Comment il les a comblées Avec ses mains d’abord, en construisant une barque. Avec les mots ensuite, en découvrant les livres. Avec humilité toujours. 

Dans cette délicate histoire de filiation, Antoine Choplin rappelle que tout est possible. Les espoirs ne sont jamais vains. Ici Masao retrouve sa fille après une quinzaine d’années de séparation, suite à une tragédie. Des retrouvailles au cœur de deux milieux que tout oppose, en apparence seulement. Car l’artisanat du père via cette barque pourrait devenir le trait d’union avec l’univers artistique de Harumi. En filigrane, on devine l’évocation de Monet, de Klein ou du poète Hölderlin.

À la manière des Nippons, Antoine Choplin s’exprime dans la pudeur et même dans le silence. Un roman d’une très grande finesse pour dire la dentelle des sentiments. Un émerveillement.

La barque de Masao est actuellement en lice pour les Prix Femina et Renaudot ainsi que les Prix Femina des lycéens et Renaudot des lycéens.

Je vous souhaite une très douce lecture, chers Amis.

Je vous glisse la chronique d’un précédent titre que j’ai beaucoup apprécié de cet écrivain.

Partie italienne 

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