Opacité

Mon premier regard du matin se pose sur l’opacité. Comme une parenthèse obligée.

Contrainte à demeurer là, dans cet enfermement, avec seulement moi et… moi. Pas d’issue possible. Pas d’alternative. J’ai beau forcer, c’est trop épais. Cachée du monde, cachée de vous.

Alors je n’ai plus d’autre choix que me nicher avec mes seules pensées. Me fondre dans ce décor laiteux, ce silence ouaté. Me laisser envelopper. Patienter un peu. Et finalement… c’est agréable. 

Seuls quelques pépiements d’oiseaux invisibles émergent du vide blanc. Une brèche. Un petit fil de vie. Que me chantent-ils ? Je n’en n’ai pas la moindre idée, ni même même envie de savoir. 

Chacun son langage et ses secrets. 

Sous cette opacité, gommées, effacées les couleurs de la vie. Comme une parenthèse obligée. Son éphémérité est mon espoir.

Ces couleurs, à ma manière, les réanimerai. 

Figée, je ne sais longtemps rester !

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