

Une surprise ? Je prends ! Surtout quand elle est initiée par toi cher Stéphane Freiss. Et à Cherbourg pour le festival Culturissimo.
Après le souvenir mémorable que nous gardons d’une lecture à la plage… cette fois, tu n’as rien trouvé de mieux que d’imaginer changer le texte que nous avions choisi ensemble. Laissant la main au public présent. Idée audacieuse, certes, mais comme je les aime et comme le public s’en délecte.
Passer de l’uchronie de Pierre Bayard (Et si les Beatles n’étaient pas nés) à la vie Albert Cohen (Ô vous, frères humains) en suggérant une nouvelle de Stefan Sweig (Lettre d’une inconnue), c’était pour le moins original.
Passage par un vote. Bruissement de papier. Silence équivoque de l’attente.
Le grand Cohen l’a emporté. Ton talent s’est chargé du reste.
Ce fut une belle réussite. Ta voix, avec son timbre si singulier, ses inflexions graves, douces ou puissantes, nous a encore fait voyager… Dans le temps, l’espace, et les chemins escarpés de notre cœur. Tu nous as tous emmenés si loin. Loin et à la fois si près de cet enfant dont tu racontais l’histoire. Les espoirs et les déboires.
Qu’ajouter de plus à cette troublante vison de toi, bouleversé par les mots qui franchissaient tes lèvres ?
Peut-être… juste un frisson.
Ou une larme.
Chronique Albert Cohen
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