Comme au premier matin du monde

Souvenir d’un des plus beaux matins de ma vie. Un 14 août… en Ontario, Canada, 2024.

Levée avant le jour sur le bord d’un lac, je l’ai attendu.

Il est apparu. En douceur, une caresse, une lumière. J’étais seule, comme au premier matin du monde, le silence, lui, était fracassant de pureté. Rare. 

Par sa sérénité, ses couleurs, le lac, miroir bleuté, reflétait à lui seul ce que la nature peut offrir de plus sublime. J’ai pris ce paysage comme un cadeau.

Assise à même le sol j’ai écouté le néant, admiré l’absolu. Je me suis emplie de cette nature qui tacitement me rappelait qu’elle est belle, dominante.

Vivante. 

Aujourd’hui, je me souviens encore d’avoir vécu un de ces intenses moments qui laissent dans nos vies des réminiscences précieuses. Qui, longtemps après, continuent de nous porter. Construisent une part de nous, telles les pièces de notre puzzle émotionnel. 

Le saisissement est toujours là, ancré en moi. 

Laisser un commentaire

Retour en haut ↑