
Bonjour les Amis,
Ce roman est un souffle.
Pas celui sur une bougie qu’on éteint en un instant, non. Le souffle de l’amour qui dure. Celui porté à l’être cher disparu brutalement.
C’est l’histoire d’une respiration viscérale, celle d’Auguste qui lutte en écrivant à Manuel pour maintenir le fil invisible qui les unissait.
Mais est-ce que l’amour cesse instantanément d’exister sous prétexte que la mort a pris l’être cher ?
Non évidement. Le sentiment subsiste, créant le manque et la douleur. Puis il évolue. Il devient malléable. Se transforme en une présence familière, une force.
L’amour est alors en mesure d’accueillir à ses côtés, d’autres émotions, de nouvelles vibrations, capable de maintenir un équilibre fragile et exaltant à la fois face à de nouveaux vacillements. L’amour ne s’évapore pas, il se déplace. Il laisse une place. À la vie qui reste…
La mort, elle, n’a jamais été aussi vivante que dans les mots de Julien Soppelsa.
Délicatesse et justesse. Poésie et profondeur. Une mise à nu des ressentis.
La saudade, cette mélancolie due au vide, empreinte d’espoir, est posée là, magnifiquement exprimée entre les lignes de l’auteur qui commet là un premier roman saisissant de beauté.
« Tu le sais, cher Julien, tes lignes m’ont émue dès la première lecture et autant lors des suivantes. Une véritable claque ! Saudade, Saudade, Saudade…»
Je vous souhaite une très douce lecture, chers Amis.
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