
Bouquiner. J’adore ce mot.
Bouquin. Je n’y vois rien de péjoratif versus lire ou livre. J’y décèle plutôt une grande forme d’appropriation. De l’objet comme de son contenu. Des histoires dont il regorge. Des personnages auxquels je m’attache, même ceux que je tiens à distance.
Bouquiner. Ce mot me renvoie à des saveurs douces et chaudes. Il m’inspire de la rondeur. Allez savoir pourquoi ! Un bouquin entre mes mains. C’est tenir quelque chose de plein, de dense. Un recueil d’émotions. Une source de réflexion. C’est plein de ce que j’aime. Rempli de vie.
Alors si en plus j’aime l’auteur… ! Je ne suis plus très loin du bonheur.
Bouquin. Ou « bout » « qu’un » écrivain veut bien nous offrir de lui. Dans son imaginaire, ses écrits et ses vides, il y a toujours un bout de lui. Une part de qui il est vraiment. Un bouquin est une pièce du puzzle qui construit son auteur. Même dans la fiction. Dans les petits creux et les silences. Les soupirs ou les cris contenus. La joie ou le désespoir.
Montre moi ce que tu racontes, je te dirai qui tu es…
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