Avis de lecture

L’ENFANT QUI : magnifique texte

LENFANT QUI

Je vous présente encore une fois, un bel ouvrage qui évoque l’enfance. N’y voyez pas de raisons particulières, c’est juste le hasard de mes lectures, de mes découvertes, de mes rencontres. Jeanne Benameur, l’auteure que je n’avais jamais lue, m’a été conseillée par une femme qui m’est chère et qui au fil du temps est devenue  mon guide littéraire. Sans en avoir conscience, elle m’a aidé à trouver la clé qui a ouvert mon esprit à une culture plus large.

Revenons à L’enfant qui. Il s’agit là d’un très beau texte, poétique, et qui dégage une atmosphère. J’aime les livres à atmosphère, ils me permettent de réellement entrer dans l’univers des personnages. Tout y est palpable. Je ne me contente pas de m’identifier à eux, je ne suis pas avec eux, je suis Eux. En lisant. Trois personnages, l’enfant, le père, la grand-mère. L’enfant qui apprend à vivre avec l’absence de sa mère, une femme différente de celles du village dans lequel il grandit. Il en garde des souvenirs sensoriels extrêmement forts, puissants. Son imaginaire très présent l’aide à grandir et surmonter ce manque d’elle. Le père qui néglige son fils tant il lui rappelle la mère disparue, sa femme bohème, rejetée de tous, hors normes dans ce milieu rural hors du temps. Il doit maîtriser à la fois la colère qu’il a contre elle et le désir d’elle qui l’obsède encore. Puis la grand-mère paternelle qui protège et aime l’enfant, après avoir exclu sa mère de la famille. La grand-mère qui a elle-même vécu une atrocité qu’on tait dans ce milieu, dans cette époque qu’on ne connaît pas.

La notion de temps n’est pas clairement identifiée dans ce livre, on devine plus qu’on ne constate l’époque dans laquelle se déroule l’histoire. Cela n’a guère d’importance, seule la puissance des sentiments est essentielle ici.

Je n’ai ni ri, ni souri, ni pleuré, j’ai simplement apprécié la justesse de chaque mot. J’aurais voulu pouvoir les imprimer en moi. En voici un petit extrait que j’ai particulièrement trouvé beau.

« Les mains ouvertes des mères sont des livres d’images.

Et l’enfant apprend le souci de la vie qui se perd. »

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