
Se tenir debout.
Ancré dans le sol, droit sur ses jambes et dans sa tête. Une stature. Abondonner le noir et blanc et laisser réapparaître les couleurs…
Se tenir debout.
Trois mots pour une résolution.
Trois petits mots qui ont chacun leur importance.
Se, cette forme pronominale qui implique le soi, ce qu’on est, qui on est, ce qu’on veut montrer de nous. Avec ce mot bref, notre implication dans ce qu’il advient de notre personne.
Tenir, ici la volonté, la force, la lutte et la persévérance. Tenir encore quoi qu’il arrive, résister s’accrocher. Ne rien céder. Continuer.
Debout, une allure, un état autant physique que psychologique. Un désir de révéler notre part digne, se redresser, se lever, trouver l’équilibre et…
Se tenir debout.
Après une blessure ou une déchirure de quelque nature qu’elle se présente, au corps, au cœur ou à l’âme, à notre intégrité ou nos valeurs, après un basculement en apparence sans fin…
Enfin, apprendre à lâcher la main de celui ou celle qui nous a soutenu, à lâcher la béquille ou la boussole. Non pas pour vivre sans ou l’oublier, mais pour réapprendre à marcher seul(e), comme il ou elle nous l’a appris. Faire un premier pas.
Regarder droit devant, affronter les craintes et les peurs.
Et toujours garder à l’esprit que c’est dans la chute douloureuse qu’il est possible d’aller chercher au plus profond de soi la saveur des jours meilleurs à venir.
Mais il faut avoir dégringolé bien loin pour mesurer le plaisir à se tenir debout.
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